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 Agenda

- Jeudi 30 sept. Paris 10e : Veillée interreligieuse à l'occasion de la Journée mondiale de la Non-Violence (ONU) du 2 octobre.


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 Actualité de l'interreligieux: Remerciements d'une famille palestinienne.
Médiation, réconciliation Lettre de remerciements aux Israéliens qui se sont mobilisés pour nous aider.

Nous, la famille H. du village de .. , nous vous écrivons , aux Israéliens en général, au Centre médical Rabin et en particulier au Dr .., pour vous remercier de votre aide matérielle et spirituelle, dans notre combat pour sauver la vie de notre fille de 18 ans, qui avait un besoin urgent d'une transplantation d'un lobe du foie et d'un rein.

J'aimerais saisir cette occasion pour partager avec vous mes pensées sur les récents développements durant notre voyage commun vers la transplantation.

Premièrement, j'ai pensé que nos deux peuples, Israéliens et Palestiniens, avaient atteint un point où nous devons comprendre qu'il est temps pour nous de vivre en paix et en sécurité, et de renoncer à la violence, aux armes, au meurtre et aux façons de penser agressives et racistes.

J'aimerais dire simplement : nous sommes deux peuples vivant sur une seule terre et dépendant de ses dons pour faire pousser notre nourriture, boire son eau et respirer son air. Même si nous divergeons sur de nombreuses questions, il est une chose forte qui nous unit, et si forte que personne ne peut nier cela : Israéliens et Palestiniens sommes vraimentt les mêmes, nous sommes tous des humains.

Et j'aimerais aussi partager avec vous cette pensée : je pense que dans les deux communautés il y a vraiment beaucoup de gens qui rejettent le langage du canon, car ce langage ne peut aider, mais tuer.

Nous, le peuple, nous ne voulons pas voir parmi nous l'Israélien sous la forme d'un soldat armé répandant la frayeur dans nos rues et nos maisons. En même temps, nous, le peuple, nous opposons fermement à ce que notre jeunesse et nos enfants sortent pour se faire sauter au milieu de civils, dont certains proclament certainement "non à la violence !"

Nous, le peuple, qui souffrons tous les jours, nous ne voulons pas continuer à être des pions entre les mains de groupes corrompus qui nous contrôlent des deux côtés. Ils cherchent à mener à bien leur politique agressive et leurs intérêts personnels à nos dépens.

Et si ceci n'est pas assez convainquant, je voudrais crier aux groupes violents : pendant trop longtemps, vous avez parlé le langage du canon. Laissez nous tranquilles et permettez nous de parler un langage différent : le langage de la paix, le langage de la raison.

Nous avons déjà assez perdu. Nous avons une simple requête : nous voulons vivre et travailler en paix et en sécurité.

De nouveau, nos remerciements de tout coeur pour toute l'aide que vous nous avez apportée,

M.-H.,


Transmis le Juil 03, 2010 - 05:54 PM (148 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Zoom sur le dialogue interreligieux en Ile-de-France, par Patrice Obert
Dialogue interreligieux Par Patrice Obert :



Le dialogue inter religieux : un zoom sur ce qui se passe à Paris-Île de France



Comment faire un point sur le dialogue inter religieux en métropole parisienne en quelques mots et quelques clics ? Belle prétention…

Transmis le Mai 29, 2010 - 11:15 PM (389 lectures)
Suite du texte (22652 octets de plus) commentaires ? Envoyez cette article à un ami Format imprimable

 Actualité de l'interreligieux: Calendrier Interreligieux
Vivre ensemble
                    

FEVRIER 2010




Mardi 2 février 2010 - Fête chrétienne : Présentation au Temple, le 15 janvier en calendrier julien.
Fête orthodoxe et catholique de la présentation de Jésus au Temple de Jérusalen et de la purification de la Vierge.
Pour les orthodoxes, cette fête s'appelle aussi Sainte Rencontre.


Mardi 9 février 2010 - Fête catholique orientale : Saint Marron.
Fête en l'honneur du fondateur de la religion maronite qui est l'une des branches des Églises orientales catholiques.


Vendredi 12 février 2010- Fête hindoue : Mahashivaratri.
Fête du dieu Shiva, l'une des principales divinités auxquelles les hindous adressent leur dévotion.
La danse cosmique de ce dieu crée, protège, détruit et recrée le monde. Les fidèles jeûnent durant la journée et, la nuit, ils veillent dans les temples dédiés au dieu.


Dimanche 14 février 2010 - Fête bouddhique : Losar.
Nouvel An tibétain. Il coïncide avec le premier jour de la nouvelle année lunaire. C'est l'une des deux fêtes les plus importantes au Tibet. À cette occasion, on organise des festivités pendant une quinzaine de jours.


Dimanche 14 février 2010 - Nouvel an : Chun Jie, fête chinoise, Têt, fête vietnamienne.
Fête en l'honneur des morts, annonciatrice du printemps.
En 2010, l'année chinoise est placée sous le signe du Tigre.


Lundi 15 février 2010 - Fête orthodoxe. : Le Grand Jeûne.
Pour les Églises orientales, ce Grand Carême est observé pendant les six dernières semaines de la période de dix semaines menant à la Semaine sainte et à la Pascha ou Pâques orthodoxe, .


Lundi 15 février 2010 - Fête bouddhique : Parinirvana.
Fête mahayana du départ du Bouddha pour le nirvana complet.


Mercredi 17 février 2010 - Fête chrétienne : Mercredi des cendres.
Pour les catholiques, mercredi des Cendres, jour de repentir, de jeûne et d'abstinence. Marque le début du Carême, qui dure 40 jours (sans les dimanches) et s'achève à Pâques (4 avril). Son nom vient de la cérémonie qui consiste à tracer une croix avec des cendres sur le front des fidèles. C'est un temps de prière et de partage. D'autres fidèles de religions chrétiennes observent ce temps de jeûne.


Dimanche 21 février 2010 - Fête chrétienne : 1er dimanche de Carême.
Pour les Orthodoxes : Dimanche de l'Orthodoxie.
Pour les Catholiques : 1er dimanche des 40 jours de Carême.


Vendredi 26 février 2010 - Fête musulmane : Mawlid an Nabi.
Mawlid al-Nabi. marque l’anniversaire de naissance du Prophète Mohamed le 20 août 570 de l’ère Chrétienne. Cette fête a été créée plusieurs siècles après sa mort et elle a été officialisée en 691 de l'hégire ou en 1292 de l'ère chrétienne. Des cérémonies commémoratives ont lieu dans les mosquées. Elles rappellent la vie et les enseignements du Prophète. C'est une occasion de réjouissances intenses particulièrement pour les enfants. On allume des bougies et on prépare des gâteaux et des plats spéciaux.


Dimanche 28 février 2010 - Fête hindoue : Holi.
Ce carnaval du printemps est la fête la plus gaie de toutes les fêtes hindoues. Des gens de tous les âges s’amusent à se lancer de la poudre et de l'eau colorée. On y échange des vœux et des sucreries.


Dimanche 28 février 2010 - Fête bouddhique : Magha Puja
Le Magha Puja commémore le Grand Rassemblement de Bouddha et de ses 1250 disciples durant lequel il leur a fait sa prédiction et leur a donné un aperçu de son enseignement. Dans la tradition bouddhique thaïlandaise, en Thaïlande, au Laos et au Cambodge, la fête de Magha Puja est celle de la Toussaint ou jour du Dharma. Elle rappelle la règle des moines.


