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- Jeudi 30 sept. Paris 10e : Veillée interreligieuse à l'occasion de la Journée mondiale de la Non-Violence (ONU) du 2 octobre.


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 Prises de position: Iran, procès des 7 baha'is reporté au 18 Octobre 2009.
Religions et conflits

LES BAHA'IS DE FRANCE

Communiqué

Iran :
Le procès des sept bahá'ís repoussé

Paris, le 17 août 2009 – Le procès des sept bahá’ís accusés d'espionnage et de blasphème en Iran a été repoussé au 18 octobre, à la demande de leurs avocats Me Hadi Elsmailzadeh et Me Mahnaz Parakand.

Ces deux avocats du Centre des droits de l'Homme de Téhéran ont dû prendre en charge la défense des sept accusés en urgence, alors que Me Abdolfattah Soltani, du Centre des droits de l'Homme de Téhéran, est lui même incarcéré depuis le mois de juin, et Me Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix, n'est pas rentrée en Iran depuis le début des troubles.

Les accusés sont cinq hommes et deux femmes. Les journaux proches du pouvoir les accusent d'«espionnage pour Israël, offense au caractère sacré de la religion, et propagande contre la République islamique». Les familles ont été oralement averties d'une charge supplémentaire : «propagation de la corruption sur terre» («Mofsed fel arz»). Ces charges sont passibles de la peine de mort.

Pour Amnesty International, qui a lancé une action urgente en leur faveur, ils sont des «prisonniers d’opinion, détenus uniquement en raison de leurs convictions et de leurs activités en faveur de la communauté baha’ie».

Les bahá'ís de France espèrent que ce nouveau développement traduise une réelle volonté de la part des autorités iraniennes de respecter les droits de la défense de ces sept prisonniers. Un signe encourageant en ce sens serait leur libération sous caution.

Une trentaine de bahá'ís sont aujourd'hui détenus en Iran, tous en raison de leurs seules convictions. Ils sont considérés comme des «infidèles non-protégés». Cette minorité religieuse –la première minorité non-musulmane du pays – est qualifiée d' «organisation illégale», et les journaux officiels la nomment le plus souvent «la perverse secte bahá'íe».
Contact : Silène Martino – Tél. 06 23 16 70 82 – silene.martino@gmail.com


Transmis le Août 18, 2009 - 07:49 PM (677 lectures)
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 Prises de position: Iran mardi 18 août: Procès des sept baha'is accusés d'espionnage.
Religions et conflits Communiqué des bahá'ís de France - 13 août 2009



Iran



Les sept bahá'ís accusés d'espionnage jugés mardi, leur avocat incarcéré




Sept bahá'ís, détenus depuis plus d'un an à la section 209 de la prison d'Evine de Téhéran, qui encourent la peine de mort, doivent être jugés mardi prochain. Pourtant, au mépris des règles juridiques, leurs avocats ne pourront pas les défendre : Me Abdolfattah Soltani, du Centre des droits de l'Homme de Téhéran (fermé par les autorités en décembre dernier), est lui même incarcéré depuis le 16 juin, et Me Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix, n'est pas rentrée en Iran depuis le début des troubles.



Semblant ignorer l'incarcération de Me Soltani, les autorités judiciaires iraniennes lui ont adressé un courrier lui demandant de se présenter au procès de ses clients le 18 août à 9 heures.



Les accusés sont cinq hommes et deux femmes, âgés de 37 à 76 ans. On les appelle les «Yaran», les «amis» : ils étaient les administrateurs de la communauté bahá'íe d'Iran, un groupe ad hoc constitué en l'absence de structures élues, dissoutes par le régime après la Révolution de 1979.



Les journaux officiels iraniens indiquent que les «Yaran» sont accusés d'«espionnage pour Israël, offense au caractère sacré de la religion, et propagande contre la République islamique». Les familles ont été oralement averties d'une charge supplémentaire : «propagation de la corruption sur terre» («Mofsed fel arz»). Ces charges, bien entendu infondées, sont passibles de la peine de mort. Me Shirin Ebadi, qui avait accepté de défendre les sept accusés malgré les menaces et les intimidations, n'a jamais pu les rencontrer.



