1) 2 février 2026 ( 15 février en calendrier julien ) – Fête orthodoxe : Sainte Rencontre ou Présentation du Christ au Temple .(Icône jointe peinte par le Père Grégoire Kroug)
Une des douze Grandes fêtes de l’Église orthodoxe .

Tropaire de la Fête : « Réjouis-toi, ô Pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, illuminant ceux qui sont dans les ténèbres. Sois aussi dans l’allégresse, juste vieillard, qui as reçu sur tes bras Celui qui libère nos âmes et nous donne la Résurrection. »
La fête elle-même dans l’Orthodoxie tire son nom de l’événement de La Rencontre de l’Enfant-Dieu avec le juste Syméon. L’événement de la Présentation du Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ est célébré le 2 février- la chandeleur– selon l’ancien style ou le 15 février selon le nouveau style
En cette fête, l’Église se souvient de l’introduction de Jésus-Christ par la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie dans le temple, selon les dispositions de la loi donnée au prophète Moïse (Lév. 12). Dans le temple, le juste et vieillard Syméon accueille l’enfant Jésus-Christ. Syméon a eu la révélation qu’il ne mourrait pas tant qu’il n’aurait pas vu le Christ Sauveur. Dès que le juste Syméon vit ceux qui étaient venus, le Saint-Esprit lui révéla que l’Enfant de Dieu, tenu par la Très Pure Vierge Marie, était le Messie attendu, le Sauveur du monde. L’ancien prit dans ses bras l’Enfant Christ et prononça ces paroles prophétiques, ces merveilleuses paroles que l’Eglise chante quotidiennement pendant l’office du soir et qu’on appelle le cantique de Syméon: « Maintenant, Maître, Tu laisses aller en paix ton serviteur, / selon ta parole, / car mes yeux ont vu ton salut, / que Tu as préparé à la face de tous les peuples, / Lumière qui se révèle aux nations // et gloire de ton peuple Israël.
2) 12 février 2026 (en calendrier julien / 30 janvier en cal. grégorien))– Fête des Trois Saints Hiérarques Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome (Icône jointe peinte par Léonide Ouspensky)

Les Trois-Saints-Hiérarques (évêques) Basile-le-Grand (Archevêque de Césarée en Cappadoce), Grégoire-le-Théologien (Archevêque de Constantinople) et Jean-Chrysostome (Archevêque de Constantinople) sont réunis en tant que Docteurs œcuméniques (universels) de l’Église dans cette Fête.
Les deux premiers ont exercé leur activité théologique et pastorale dans le contexte de la crise arienne (l’hérésie d’Arius niait la divinité du Christ) qui a déchiré l’Église une grande partie du 4e siècle. Le troisième, plus jeune d’environ vingt ans, a poursuivi leur œuvre.
St Basile-le-Grand : au tempérament de chef, modèle parfait de l’évêque, grand liturge, organisateur du monachisme, combattant intrépide contre l’hérésie, pasteur à la fois exigeant, attentif et compatissant pour chacun de ses fidèles.
St Grégoire-le-Théologien : homme à l’âme céleste, Chantre de la Sainte Trinité, parvenu à un degré supérieur dans la contemplation du mystère de Dieu et capable de l’exprimer dans la poésie et la profondeur de ses discours, ce qui lui valut le titre de Théologien (c’est-à-dire non celui qui fait profession d’enseigner les dogmes mais celui qui, s’étant uni à Dieu dans la prière, a pu nous en communiquer la lumière,).
St Jean-Chrysostome : insurpassable par son éloquence, qui lui valut le nom de Chrysostome (ce qui signifie Bouche d’or), maître dans l’art d’interpréter la Parole de Dieu et de montrer comment l’appliquer dans la vie courante, de porter les pécheurs au repentir et d’élever tout le peuple à la perfection évangélique.
Tropaire des saints Hiérarques: Aux trois immenses luminaires du triple Soleil divin, * qui ont embrasé le monde sous les rayons de leurs divins enseignements, * aux fleuves mellifères de la Sagesse, qui ont irrigué * sous les flots de la divine connaissance l’entière création: * Basile le Grand, Grégoire le Théologien * et l’illustre Jean au verbe d’or, * nous tous, les amants de leurs paroles, réunis, * chantons des hymnes en leur honneur, * car ils ne cessent d’intercéder pour nous * auprès de la sainte Trinité.
Par la fête commune des trois grands Hiérarques, l’Église récapitule en quelque sorte la mémoire de tous les saints qui ont témoigné de la foi orthodoxe par leurs écrits et par leur vie. Avec cette fête, c’est tout le ministère d’enseignement, d’illumination de l’intelligence et des cœurs des fidèles par la parole, que nous honorons. La fête des trois Hiérarques est donc en définitive la commémoration de tous les Pères de l’Église, de tous ces modèles de la perfection évangélique que le Saint-Esprit a suscité d’époque en époque et de lieu en lieu, pour être de nouveaux prophètes et de nouveaux apôtres, les guides des âmes vers le Ciel, les consolateurs du peuple et des colonnes de prière incandescentes qui soutiennent l’Église et la confirment dans la vérité.
3) 22 février 2026: Dimanche du Pardon. Début du Grand Carême avant Pâques.
Pour marquer le début du Grand Carême; les orthodoxes accomplissent le rite du Pardon lors des vêpres où chacun demande pardon à l’autre pendant que le Chœur chante l’hymne de Pâques « en ce jour nous nous embrassons les uns les autres disant « frères » aussi à ceux qui nous haïssent, pardonnant tout ». Dans les temps anciens les moines en cette veille du début du Grand Carême se demandaient pardon les uns aux autres puis se dispersaient dans le désert pour y vivre dans l’hésychia et le jeûne jusqu’à la fête de Pâques.
« L’Eglise nous révèle qu’il y ades manières bien plus subtiles d’offenser l’amour divin que l’inimitié ouverte, la haine personnelle, une réelle animosité. C’est l’indifférence, l’égoïsme, le manque d’intérêt pour autrui, , du vrai souci pour eux – en bref ce mur que nous érigeons habituellement autour de nous-mêmes, pensant qu’étant « polis » et « amicaux », nous accomplissons les commandements de Dieu. le rite du pardon est si important précisément parce qu’il nous fait prendre conscience – fût-ce au moins une minute durant – que toute notre relation à autrui est faussée, il nous fait expérimenter cette rencontre d’un enfant de Dieu avec un autre, il nous fait ressentir « la reconnaissance » mutuelle qui manque si terriblement dans notre monde froid et déshumanisé. En ce soir unique, tout en écoutant les joyeuses hymnes pascales, nous sommes appelés à faire une découverte spirituelle: goûter à un autre mode de vie et de relation à autrui, à une vie dont l’essence, c’est l’amour. Nous pouvons découvrir que partout et toujours, l’amour divin incarné, le Christ, se tient au milieu de nous, transformant notre aliénation mutuelle en fraternité. En m’avançant vers l’autre, alors que l’autre vient vers moi – nous commençons à réaliser que c’est le Christ qui nous amène l’un vers l’autre, par Son amour pour chacun d’entre nous. » (P. Alexandre Schmemann, Le Grand Carême, ed. Bellefontaine)