Dimanche 28 février 2010 - Fête juive : Pourim.
Célébrée à la fin de l’hiver, Pourim ou Fête des sorts commémore le salut de la communauté juive tel qu’il est décrit dans le Livre d’Esther . fête joyeuse inspirée par l'atmosphère de jubilation du peuple d'Israël au moment de l'exaucement de la prière d'Esther pour son père Modekhaï et de la victoire sur Haman, l'ennemi du peuple de Dieu.

N'hésitez pas à nous communiquer des renseignements sur vos fêtes religieuses.

Photo de Jean-Pierre MARTIN.

Transmis le Fév 01, 2010 - 12:54 AM (872 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Haïti
Vivre ensemble Lettre reçue d'Haïti

Chers amis,

Je reviens de faire un tour au centre ville de Port au Prince. Ce que l’on peut voir est inimaginable : des foules, des milliers de personnes errant dans les rues allant on ne sait où avec un petit baluchon. Des cadavres en décomposition partout, isolés ou en tas. Maintenant, ils sont recouverts mais on en a encore vu dans les décombres juste au bord de la route. Cet après-midi, j’ai vu quelque chose d’insupportable : une benne à ordures remplie de cadavres en décomposition. Je dis bien une benne à ordures. Insoutenable ! Il règne dans de nombreux quartiers une odeur de décomposition très forte. Les épidémies vont arriver. Les gens ont transformé toutes les places publiques en terrain de camping, certains ont une petite toile pour les abriter, d’autres n’ont rien.

L’Etat a totalement disparu qu’il s’agisse du ramassage des cadavres ou pour donner à manger à ces gens qui ont tout perdu. L’ONU n’est pas plus présente, on a l’impression qu’elle a mis toutes ses forces pour retrouver des survivants dans leur quartier général qui s’est effondré. Mais on ne la voit pas ailleurs. Des hommes avec des pics, des pelles essaient de percer des passages sous les dalles, beaucoup d’entraide, beaucoup de calme mais les gens sont seuls, livrés à eux-mêmes. Tous ceux qui le peuvent regagnent leur province d’origine. Les autobus habituellement surchargés sont pris d’assaut. Si vous avez 70 personnes à l’intérieur, vous en avez autant dehors. Tous les marchés sont fermés, des pénuries sont à craindre assez rapidement. On parle de secours étrangers, on les attend, mais ils ne sont pas encore là et cela va faire deux jours que la catastrophe est arrivée. C’est apocalyptique !

Tous les symboles de l’Etat et de l’Eglise sont par terre. Le Palais national s’est affaissé, la DGI (direction générale des impôts) qui joue ici un rôle capital n’est plus qu’un amas de gravas. Le Palais de Justice, le Ministère de l’Intérieur, le Ministère de l’Education nationale, des affaires étrangères, de la Condition féminine, de l’environnement, la Mairie de Port au Prince, le Palais législatif. Seul a tenu le siège du Premier ministre, sa cour est devenu un camp de réfugiés, de sinistrés. Pour l’Eglise ce n’est pas mieux. Son archevêque a été tué dans l’effondrement de l’évêché, il ne reste pratiquement rien de la cathédrale. L’église du Sacré-Cœur, St Louis roi de France en ruines. La Villa Manrèse bien connue de tous les visiteurs en Haïti inutilisable. Quatre personnes y ont trouvé la mort dont Mme Cécile, une française qui travaillait pour l’éducation catholique. Le collège Canado-Haïtien, St Jean l’Evangéliste, St Louis de Gonzague, rue du Centre en ruines (une centaine d’enfants ensevelis). La cathédrale épiscopalienne est dans le même état que sa jumelle catholique. Mariani (Filles de la Sagesse en ruines, six sœurs tuées). Le séminaire et le CIFOR en ruines. Ce soir j’ai transporté les affaires des sœurs de St Paul de Chartres de Delmas 33, leur collège s’est effondré, leur maison provinciale est inhabitable. Elles craignent les pillages qui ont déjà commencé. Quand on voit tout cela, on a mal quand on pense à tous les efforts qu’il a fallu faire pour construire ces édifices.

Plus près de chez nous à Pétion-Ville, ce sont les Frères de l’Instruction chrétienne qui ont le plus souffert : leur maison provinciale s’est effondrée sur les trois frères qui s’y trouvaient : un n’a pas encore été retrouvé, l’autre a pu être retiré après une nuit de souffrances, il est décédé peu après (F. Joseph), le troisième est très gravement blessé, mais il n’y pas un hôpital qui fonctionne. Si rien n’est fait pour son pied écrasé, il aura du mal à survivre. Leurs voisines, les Sœurs de la Charité de Ste Hyacinthe sont totalement sinistrées. Nous en hébergeons 9 chez nous en ce moment.

Ceux qui connaissent Port au Prince s’y retrouveront, pour les autres, cela donne une ampleur des dégâts. Les gens semblent hagards, perdus. On les sent même passifs. Demain quand la colère grondera, ce ne sera pas facile à gérer. Mais pour moi tout ce que je vous ai raconté est littéralement insoutenable. On est désarmé. Bientôt nous allons manquer de tout. Comme tous les magasins, les banques sont fermés, viendra un jour où on n’aura plus rien. Pour le moment, on essaie de partager le peu que l’on a. Mais quand nous n’aurons plus rien à partager, quand nous n’aurons plus de carburant pour notre groupe électrogène… que ferons-nous ? Et la terre continue à trembler.

Certains m’ont demandé comment faire parvenir l’aide. Le mieux serait d’envoyer vos dons à EDDE (Education et développement) 78A, rue de Sèvres 75341 PARIS CEDEX 07. On verra avec eux pour l’envoi de l’argent en Haïti, mais dès que je saurai qu’il y a des dons, je leur demanderai de m’avertir pour que l’on puisse débloquer l’argent ici pour tous ces gens qui ont envahi les terrains des maisons religieuses.

Nous, les Frères, dans tout cela nous apparaissons comme des privilégiés. Des dégâts mineurs. Mais nous ne pouvons plus vivre comme avant. Le noviciat est comme en congé tellement nous sommes retournés, incapables de penser à autre chose qu’à ce cataclysme.

N’oubliez pas Haïti !

Bernard Collignon, Frère des Ecoles Chrétiennes.
Lettre reçue du Groupe de dialogue interreligieux de Gap

Transmis le Jan 17, 2010 - 12:30 AM (550 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Père Jean-Yves Calvez
Dialogue interreligieux Décès du Père Jean-Yves Calvez

Nous avons appris avec une grande tristesse la mort brutale du P. Jean-Yves Calvez le 11 Janvier 2010.
En dehors des responsabilités spirituelles qu'il avait exercées au niveau mondial dans la Compagnie de Jésus, le P. Calvez s'intéressait particulièrement au dialogue des religions.
Chaque année depuis 14 ans, il est intervenu au colloque interreligieux de l'Abbaye de Saint-Jacut auquel participent notre Président Ghaleb Bencheikh et notre Administrateur Méhrézia Labidi.



Transmis le Jan 17, 2010 - 12:02 AM (462 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Nouvelle accusation contre les sept administrateurs bahá’ís en Iran.
Religions et conflits

LES BAHA’IS DE FRANCE

Communiqué



Les sept administrateurs bahá’ís en Iran accusés d'être des «propagateurs de la corruption sur Terre»





Paris, 13 mai 2009 – Ils sont sept, cinq hommes et deux femmes. Leur détention provisoire dure depuis un an, en Iran. Leur seul tort : ils sont bahá'ís, fidèles d'une religion persécutée dans le pays. Aucune charge officielle ne leur a été signifiée mais la presse rapporte que le Parquet de Téhéran les accuse d'«espionnage au profit d'Israël». Il y a quelques jours, les services pénitentiaires ont rapporté à leurs familles l'accusation supplémentaire de «propagation de la corruption sur Terre». Les sept attendent leur procès. Leur avocate,: le Prix Nobel de la paix Shirin Ebadi, n'a pas pu les rencontrer, ni avoir accès à leur dossier.