Pour Amnesty International, qui a lancé une action urgente en leur faveur, les sept «Yaran», ainsi que leur avocat, sont des «prisonniers de conscience».



Une trentaine de bahá'ís sont aujourd'hui détenus en Iran, tous en raison de leurs seules convictions. Depuis trente ans, ils sont considérés comme des«infidèles non protégés». Cette minorité religieuse -la première du pays, si on excepte les musulmans sunnites- est qualifiée d' «organisation illégale», et les journaux officiels la nomment le plus souvent «la perverse secte bahá'íe».



Les bahá'ís, déjà persécutés à des degrés divers sous le précédent régime, vivent en sous-citoyens dans leur pays depuis l'avènement de la République islamique en 1979. Ils sont privés d'études supérieures, et d'accès à la fonction publique. Il suffit d'être bahá'í pour voir ses biens confisqués, être privé de retraite, interdit de prêt bancaire, ou licencié. A l'école on encourage les enseignants à humilier en public les enfants bahá'ís. Des centaines de cimetières bahá'ís ont été profanés et rasés. Les citoyens qui s'attaquent aux bahá'ís ne sont pas inquiétés.



Plus de 200 bahá'ís, dont deux mineurs, ont été exécutés par le régime depuis 1979.





contact :

presse@bahai.fr

Silène ALMERAS MARTINO - tel. portable 06 23 16 70 82

Foad SABERAN - saberan@orange.fr


Transmis le Août 13, 2009 - 11:15 PM (639 lectures)
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 Jeunes: Responsables religieux jeunes pour une sécurité partagée
Religions et conflits Lettre du Dr. William F. Vendley, Secrétaire général de Religions pour la Paix, en date du 13 juillet 2009.

Les jeunes continuent de faire progresser la mission de Religions pour la Paix avec beaucoup de force et de créativité.


Le Sommet international des responsables religieux jeunes sur le Désarmement en vue d’une sécurité partagée vient de se terminer à Katmandu. Ils s’y sont engagés à lancer une campagne mondiale des jeunes pour le désarmement.
Il m’a semblé que vous apprécieriez de recevoir le communiqué de presse ci-joint relatif à ce Sommet important.
Permettez-moi d’exprimer ma gratitude à notre réseau de jeunes et à tous ceux qui dans Religions pour la Paix sont  nombreux à se préoccuper de ce problème vital qu’est le désarmement.

 
COMMUNIQUE DE PRESSE
Des leaders jeunes se réunissent du monde entier pour traiter des défis
de la militarisation, de l’armement nucléaire et de l’abus qui est fait de la religion.

 
Katmandu, 10 juillet 2009.

Le sommet international des responsables religieux jeunes consacré au désarmement en vue d’une sécurité partagée a été ouvert par S. E. le Dr. Ram Baran Yadav, président du Népal, à Katmandu le 10 juillet 2009. Organisé par la Conférence mondiale des Religions pour la Paix, l’organisation pluri-religieuse la plus importante du monde, accréditée auprès des Nations Unies et dont le siège est à New York, ce sommet a rassemblé des responsables d’institutions religieuses et d’organismes de la société civile dont une centaine de Népalis et environ cinquante autres participants venus de vingt-cinq pays (1). Assistaient aussi au Sommet des personnalités marquantes telles que M. Kul C. Gauram, ancien Secrétaire général adjoint des Nations Unies, ancien Directeur général adjoint de l’UNICEF, M. Tajiro Kimura, Directeur du Centre régional des Nattons Unies pour la Paix et le Désarmement en Asie et dans le Pacifique,  Le Rev. Kyoichi Sugino, Secrétaire général adjoint de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix, et Mme Stellamaris Mulaeh, Coordonnatrice internationale du Réseau mondial des Jeunes de Religions pour la Paix.

Dans le monde, presque mille personnes sont tuées chaque jour par des armes diverses. Les dépenses militaires ont atteint en 2008 un nouveau record de 1 464 milliards de dollars, alors même que l’économie mondiale était en difficulté et que la majorité de la population mondiale continue de vivre dans une misère extrême. Le commerce légal des armes individuelles atteint chaque année quatre milliards de dollars, auxquels s’ajoute un milliard de commerce illégal. Le monde doit faire face à la prolifération des armements nucléaires, à la poursuite de l’emploi des bombes à fragmentation, des mines anti-personnel et d’autres armes conventionnelles. Il doit faire face aussi à la croissance des dépenses militaires aux dépens du développement et à l’abus qui est fait de la religion pour promouvoir la violence et la guerre.