Elles s'appellent Fariba Kamalabadi et Mahvash Sabet. Ils s'appellent Jamaloddin Khanjani, Afif Naïmi, Saïd Rezaï, Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm. Le plus jeune a 37 ans, le plus âgé, 76. Ils sont psychologue, enseignante, industriels, ingénieur agricole, travailleur social et optométriste, tous Iraniens, de Téhéran. Six ont été arrêtés le 14 mai 2008 à l'aube, à leur domicile, la septième quelques mois plus tôt lors d'un séjour à Mashhad. Leurs crimes? Officiellement, aucun. Mais l'Agence de presse des étudiants ISNA, citant le Procureur général adjoint de Téhéran, accuse ces hommes et ces femmes d'«insulte au caractère sacré d'une religion», d'«espionnage pour Israël», de «propagande contre la République islamique». Depuis quelques jours, l'accusation supplémentaire de «propagation de la corruption sur Terre» a été transmise aux familles des détenus par l'administration pénitentiaire. Elle pourrait être comique si elle n'était glaçante : elle est passible de la peine de mort. Ils sont bien sûr innocents.



On les accuse également d'«appartenance à l'organisation illégale bahá'íe ». De fait, ces sept personnes sont les administrateurs de la communauté bahá'íe d'Iran, persécutée depuis l'avènement de la République islamique. Ils sont tous les sept connus des autorités et n'ont jamais caché leurs activités : jusqu'à leur arrestation, ils étaient les intermédiaires entre les bahá'ís et l'Etat iranien pour tenter d'adoucir le sort de leurs correligionaires persécutés. On les appelait les «yaran», les «amis», en persan.



Il y a un an, leur arrestation, puis leur détention arbitraire, avaient provoqué une vague d'indignation internationale. En février, l’annonce de l’imminence de leur procès avait de nouveau soulevé les plus vives inquiétudes. Pour Amnesty International, les sept «yaran» sont des «prisonniers de conscience».



A la veille de l’anniversaire de leur emprisonnement, ils se sont vus accusés de propager «la corruption sur Terre», et l'inquiétude redouble. Passible de la peine de mort selon le code pénal de la République islamique d’Iran, ce chef d'accusation a été utilisé à l’encontre des bahá'ís d’Iran dans les années qui ont suivi la révolution. Il avait justifié l’exécution de plus de 200 baha’is, dont deux mineurs de 15 et 16 ans.



Le président Mahmoud Ahmadinejad a prononcé un discours à la tribune des Nations Unies lors de la conférence Durban II, où il soulignait l’importance de «la justice et de la dignité humaine» et de «l’établissement d’un système mondial juste». Les bahá'ís le prennent au mot, et demandent un procès équitable. Cela implique, entre autres, que Me Shirin Ebadi, qui a accepté d'être l'avocate des «yaran» à la demande de la Fédération internationale des droits de l'homme, ainsi que ses collègues avocats du Centre des droits de l'homme récemment fermé par les autorités, puissent enfin rencontrer leurs clients et préparer leur défense. Il faut aussi que le procès soit public, en présence d'observateurs internationaux.



Les 300 000 bahá'ís d'Iran constituent la minorité religieuse la plus importante du pays. Considérés comme des «infidèles non protégés», privés d'accès à l'université, à la fonction publique, souvent privés de leurs droits à la retraite, de lieu de sépulture, empêchés de contracter des prêts et licenciés de leur entreprise au seul motif qu'ils sont bahá'ís, ils ne sont pas reconnus par la Constitution de la République islamique. Outre les sept «yaran», une cinquantaine de bahá'ís sont détenus en Iran.



www.amnesty.org



Contact : Brenda Abrar +33 6 14 81 73 98

Silène Almeras-Martino +33 6 23 16 70 82

Transmis le Mai 14, 2009 - 11:13 PM (775 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: ONU : Une Décennie de Coopération interreligieuse pour la Paix.
Vivre ensemble Une coalition se forme pour promouvoir une décennie de coopération interreligieuse pour la paix auprès de l'ONU

Texte original en anglais ci-dessous.

Les membres de la coalition ont exprimé l'espoir que la soixante-quatrième session de l'Assemblée générale des Nations Unies, qui débutera ses délibérations en septembre 2009, approuverait une résolution fixant cette décennie pour la période 2011-2020.

Lors d'une rencontre à Maryknoll, New York, du 2 au 4 mars, environ 45 organisations de cinq continents - religieuses, interreligieuses et de défense des valeurs - ont formé une coalition afin de promouvoir la proclamation d'une décennie des Nations Unies pour le dialogue, l'entente et la coopération entre les religions et les cultures au service de la paix, qui pourrait être lancée le 21 septembre 2010.
. Parmi les participants se trouvaient des représentants des traditions bahá'ie, bouddhiste, chrétienne, hindoue, juive, musulmane, shinto, sikh et zoroastrienne, et de religions autochtones.

Un comité directeur provisoire a fait la promotion de la Décennie auprès des Etats membres des Nations Unies au cours de l'année 2008. L'Assemblée générale des Nations Unies a franchi une première étape le 14 novembre 2008 en adoptant la résolution 63/22, qui appelle à la réalisation d'une étude de faisabilité de cette décennie. La résolution a été appuyée par 78 Etats.

Le président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Miguel d'Escoto Brockmann, a réitéré ses appels en faveur d'un "nouvel esprit de solidarité et de l'injection d'une bonne dose de valeurs morales et éthiques dans notre vie commerciale et politique." Il a exhorté les leaders religieux à collaborer avec les Nations Unies, car ces préoccupations exigent "un engagement de toute une vie" et les institutions religieuses disposent de la "résistance nécessaire face à ces défis."

La coalition a élu un Comité directeur - constitué d'agences interreligieuses, d'organisations représentant des communautés religieuses et d'organisations de la société civile pour la défense des valeurs - afin de promouvoir de façon stratégique l'idée de la décennie auprès des Etats membres des Nations Unies.

Une chance d'oeuvrer pour la paix

Stein Villumstad, secrétaire général adjoint de la Conférence Mondiale des Religions pour la paix, la plus grande et la plus représentative des organisations multireligieuses, présidera le Comité directeur de la coalition. "Pour les traditions religieuses, si facilement détournées à des fins de destruction, il s'agit d'une chance unique de travailler avec les Nations Unies et de mobiliser leurs communautés et organisations en commun pour mener des actions urgentes et sérieuses pour la paix", a-t-il déclaré. "Le temps et l'espace que crée la décennie devraient permettre le changement pour les populations pauvres, marginalisées et opprimées dans le monde."

Le Conseil oecuménique des Eglises (COE) - qui a accueilli la première réunion de cette coalition à Bossey, Suisse, en janvier 2008 - continue de promouvoir cette initiative, a déclaré Shanta Premawardhana, directeur du programme du COE pour la coopération et le dialogue interreligieux. "Nos Eglises, à travers la Commission des Eglises sur les affaires internationales (CEAI), ont une longue tradition de collaboration avec l'ONU et ses agences sur divers projets contribuant à une paix durable", a-t-il déclaré.

Le prochain rassemblement de la coalition se fera dans le cadre de la réunion du Parlement des religions du monde à Melbourne, en Australie, en décembre 2009. Dirk Ficca, directeur exécutif du Parlement, lui-même membre du Comité directeur, a salué l'initiative.

Les membres de la coalition espèrent que la Décennie de l'ONU sera lancée le 21 septembre 2010, à l'occasion de la Journée internationale de la paix. Elle ferait immédiatement suite à l'actuelle Décennie internationale de la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde, 2001-2010, et à l'Année du rapprochement des cultures, en 2010.

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Faith and Values Organizations Form Coalition
to Advance United Nations Decade for Inter-religious Cooperation for Peace


( NEW YORK , 13 March 2009)—Religions for Peace, the world’s largest and most representative multi-religious coalition, was among the 45 religious, interfaith, and value-based organizations from five continents that agreed to form a coalition to advance a “United Nations Decade for Inter-religious and Intercultural Dialogue, Understanding, and Cooperation for Peace.” Coalition members expressed the hope that the UN Sixty-Fourth General Assembly, which will begin its deliberations in September 2009, will approve a resolution establishing such a decade from 2011–2020.
The meeting took place at Maryknoll , New York , on 2–4 March. Participants included Baha’i, Buddhist, Christian, Hindu, Jewish, Muslim, Shinto, Sikh, Zoroastrian as well as indigenous traditions.
A provisional steering committee worked for the Decade with UN member states during 2008; the UN General Assembly on 14 November, 2008, took the first step by adopting resolution 63/22 which calls for exploring the feasibility for such a decade. The resolution was co-sponsored by 78 states.
On Monday, the President of the UN General Assembly, H.E. Miguel D’Escoto Brockmann, reiterated his previous calls for a “new spirit of solidarity and a powerful injection of moral and ethical values” into our effort to confront current challenges. He urged the religious leaders to work together with the United Nations since these concerns require “life-long commitment” and religious institutions have the “staying power in the face of these challenges.”

The coalition elected a steering committee—composed of organizations representing religious communities, interfaith and value-based civil society organizations—to strategically promote the decade idea among member states of the UN.
Mr. Stein Villumstad, Deputy Secretary General of Religions for Peace, will chair the coalition steering committee. “This is a unique opportunity for religious traditions, so easily hijacked for destructive purposes, to work with the United Nations and jointly mobilize their communities and organizations for urgent and compelling actions for peace,” he said. “Time and space created by the decade should make a difference for the poor, marginalized, and oppressed peoples of the world.”
The World Council of Churches—host of the initial gathering of this coalition in Bossey , Switzerland , in January 2008—continues to promote this initiative, said Mr. Shanta Premawardhana, its director for interreligious dialogue and cooperation. “Our churches, through our Churches Commission on International Affairs (CCIA) have a long history of working with the UN and its agencies on a variety of projects that contribute to sustainable peace,” he said.
The coalition will meet next in the context of the Parliament of the World’s Religions in Melbourne , Australia , in December 2009. Mr. Dirk Ficca, the Executive Director of the Parliament, himself a member of the steering committee welcomed the initiative.
Coalition members hope the proposed UN Decade will be launched on 21 September 2010, the International Day of Peace. This would immediately follow the current 2001–2010 International Decade for a Culture of Peace and Non-violence for the Children of the World and the 2010 International Year for the Rapprochement of Cultures.

Religions for Peace is the world’s largest and most representative multi-religious coalition advancing common action for peace since 1970. Headquartered in New York and accredited to the United Nations, Religions for Peace works through affiliated inter-religious councils in 70 countries in six continents.



Transmis le Mar 13, 2009 - 06:29 PM (1528 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Procès des Baha'is détenus en Iran : "Aveux "?
Religions et conflits LES BAHA'IS DE FRANCE
Communiqué

Iran :
Le procureur général de l'Iran affirme qu'ils seraient passés aux aveux

L'inquiétude redouble pour les sept détenus baha'is accusés de «blasphème» et d'«espionnage» en Iran



Paris le 1er mars – Le procureur général de l'Iran a annoncé vendredi que les sept baha'is incarcérés depuis huit mois et plus à la prison d'Evin auraient «reconnu les charges» retenues contre eux. Ces deux femmes et cinq hommes âgés de 35 à 75 ans sont accusés d'«appartenance à l'organisation illégale baha'ie», «espionnage au profit d'Israël», «blasphèmes» et «propagande contre la République islamique d'Iran». Ils sont bien sûr innocents, et l'inquiétude grandit après l'annonce du magistrat. Le procès est annoncé comme imminent. L'avocate des sept baha'is, Me Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix, n'a toujours pas pu les rencontrer, ni consulter leur dossier.

Pendant 3 à 5 mois, les prisonniers ont été détenus au secret. Ils se trouvent à présent à la prison d'Evin à Téhéran, dans la section 209 qui dépend des services de renseignement. Les deux femmes sont ensemble, les cinq hommes enfermés dans une même cellule de 10m2, sans lit. Après avoir été interdits de visite pendant cinq mois, ils voient leurs proches au cours de brèves visites, sous surveillance, qui leur sont refusées si leurs conversations déplaisent.

Pour Amnesty International, ces personnes sont des «prisonniers d'opinion», et «si elles étaient condamnées, elles risqueraient de se voir infliger de longues peines d'emprisonnement, voire la peine de mort». Environ 200 baha'is ont été exécutés en Iran depuis 1979 et 27 autres sont actuellement incarcérés en Iran, au seul motif de leur appartenance religieuse.

Les charges ne tiennent pas. Les sept inculpés sont les intermédiaires de la communauté baha'ie auprès des autorités. Leurs activités sont connues, et ils sont surveillés depuis des années. Leur rôle consistait à gérer les affaires courantes de la communauté baha'ie. Mais aussi, tenter d'alléger la pression sur cette minorité, privée des droits les plus élémentaires depuis l'avènement de la République islamique en 1979.

Considérés comme des «infidèles non protégés», les 300.000 baha'is d'Iran sont la minorité religieuse la plus importante du pays. Ils ne sont pas reconnus par la Constitution et, 30 ans après la révolution islamique, continuent de faire l'objet de persécutions systématiques. Ils ont été expulsés de la fonction publique. Dans le secteur privé, les employeurs sont encouragés à s'en séparer. Les personnes âgées sont privées de retraite, les bacheliers interdits d'accès à l'université. Dans les écoles, les enfants de baha'is sont victimes, de la part de certains professeurs, d'humiliations publiques répétées.

Les cimetières baha'is sont régulièrement profanés. Dernier en date, le cimetière baha'i de Semnan, le 19 février. Cinquante tombes détruites, les arbres abattus, et les murs des bâtiments souillés de graffitis injurieux.

Lire aussi :
Amnesty International, 12 février 2009 : http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE13/013/2009/fr

Union européenne, 17 février 2009 : http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/cfsp/106134.pdf

Contacts : Silène Martino – Tél. 06 23 16 70 82 – silene.martino@gmail.com

Transmis le Mar 02, 2009 - 05:06 PM (968 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Situation dramatique des Baha'is en Iran
Religions et conflits


Communiqué de presse du 17.02.09


Iran : Procès annoncé des sept administrateurs bahá'ís


Paris, publié le 17 février 2009 - Une fois encore, les bahá'ís de France sont inquiets : une dépêche de l'agence iranienne ISNA annonce comme imminent le procès des sept administrateurs bahá'ís arrêtés et incarcérés depuis mai 2008. Il s’agit des deux femmes et des cinq hommes responsables de la gestion des affaires courantes de la communauté bahá'íe d'Iran, désignés comme les "Amis d'Iran".