S. E. le Dr. Baran Yadav, président du Népal, a déclaré : « Nous avons besoin de mettre la force des religions du monde au service de la lutte contre la violence en s’appuyant sur leur message de paix, d’amour et de compassion, particulièrement parmi les jeunes de nos pays. Je tiens à féliciter l’Académie népalaise de la Religion et de la Paix et la Conférence mondiale des Religions pour la Paix d’avoir réuni fort à propos à Katmandu ce sommet international de Responsables religieux jeunes sur le désarmement en vue d’une sécurité partagée.

M. Tadatoshi Akiba, maire de Hiroshima et président des Maires pour la Paix, rassemblement mondial des maires de 2 926 villes de 134 pays, a déclaré dans son message : « La prolifération et l’emploi des armes nucléaires sont des possibilités qui grandissent ; le Traité de non-prolifération est au bord de l’effondrement. Les Maires pour la paix sont heureux de pouvoir travailler avec les communautés de croyants du monde et avec des jeunes à travers le réseau mondial de Religions pour la Paix en vue de faire progresser notre Vision pour 2020, programme tendant à l’élimination complète des armements nucléaires d’ici à 2020, date du 75e anniversaire des bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki. »

M. Kul Gautam, ancien Secrétaire général adjoint des Nations Unies et ancien Directeur général adjoint de l’UNICEF, a fait observer que « Les jeunes sont l’âme de la société. Leur rôle est essentiel dans la transformation de la culture de violence dont sous sommes actuellement les témoins en une culture de paix, partie intégrante de la culture népalaise. Ma longue association avec Religions pour la Paix me donne confiance dans le fait que cette conférence aidera à promouvoir une campagne vigoureuse pour la non-violence et la paix au moyen de la coopération pluri-religieuse au Népal et dans le monde entier. » Il a invité la Conférence mondiale des Religions pour la Paix à soutenir, comme suite à cette réunion, une campagne massive pour faire reculer la violence au Népal, et à envisager de lancer des campagnes de ce genre dans d’autres situations d’après-conflit dans le monde.

Le Rev. Kyoichi Sugino, Secrétaire général adjoint de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix, a déclaré : « Ce Sommet se propose de libérer le potentiel de transformation sociale positive que possède la religion, de souligner le rôle crucial des jeunes dans l’évolution de notre monde, et de mettre en évidence l’avantage supplémentaire que constitue la coopération entre les religions et entre les diverses parties prenantes pour aborder le désarmement en vue d’une sécurité partagée, du développement et de la paix. »

Me Stellamaris Mulaeh, coordonnatrice internationale du Réseau mondial des Jeunes de Religions pour la Paix a déclaré : « Ce Sommet offre une excellente occasion aux jeunes qui ont des responsabilités religieuses de débattre des défis majeurs auxquels se heurte une sécurité partagée et d’élaborer des plans d’action. Sur cette base, les responsables jeunes des réseaux nationaux, régionaux et mondiaux de Religions pour la Paix lanceront une campagne pour la réduction des dépenses militaires et pour promouvoir la sécurité partagée. »

(1)  L’Afghanistan, l’Argentine, le Cambodge, le Canada, la Chine, les Etats-Unis, la France, la Géorgie, la Grèce, l’Inde, l’Indonésie, Israël, le Japon, la Jordanie, le Kenya, la Malaysia, le Népal, la Nouvelle Zélande, le Pakistan, le Pérou, les Philippines, la république du Congo, la République tchèque, Singapour et le Sri-Lanka


Transmis le Juil 19, 2009 - 05:04 PM (978 lectures)
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 Actions, initiatives: Amnesty International : écrire pour les Baha'is emprisonnés en Iran.
Religions et conflits AMNESTY INTERNATIONAL

3 juillet 2009



URGENT ACTION
SEVEN BAHA'IS LEADERS RISK EXECUTION

The seven members of Iran's Baha’i religious minority are scheduled for trial on 11 July. If
convicted, they could face the death penalty.

The detainees' families were told in May that they were now facing the additional charge of mofsed fil arz (being corrupt on earth), which can carry the death penalty, and that a new date for their trial has been set. They are scheduled to appear on 11 July before Branch 28 of the Revolutionary Court in Tehran where they are likely to be charged with mofsed fil arz, as well as "espionage for Israel”, “insulting religious sanctities” and “propaganda against the system." Their lawyers have never been able to visit them since their arrest, though they have been allowed family visits.

The seven are members of a group responsible for the Baha’i community’s religious and administrative affairs in Iran. They are held in Section 209 of Evin Prison, which is run by the Ministry of Intelligence. Six of the group’s leaders - Fariba Kamalabadi Taefi, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Behrouz Tavakkoli and Vahid Tizfahm - were arrested following raids on their homes by officers from the Ministry of Intelligence on 14 May 2008.
A seventh person, acting as a secretary for the group, Mahvash Sabet, had been arrested on 5 March 2008. Fariba Kamalabadi Taefi, Behrouz Tavakkoli and Jamaloddin Khanjani had previously been arrested for their activities on behalf of the Baha’i community. The Baha’i faith is not recognized under the Iranian Constitution.

PLEASE WRITE IMMEDIATELY in Persian, Arabic, English or your own language: calling on the Iranian authorities to release the seven members of the Baha’i minority (naming them) whom Amnesty International considers to be prisoners of conscience held because of their beliefs or peaceful activities on behalf of the Baha’i community;
calling on them to drop the charges against the seven, which Amnesty International consider as politically motivated;
expressing concern that if convicted of the charges they are said to be facing the seven could be sentenced to death;
calling on the authorities to ensure that the seven are protected from torture and other ill-treatment;
urging the authorities to ensure that the seven are given regular access to their families, lawyers of their choice and any medical treatment they may require.

PLEASE SEND APPEALS BEFORE 14 AUGUST 2009 TO:

Leader of the Islamic Republic Ayatollah Sayed ‘Ali Khamenei
The Office of the Supreme Leader
Islamic Republic Street – End of Shahid
Keshvar Doust Street, Tehran, Islamic Republic of Iran
Email: info_leader@leader.ir via website:
http://www.leader.ir/langs/en/index.php?p=letter (English)
http://www.leader.ir/langs/fa/index.php?p=letter (Persian)
Salutation: Your Excellency Head of the Judiciary Ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi
Office of the Head of the Judiciary Pasteur St., Vali Asr Ave., south of Serah-e Jomhouri, Tehran 1316814737
Islamic Republic of Iran
Email: shahroudi@dadgostary-tehran.ir
(In the subject line write: FAO Ayatollah Shahroudi)
Salutation: Your Excellency
And copies to:
Director, Human Rights Headquarters of Iran Mohammad Javad Larijani
Office of the Head of the Judiciary
Pasteur St, Vali Asr Ave., south of Serahe
Jomhuri, Tehran 1316814737
Islamic Republic of Iran
Fax: +98 21 3390 4986 (please keep
trying)
Email: info@dadgostary-tehran.ir
(In the subject line write: FAO Javad
Larijani)
Salutation: Dear Mr Larijani
Also send copies to diplomatic representatives accredited to your country.
Please check with your section office if sending appeals after the above date.
This is the fourth update of UA 128/08 (MDE 13/068/2008,
15 May 2008).
UA Number: XXXXXXXXXXXXX Index
Number: XXXXXXXX
Date: 01 July 2009
Date: 01 July 2009



URGENT ACTION

SEVEN BAHA'IS NOW RISK EXECUTION
ADDITIONAL INFORMATION


The range of crimes punishable by death in Iran is extraordinarily wide, and includes vaguely worded charges, such as "enmity against God" (moharebeh ba Khoda) and "being corrupt on earth" (mofsed fil arz), which are used against people accused of taking up arms against the state, robbery or spying.
These are regarded as crimes against God and as such are not subject to pardon. Offences for which judges may impose the death penalty include those relating to national security.