Leur avocate, le Prix Nobel de la Paix, Me Shirin Ebadi, n'a toujours pas été autorisée à rencontrer ses clients ni à accéder à leurs dossiers. Détenus à la prison d'Evin à Téhéran, dans la section 209 qui dépend des services de renseignement, les cinq hommes seraient enfermés dans une même cellule de 10m2, sans lit.

Mercredi dernier, après neuf mois de détention sans chef d’accusation formel, le vice- procureur de Téhéran a annoncé que les sept bahá'ís allaient être jugés pour: "appartenance à l'organisation illégale bahá'íe", "espionnage au profit d'Israël", "blasphèmes" et "propagande contre la République islamique d'Iran".

Selon un communiqué d'Amnesty International, ces chefs d'accusation sont motivés par des considérations d'ordre purement politique. Pour l'organisation, ce sont des prisonniers de conscience, incarcérés au seul motif de leurs convictions et leurs activités pacifiques au service des bahá'ís d'Iran. En cas de condamnation, les sept administrateurs bahá'ís risquent la peine capitale.

« Ces accusations sont montées de toutes pièces et le gouvernement iranien le sait », a déclaré Diane Alai, représentante de la Communauté internationale bahá'íe auprès de l'ONU à Genève. Elle réclame leur libération inconditionnelle.

Les baha'ís demandent un procès équitable car ils attendent que l’innocence soit reconnue. Cela implique, entre autres, que Me Shirin Ebadi puisse rencontrer ses clients, ait accès à leurs dossiers et puisse avoir suffisamment de temps pour préparer leur défense. Le procès doit être public et avoir lieu en présence d'observateurs internationaux.

Les 300 000 bahá'ís d'Iran constituent la minorité religieuse la plus importante du pays. Considérés comme des "infidèles non protégés", ils ne sont pas reconnus par la Constitution de la République islamique et, 30 ans après la révolution islamique, continuent de faire l'objet de persécutions intenses et systématiques.


Portrait des sept prisonniers : "Des vies de service, les biographies de sept bahá'ís emprisonnés"




Transmis le Fév 18, 2009 - 01:07 PM (1102 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Deuil dans l'Eglise Russe
Dialogue interreligieux DEUIL DANS L’EGLISE RUSSE


Le Patriarche Alexis II de Moscou, primat de l’Eglise orthodoxe russe, est décédé dans la matinée du vendredi 5 décembre 2008, à l’âge de 79 ans.

                  


Le samedi 6 décembre au matin, S.E. l’Archevêque Innocent de Chersonèse, ordinaire du diocèse du Patriarcat de Moscou pour la France, a célébré, dans sa cathédrale des Trois Saints Hiérarques, dans le XVème arrondissement à Paris, une cérémonie liturgique avec office funèbre, en présence de Mgr André Cardinal Vingt Trois, archevêque de Paris, et président de la Conférence des Evêques de France, du nonce apostolique en France, de l’évêque auxiliaire de Paris, de l’évêque auxiliaire de Nanterre et de nombreux prêtres catholiques.
Le Patriarcat de Constantinople était représenté par le Métropolite Emmanuel, ordinaire du diocèse grec en France et président de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France. D’autres Eglises orthodoxes étaient également représentées.

La Conférence Mondiale des Religions pour la Paix était présente en la personne de Mme Jacqueline Rougé, présidente honoraire de Religions pour la Paix, de Mme Marie Lemesle, secrétaire de la commission Enseignement du fait religieux, et du Père Higoumène Barsanuphe, signataire de ces lignes, membre du Comité Exécutif, qui concélébrait la cérémonie avec Mgr l’Archevêque Innoncent de Chersonèse. Ce dernier et Mgr André Vingt Trois ont prononcé des homélies dans lesquelles ils ont évoqué la visite à Paris du défunt patriarche en octobre 2007, qui a permis de faire un grand pas en avant dans le dialogue fraternel entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise catholique.

Le mardi 9 décembre, les funérailles du patriarche de Moscou S.S. Alexis II ont commencé par un office religieux à la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou. L’office était célébré par le métropolite Cyrille de Smolensk et Kaliningrad, nouvellement élu gardien du trône patriarcal en attendant l’élection du nouveau patriarche de Moscou et par S.S. Bartholomée, patriarche œ*****énique de Constantinople. Deux cents évêques et prêtres participaient à l’office, dont les chefs des Eglises orthodoxes de Géorgie, de Grèce, de Roumanie, de Monténégro, de Tchéquie et Slovaquie, et d’Albanie.

Assistaient à l’office une délégation du Saint Siège conduite par les cardinaux Walter Kasper et Roger Etchegaray, l’évêque anglican Richard Chartres de Londres, l’évêque de l’Eglise évangélique d’Allemagne Martin Schindehuette, le patriarche-catholicos de l’Eglise Arménienne apostolique, le rabbin Arthur Schneier, chef de la Fondation Appel de conscience, le cheikh Allahshukur Pasha-zade, président du département des musulmans du Caucase, le mufti Talgat Tadjouddine, président de la Direction spirituelle centrale des musulmans de Russie, le vénérable lama Yeshe Lodoi Rinpoché, Grand dignitaire du bouddhisme de Russie, et d’autres représentants religieux, ainsi que des autorités civiles et politiques.

Ensuite, la dépouille du défunt patriarche a été transportée à la cathédrale patriarcale de la Théophanie toujours à Moscou, où a eu lieu son inhumation, conformément à sa volonté.

Père Higoumène BARSANUPHE



Transmis le Déc 12, 2008 - 07:53 PM (1165 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Rovereto 2008, une occasion de s'impliquer davantage.
Dialogue interreligieux


Rencontre interreligieuse de Rovereto 2008
Conférence Mondiale des Religions pour la Paix
Une occasion de s’impliquer davantage (24/05/2008)



250 participants de 35 pays et appartenant à 11 religions se sont retrouvés à Rovereto (Italie) du 22 au 25 mai à l’invitation de la Fondation de la Cloche de la Paix (Opéra Campana dei Caduti), de « Religions pour la Paix /Europe » et sous le patronage du Conseil de l’Europe.

Ils ont souhaité contribuer par leurs recherches sur les Valeurs partagées pour une Europe en changement : contributions des cultures et des religions au Dialogue International de l’Année 2008 de l’Union Européenne.

Au cours de ce rassemblement où les congressistes sont venus de si nombreux pays dans le cadre de la Maison Commune Européenne et dans cette hospitalière Cité de la Paix, chacun a pu trouver l’occasion de partager des expériences d’enrichissement mutuel, d’ouverture et de coopération tout en assumant ses responsabilités citoyennes ; mais aussi ,chacun a dû affronter la réalité des différences, des tensions et des modèles à deux niveaux ,les situations pénibles dues à la discrimination raciale ou religieuse, à la diffamation et à l’insensibilité. La délégation du Kosovo, formée de différentes communautés, a écouté les doléances de chaque partie ; leur présence a rappelé, à tous, le besoin, dans de nombreux contextes, d’apaiser la mémoire, de surmonter les préjugés et de construire un avenir plus équitable.

Les orateurs ont mis l’accent sur la nécessité de sauvegarder l’unité dans la diversité appelant à résister, si nécessaire, à la montée de la xénophobie en faisant siennes des valeurs éthiques universelles partagées par les adhérents de religions différentes et de styles de vie séculaires. Ces valeurs pourraient servir de modèles de respect envers les identités partagées ou différentes en Europe et d’incitation à aller au-delà de la tolérance et du respect mutuels, afin de promouvoir la dignité humaine pour tous et d’inspirer les combats à mener, en Europe et dans le reste du monde, pour la paix, la justice économique et la responsabilisation écologique.
Les participants ont chaleureusement accueilli la Commission des Femmes Croyantes européennes ainsi que la Commission Interreligieuse des Jeunes européens qui s’est développé depuis deux ans.
Ils se sont félicités de la création récente de nouveaux Conseils Nationaux Interreligieux de l’Albanie à la Belgique.

Alors que la protection légale et que l’éducation relèvent nécessairement des responsables politiques, la justice et la sécurité dépendent des communautés et des individus au sein de la société civile où les citoyens prennent leurs responsabilités pour créer et mettre en œuvre leurs projets. Ils doivent prendre en compte la menace de l’extrémisme, pas seulement dans le cadre de leur propre communauté, et s’engager à approfondir et à élargir le dialogue à tous niveaux et dans tous contextes.

Cette rencontre a permis aux cadres et aux membres des différentes communautés religieuses de prier pour la paix et la justice, chacun dans sa propre tradition, et de faire partager leurs conceptions spirituelles, leur énergie et leurs motivations dans la gestion de problèmes urgents. Il y eut ainsi des discussions franches et ouvertes dans les domaines de l’enseignement de matières portant sur la compréhension interreligieuse, la promotion des droits de l’homme ; mais aussi de la recherche des moyens permettant de promouvoir le dialogue qui conduirait à une coopération plus active.

Les réunions par groupes de travail ont conduit les participants à exprimer les résolutions qui suivent et à s’engager à les tenir :

En félicitant les nombreux Conseils Interreligieux nationaux qui agissent dans un esprit de réconciliation et d’harmonie à travers l’Europe, nous souhaitons étendre et renforcer ces structures afin qu’elles deviennent efficaces et soutiennent l’action de leurs dirigeants et de leurs membres, celle des femmes et des jeunes.

1) En reconnaissant qu’il n’y aura pas de paix entre les religions sans enseignement interreligieux, et que les espaces pour le faire doivent inclure les communautés religieuses, les écoles et les familles, nous nous engageons, en tant que personnes conscientes de l’importance de la religion, d’accompagner, d’encourager et d’apporter toute l’aide possible à l’enseignement interreligieux.

2) En donnant toute sa valeur au concept de « sécurité partagée » qui nous permettra de vivre et de travailler tous ensemble, nous devons dépasser le stade des « cercles sécurisés » du dialogue interreligieux afin de promouvoir la médiation, le soutien et l’action en ce domaine ; nous devons nous engager à construire les fondements d’une « sécurité partagée » à tous les niveaux de notre société.

3) En tant que citoyens européens qui partageons nos identités spirituelles et religieuses dans l’intérêt du monde entier nous nous engageons à créer la célébration d’une Semaine annuelle interreligieuse, des projets d’enseignement interreligieux, des camps de vacances et des réseaux rapprochant les associations interreligieuses des responsables politiques.

4) Convaincus du besoin d’établir un enseignement des droits de l’homme, aux niveaux international, national et local, nous allons créer un forum itinérant européen afin d’encourager les discussions dans ce domaine, par exemple dans le cadre des communautés musulmanes en Belgique et ailleurs, en liaison avec d’autres groupes internationaux.

5) Afin de promouvoir la réflexion sur l’aspect multireligieux et de combattre les préjugés, en diffusant l’information nécessaire intereuropéenne, nous envisageons de créer un site Internet de données consacré à l’information sur les réseaux locaux ; des volontaires de 12 pays et appartenant à 8 religions différentes seront chargés dans un premier temps d’élaborer ce projet.

(Traduit et adapté de l’anglais par Christian Lochon)


Transmis le Juil 19, 2008 - 10:02 PM (1574 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: La crise de l'énergie et de l'alimentation : combattre la pauvreté et protéger la terre.
Vivre ensemble

Crise alimentaire et energetique:
Les challenges pour combattre la pauvrete et proteger la planete
11 Juillet 2008


Nous, membres du Conseil Mondial de Religions pour la Paix, conviés à l’occasion du Sommet du G8 tenu au Japon, attendons de ce Sommet qu’il réponde aux principaux défis auxquels les Hommes doivent faire face.

En tant que leaders religieux, nous sommes particulièrement concernés par la crise alimentaire actuelle. Nous sommes malheureusement conscients que cette crise touche essentiellement les plus pauvres et les plus vulnérables. Chacune de nos religions reconnait à sa propre manière l’inviolable dignité de toute personne, et nous oblige à être solidaires avec les victimes de cette pénurie alimentaire.

Nous remarquons que les excès de nourriture destinés à la consommation ont atteint 20 mds de Dollars, et que la quantité gaspillée revient à près de 100 mds de Dollars dans un seul pays. 30 mds de Dollars sont nécessaires pour faire face à la crise alimentaire actuelle qui touche plus de 862 millions de personnes dans le monde. La planète a la capacité d’alimenter l’ensemble de la population mondiale, c’est donc un impératif moral d’agir rapidement.

Nous sommes convaincus que la sécurité alimentaire est un élément fondamental pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement.
De plus, nous remarquons de nombreux liens existant entre l’énergie et les pénuries alimentaires. L’utilisation de la nourriture pour créer des biocarburants a profondément contribué aux pénuries actuelles, et les coûts énergétiques ont creusé le fossé entre les riches et les pauvres.

Par conséquent, nous appelons les gouvernements, les corps intergouvernementaux et le monde de l’entreprise à agir rapidement afin de solutionner cette crise alimentaire.

Etant donnée l’urgence d’agir, Religions pour la Paix appelle a :

· Une contribution immédiate pour couvrir les 30 mds de Dollars nécessaires pour garantir de la nourriture à 862 million de personnes dans le monde.

· Reconsidérer les subventions agricoles dans les pays riches pour éviter le dumping, fortement préjudiciable aux zones de productions des pays en voie de développement.

· Des partenariats urgents pour développer des méthodes innovantes permettant d’accroître la production de nourriture dans les pays pauvres, tout en maintenant la biodiversité.

· Augmenter la production de bio-fuel sans créer de conflits avec la production alimentaire pour assurer une autosuffisance énergétique et du travail dans les pays pauvres.

· Prendre des mesures pour réduire le gaspillage excessif de nourriture dans les pays riches.
Chaque homme, femme et enfant a besoin de nourriture pour survivre.

Nos religions nous appellent à nous unir pour travailler ensemble afin de mettre fin à cette crise alimentaire. Construisons ensemble un système durable dans lequel chaque communauté a une sécurité alimentaire assurée.

Transmis le Juil 18, 2008 - 08:36 PM (1470 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Appel pour le G8, des Responsables religieux du monde ( en anglais)
Religions et conflits

World Religious Leaders Urge G8 Governments
to Take Action on Violent Conflict and Climate Change

—Religious leaders of different faiths from 25 countries convene
parallel G8 Summit for Peace in Hokkaido, Japan—



- CALL FROM SAPPORO – World Religious Leaders Summit for Peace

- CALLS TO ACTION

(SAPPORO, JAPAN 4 July 2008)—Senior leaders of different faiths from Religions for Peace, the world’s largest and most representative multi-religious coalition, called on the Group of 8 (G8) governments to take bold action to address violent conflict and climate change.

The leaders were among the 100 who gathered for the “World Religious Leaders Summit for Peace” in advance of the G8 meeting in Hokkaido, Japan, held on 2–3 July 2008 at the Sapporo Convention Center. The senior religious leaders represented the world’s major faith traditions, including Christianity, Buddhism, Hinduism, Jainism, Judaism, Islam, Shintoism and Zoroastrianism.