Under Article 502 of the Penal Code, those convicted of espionage can be sentenced to between one and five years’ imprisonment. The more serious charge of “cooperating with foreign states to harm national security” could be considered to be an instance of moharebeh (enmity against God) and ifsad fil arz (corruption on earth) which are dealt with under Articles 183 to 195 of the Penal Code and attract one of four penalties – execution, cross-amputation, crucifixion or banishment, although the death penalty is the most common punishment applied; or under Article 508, for which the sentence could be from one to 10 years’ imprisonment. “Insulting the religious sanctities” carries the penalty of execution or one to five years’ imprisonment.

“Propaganda against the system” carries a penalty of three months to one year’s imprisonment. Telecommunications salesman Ali Ashtari was hanged in November 2008 after being convicted of espionage for Israel. Anything about his trial?
The Baha’i faith was founded about 150 years ago in Iran and has since spread around the world. Since the establishment of the Islamic Republic of Iran in 1979, the Baha’i community has been systematically harassed and persecuted. There are over 300,000 Baha’is in Iran, but their religion is not recognized under the Iranian Constitution, which only recognizes Islam, Christianity, Judaism and Zoroastrianism. Baha’is in Iran are subject to discriminatory laws and regulations which violate their right to practise their religion freely, as set out in Article 18(1) of the International Covenant on Civil and Political Rights, to which Iran is a state party. The Iranian authorities also deny Baha’is equal rights to education, to work and to a decent standard of living by restricting their access to employment and benefits such as pensions. They are not permitted to meet, to hold religious ceremonies or to practise their religion communally.

Since President Ahmadinejad was elected in 2005, dozens of Baha’is have been arrested.
Members of the Baha’i community in Iran profess their allegiance to the state and deny that they are involved in any subversive acts against the government, which they say would be against their religion. The Baha’i International Community believes that the allegations of espionage for Israel which have over the years been made against the community in Iran stem solely from the fact that the Baha’i World Centre is in Israel.
Further Information on UA 128/08 (MDE 13/068/2008, 15 May 2008).
UA Number: XXXXXXXXXXXXX Index Number:
XXXXXXXX



Transmis le Juil 14, 2009 - 08:11 PM (649 lectures)
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 Prises de position: Un point de vue sur Israël - Palestine.
Religions et conflits Israël-Palestine 17 mai 2009
Par Laurent Klein


Réfléchir aux perspectives de sortie de crise en Terre Sainte depuis Paris est un drôle d’exercice ! Comment, lorsque l’on n’a aucune influence politique, aider à résoudre ce conflit ? Quelle contribution apporter pour aider Israéliens et Palestiniens à sortir de l’ornière ?

Transmis le Juin 12, 2009 - 12:21 AM (1374 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Nouvelle accusation contre les sept administrateurs bahá’ís en Iran.
Religions et conflits

LES BAHA’IS DE FRANCE

Communiqué



Les sept administrateurs bahá’ís en Iran accusés d'être des «propagateurs de la corruption sur Terre»





Paris, 13 mai 2009 – Ils sont sept, cinq hommes et deux femmes. Leur détention provisoire dure depuis un an, en Iran. Leur seul tort : ils sont bahá'ís, fidèles d'une religion persécutée dans le pays. Aucune charge officielle ne leur a été signifiée mais la presse rapporte que le Parquet de Téhéran les accuse d'«espionnage au profit d'Israël». Il y a quelques jours, les services pénitentiaires ont rapporté à leurs familles l'accusation supplémentaire de «propagation de la corruption sur Terre». Les sept attendent leur procès. Leur avocate,: le Prix Nobel de la paix Shirin Ebadi, n'a pas pu les rencontrer, ni avoir accès à leur dossier.