“We are united in our call to the G8 to take bold action to address the threats that confront humanity, including the destruction of the environment and climate change, extreme global poverty and deteriorating food security, nuclear arms, terrorism and violent conflict.
Addressing these threats requires urgent action by the G8,” the religious leaders said in a statement. [See full text below.]

“We must draw attention to the link between the health of the environment and war,” said the Very Rev. Leonid Kishkovsky, Moderator of Religions for Peace. “In addition to killing people, disrupting the lives of entire societies and thwarting development, war destroys the ecosystem. We religious leaders urge the G8 governments to a reduction of total national defense and military expenditures and utilize the saved funds to establish an Earth Fund dedicated to environmental protection.”

On Friday, 4 July 2008, a Religions for Peace delegation delivered the call to action to Japanese Prime Minister Yasuo Fukada in Tokyo, Japan. The delegation included H.E. Dr. Mustafa Ceric, Reis-I-ulema, Islamic Community in Bosnia-Herzegovina; Chief Rabbi Gutman, Chief Rabbi of Strasburg, France; Rev. Nichiko Niwano, Chairman, Religions for Peace–Japan; His Grace John O. Onaiyekan, Archbishop of Abuja in Nigeria; and Sheikh Tayser Rajab al-Tamimi, Supreme Judge of Sharia Courts in Palestine.

H.E. Prime Minister Fukuda said he would to deliver the religious leaders’ statement to his fellow G8 heads of state. “Our global challenges require cooperation among all sectors and peoples. It is now time for religious and political leaders to dialogue and work hand in hand to tackle our common problems,” he said.

“Terrorism—the intentional killing of innocent people as a way of achieving political objective—is never morally justified whether it is perpetrated by individuals, groups or states,” said Dr. William F. Vendley, Secretary General of Religions for Peace. He called on the G8 to cooperate with religious leaders to address the problems of terrorism and violent conflict.

Ms. Mehrézia Labidi-Maiza, a Summit delegate and Coordinator of the Religions for Peace Global Women’s Network, highlighted the work that women of faith around the world already do to help stop violent conflict and protect the environment.

Ms. Stellamaris Mulaeh, a Summit delegate and the Coordinator of the Religions for Peace Global Youth Network, said she was encouraged by the religious leaders’ commitment to work for future generations. “Youth must be involved in the advocacy as well,” she said. “The voice of the voiceless must be heard. Also, we must use our churches and mosques and temples as platforms for advocacy and action.”

The summit was organized by Religions for Peace–Japan and the Japanese Association of Religious Organizations and supported by Ministry of the Environment and World Federalist Movement-Japan Religious Committee. Additional support was provided by Religions for Peace–International. The Hokkaido Summit follows similar work begun in multi-religious meetings held just prior to the G8 summits in Moscow, Russia (2006), and Cologne, Germany (2007).

The Religions for Peace World Council is advancing peacebuilding work around the world in seventeen states including Iraq and the Middle East region, Sri Lanka, and the Horn of Africa.



Call from Sapporo – World Religious Leaders Summit for Peace

On the occasion of the G8 Hokkaido Toyako Summit

July 3, 2008
Sapporo, Japan



INTRODUCTION


We, senior leaders of the world’s religions, have convened in a World Religious Leaders Summit for Peace in Sapporo, Japan, just prior to the Group of Eight (G8) Hokkaido Toyako Summit. We are united in our commitment to peace, which includes our concern for the inviolable dignity of all people, the dire suffering of so many and the well-being of our shared Earth.

We carry forward important work begun in multi-religious meetings held just prior to the G8 summits in Moscow (2006) and Cologne (2007). We have been convened by Religions for Peace—Japan in partnership with the World Conference of Religions for Peace.

We are united in our call to the G8 to take bold action to address the threats that confront humanity, including the destruction of the environment and climate change, extreme global poverty and deteriorating food security, nuclear arms, terrorism and violent conflict. Addressing these threats requires urgent action by the G8.

Action by all governments, civil society, private sector, religious communities and—in the final analysis—every member of the human family is required to advance the common good. We urge the G8 to respond in ways designed to engage these stakeholders in building our common future.

Religious communities have roles in building peace. Before outlining these roles, we acknowledge with genuine sorrow that all religions have at times been misused in fomenting violence. (1)

We reject this misuse of religions and commit ourselves to engaging our communities for the common good. Collectively, our religious communities are the world’s largest social networks which reach into the furthest corners of the earth and include countless institutions dedicated to caring for people. Religions share many moral traditions that can provide basic principles essential for just and harmonious relations among persons and communities. Moreover, religious traditions—each in its own way—cultivate spiritualities of compassion and love essential for genuine reconciliation and peace. Mobilizing these great social, moral and spiritual dimensions of the world’s religions in service of the common good is essential for the well-being of the human family. We are united in the conviction that all religions obligate their followers to work for justice among all peoples, and to care for one another and our common home, the earth. We commit to doing so.

OUR COMMITMENT

As religious leaders, we are committed to the path of multi-religious cooperation for peace. Religious traditions—each in its own way—summons their followers to the path of multi-religious cooperation for the common good. This path:

• Leads to senior religious leaders from all faith traditions and billions of believers working together for a positive and holistic state of peace;
• Enjoins the world’s believers to engage their moral heritages and spiritual traditions in taking individual responsibility for protecting our earth;
• Brings politicians, civil society and religious communities together to forge needed consensus on values that can serve as the basis of just and creative policies.

SHARED SECURITY

An overarching notion that we believe can help express the comprehensive character of our moral and religious concerns is “Shared Security.” Shared Security builds on the concept of Human Security by focusing on the fundamental inter-relatedness of all persons and the environment.

Shared Security includes a comprehensive respect for the interconnectedness and dignity of all life. It is based upon our mutual interdependence and the most universal and fundamental fact that all humans live in one world. It recognizes that the well-being of one is related to the well-being of others and ultimately to the earth that we all share. It calls us to recognize that past, present and future are linked. Together, we must acknowledge past failings, face present challenges and accept our responsibilities to future generations.

Shared Security is concerned with the full continuum of human relations—from relationships among individuals to the ways that peoples are organized in nations or international organizations. It respects state sovereignty, but also supports democratic and transparent cooperation among states and peoples.

It follows that the security of one actor of international relations must not be detrimental to others. International actors who are responsible for global decision-making must act transparently and be open to the contributions of all stakeholders, including religious communities which represent a major part of civil society. A similar concern for a just world order, respecting different national and religious traditions, was made at the Moscow World Summit of Religious Leaders (2006).

As religious leaders, we recognize that there is a foundational moral imperative for advancing Shared Security: We are all responsible for one another’s well-being.


CALLS TO ACTION

We call upon the G8 to include in their discussions and plans of action the following areas of concern:

1. The Destruction of the Environment and Climate Change

Japan, the host of this year’s G8 Summit, possesses a spiritual term, mottainai, meaning “do not waste, use everything in a fashion commensurate with its true value.” This concept recognizes the mysterious “giftedness” of all existence, and urges that natural resources must be used appropriately, while simultaneously encouraging responsible and sustainable consumption. The concept also provides a base for recognizing that it is unethical to burden future generations with excessive pollution or other gross environmental imbalances. Development must be environmentally sustainable.

We must also draw attention to the link between the health of the environment and war. In addition to killing people, disrupting the lives of entire societies and thwarting development, war destroys the ecosystem. Massive defense expenditures, a global total of US$ 1.34 Trillion in 2007 according to the Stockholm International Peace Research Institute, both directly assaults the ecosystem and squanders monies that urgently need to be directed to sustainable development. It is a grave contradiction to advocate for a reduction of global warming gas emissions while simultaneously maintaining or even expanding military expenditures.

We urge the G8 Summit to:

• Commit to a reduction of total national defense and military expenditures and utilize the saved funds to establish an Earth Fund dedicated to environmental protection.
• Establish a new binding framework to follow up the Kyoto Protocols that limits global average temperature rise to avert catastrophic climate change.
• Provide leadership to expand energy efficiency and conservation efforts to reduce greenhouse gas emission rates.
• Advance policies and practices that increase forestation and other forms of carbon dioxide sequestration.
• Recognize that trading “global warming gas emission rights” has at best limited value, and could disproportionately penalize the least developed.
• Facilitate major investments in the development of new sources of energy and technology essential to sustainable development, specifically without jeopardizing food security.
• Implement the recommendations contained in the Kobe 3R Action Plan (Reduce, Reuse, Recycle).

2. Millennium Development Goals (MDGs)

The massive scale of extreme poverty at a time of unprecedented wealth is a moral scandal. Poverty is exacerbated by structural injustices in the global economy which must be addressed. At the mid-point of the Millennium Development Campaign, religious leaders gathered at the Cologne World Summit of Religious Leaders (2007). They recognized an urgent need to not only fulfill the pledges, but in some instances, to exceed the commitments made. Meeting these challenges is even more urgent, not least due to the growing food crisis. Here again, we call for the funds achieved from the reduction of defense budgets to be allocated in support of sustainable development and poverty reduction.

We request the G8 Summit to:

• Take leadership to ensure the achievement of the MDGs, including delivery on the Gleneagles aid quantity and quality promises, particularly reaching the goal 0.7% of Gross National Income for Official Development Assistance.
• Provide urgently needed global leadership to address the growing crisis of food shortages, including needed emergency responses.
• Meet its pledges of increased resources to scale up the response to HIV and AIDS, Malaria, and other infectious diseases, and to ensure universal access to HIV and AIDS prevention, treatment and care services by 2010.
• Dedicate resources to empower women and girls as key agents in overcoming poverty.
• Make the legal empowerment of the poor a key objective in its development assistance strategies.
• Fulfill its commitment to ensuring a development friendly outcome of the Doha Round of trade negotiations.

3. Nuclear Disarmament

Mindful that the 2008 G8 Summit is taking place in Japan, the only country that has suffered the horror of a nuclear attack, we religious leaders stand in solidarity with our Japanese hosts to call for the elimination of all nuclear weapons. We believe that the attempt to militarily dominate the sea, space, neutral territories or states creates obstacles on the way to nuclear and conventional disarmament. We also believe that conventional disarmament and efforts to ban military technologies and initiatives that could provoke a new arms race should go hand in hand with efforts to advance nuclear disarmament.

We request the G8 Summit to:

• Pursue rigorous implementation of nuclear reduction and nonproliferation policies leading to the goal of total nuclear disarmament. As stipulated in article 6 of the Treaty on Non-Proliferation of Nuclear Weapons (NPT), the five acknowledged nuclear-weapon states must act on their commitments to work toward eliminating existing nuclear weapons as rapidly as possible. States with nuclear weapons that have not acknowledged them must acknowledge their possession, make similar commitments to their elimination and enter into the NPT.
• Push for prompt ratifications and entry into force of the Comprehensive Test Ban Treaty and commit to take no action leading toward the reintroduction of any form of nuclear weapons testing.
• Continue to demonstrate positive leadership for the implementation of UN Security Council Resolution 1540 and other global initiatives to control the transfer of nuclear materials and stop further proliferation.

4. Terrorism and Violent Conflict

Terrorism—the intentional killing of innocent people as a way of achieving a political objective—is never morally justified whether it is perpetrated by individuals, groups or states. Moreover, military responses to terrorism injure innocent persons, provide additional motivation for terrorist groups and endanger basic freedoms in the societies attempting to protect themselves from terrorism.

Violent military conflict—the attempt to settle serious disputes by military force—typically results in the loss of innocent lives, disruption of society, thwarting of development and destruction of the environment.

Every effort must be made to utilize non-violent means to thwart terrorism and resolve disputes to advance peace.

We call upon the G8 to:

• Provide global leadership designed to combat the victimization of groups based on culture or creed.
• Work to end occupation and establish just, honorable and comprehensive peace in all countries or territories which are occupied.
• Re-affirm and strengthen its commitment to standards of international law in its efforts to counteract terrorism and promote international security.
• Acknowledge and support the importance of multi-religious partnerships to help address the problems of terrorism and violent conflict.
• Work to limit the production and export of arms into areas of violent conflict.
• Promote a culture of peace by advancing non-violent conflict resolution and peace education.

CONCLUSION

The G8 has the responsibility to use boldness and wisdom to advance the common good in partnership with the religious communities and all other stakeholders.

We—leaders of diverse religious communities—re-commit ourselves to working together and with other partners of good will to address the threats that confront us all. While we labor to meet the challenges of our day, we are deeply mindful of religious traditions which have taught—each in its own way—compassion, forgiveness and reconciliation, and that these are essential for genuine peace.

We respectfully urge the G8 to recognize, facilitate and effectively support the importance of multi-religious cooperation, as it takes needed steps to advance the common good.


(1) We recall and embrace as our own an historic multi-religious acknowledgement on the misuse of religion: “As men and women of religions, we confess in humility and penitence that we have very often betrayed our religious ideals and our commitment to peace. It is not religion that has failed the cause of peace, but religious people. This betrayal of religion can and must be corrected.” (From the global multi-religious Declaration adopted at the Religions for Peace First World Assembly in Kyoto, Japan, 1970.)

Contact:
Ms. Andrea Louie, Religions for Peace
New York, USA
Tel: 011-81-80-6760-9218 (Japan, through 8 July)
Tel: (+1) 212-687-2163 (New York)
alouie@wcrp.org


Transmis le Juil 06, 2008 - 04:20 PM (2444 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Nouvelles de Rovereto.
Dialogue interreligieux "Religions for Peace Europe" fédère les différentes associations européennes de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix. La section française (le présent site), a été co-organisatrice d’un colloque à Rovereto en mai 2008, sur le thème :

Nos valeurs et notre identité européennes"


- Analyse de la rencontre :"une occasion de s'impliquer davantage" par Christian Lochon, Secrétaire général.


- L'identité européenne, une identité en construction, par Ahmed Jaballah, membre du Conseil d'Administration.


- Compte-rendu, avec une annexe : l'atelier sur l'identité, par Patrice Obert.



Transmis le Juin 21, 2008 - 02:21 AM (1981 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Message pour le décès de l'Archevêque de Mossoul.
WCRP - International Contact:
Ms. Andrea Louie, Religions for Peace
New York, USA
Tel: (+1) 212-687-2163
alouie@wcrp.org


Leaders of Different Faiths Decry Death
of Kidnapped Iraqi Archbishop Paulos Faraj Rahho

—HRH Prince el Hassan bin Talal of Jordan, President Emeritus: “The death of the Archbishop is a loss for all of humanity”—


( New York, 13 March 2008)—Leaders of different faiths in Religions for Peace, the world’s largest and most representative multi-religious coalition, joined together today to decry the death of Most Rev. Paulos Faraj Rahho, the Chaldean Catholic archbishop who was kidnapped after he left mass in Mosul, Iraq, on 29 February.

Transmis le Mar 19, 2008 - 02:35 PM (1293 lectures)
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