Elles s'appellent Fariba Kamalabadi et Mahvash Sabet. Ils s'appellent Jamaloddin Khanjani, Afif Naïmi, Saïd Rezaï, Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm. Le plus jeune a 37 ans, le plus âgé, 76. Ils sont psychologue, enseignante, industriels, ingénieur agricole, travailleur social et optométriste, tous Iraniens, de Téhéran. Six ont été arrêtés le 14 mai 2008 à l'aube, à leur domicile, la septième quelques mois plus tôt lors d'un séjour à Mashhad. Leurs crimes? Officiellement, aucun. Mais l'Agence de presse des étudiants ISNA, citant le Procureur général adjoint de Téhéran, accuse ces hommes et ces femmes d'«insulte au caractère sacré d'une religion», d'«espionnage pour Israël», de «propagande contre la République islamique». Depuis quelques jours, l'accusation supplémentaire de «propagation de la corruption sur Terre» a été transmise aux familles des détenus par l'administration pénitentiaire. Elle pourrait être comique si elle n'était glaçante : elle est passible de la peine de mort. Ils sont bien sûr innocents.



On les accuse également d'«appartenance à l'organisation illégale bahá'íe ». De fait, ces sept personnes sont les administrateurs de la communauté bahá'íe d'Iran, persécutée depuis l'avènement de la République islamique. Ils sont tous les sept connus des autorités et n'ont jamais caché leurs activités : jusqu'à leur arrestation, ils étaient les intermédiaires entre les bahá'ís et l'Etat iranien pour tenter d'adoucir le sort de leurs correligionaires persécutés. On les appelait les «yaran», les «amis», en persan.



Il y a un an, leur arrestation, puis leur détention arbitraire, avaient provoqué une vague d'indignation internationale. En février, l’annonce de l’imminence de leur procès avait de nouveau soulevé les plus vives inquiétudes. Pour Amnesty International, les sept «yaran» sont des «prisonniers de conscience».



A la veille de l’anniversaire de leur emprisonnement, ils se sont vus accusés de propager «la corruption sur Terre», et l'inquiétude redouble. Passible de la peine de mort selon le code pénal de la République islamique d’Iran, ce chef d'accusation a été utilisé à l’encontre des bahá'ís d’Iran dans les années qui ont suivi la révolution. Il avait justifié l’exécution de plus de 200 baha’is, dont deux mineurs de 15 et 16 ans.



Le président Mahmoud Ahmadinejad a prononcé un discours à la tribune des Nations Unies lors de la conférence Durban II, où il soulignait l’importance de «la justice et de la dignité humaine» et de «l’établissement d’un système mondial juste». Les bahá'ís le prennent au mot, et demandent un procès équitable. Cela implique, entre autres, que Me Shirin Ebadi, qui a accepté d'être l'avocate des «yaran» à la demande de la Fédération internationale des droits de l'homme, ainsi que ses collègues avocats du Centre des droits de l'homme récemment fermé par les autorités, puissent enfin rencontrer leurs clients et préparer leur défense. Il faut aussi que le procès soit public, en présence d'observateurs internationaux.



Les 300 000 bahá'ís d'Iran constituent la minorité religieuse la plus importante du pays. Considérés comme des «infidèles non protégés», privés d'accès à l'université, à la fonction publique, souvent privés de leurs droits à la retraite, de lieu de sépulture, empêchés de contracter des prêts et licenciés de leur entreprise au seul motif qu'ils sont bahá'ís, ils ne sont pas reconnus par la Constitution de la République islamique. Outre les sept «yaran», une cinquantaine de bahá'ís sont détenus en Iran.



www.amnesty.org



Contact : Brenda Abrar +33 6 14 81 73 98

Silène Almeras-Martino +33 6 23 16 70 82

Transmis le Mai 14, 2009 - 11:13 PM (775 lectures)
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 Prises de position: Jeunes israéliens et palestiniens. Communiqué (en anglais).
Religions et conflits


Communique from Israeli and Palestinian Youth

EMERGENCY CONSULTATION
OF ISRAELI AND PALESTINIAN RELIGIOUS YOUTH
COMMUNIQUÉ
21 JANUARY 2009 | PARIS, FRANCE



Four Israeli and four Palestinian youth leaders—Christian, Jewish, and Muslim—from East and West Jerusalem, gathered in Paris to discuss the current challenges, discern shared concerns and develop common action. The consultation was organized by Religions for Peace, the world’s largest and most representative multi-religious coalition.

The consultation began with reflections on the impact of the war in Gaza and Southern Israel. Participants engaged in honest and open exchange of their personal sentiments, pain, fear, and hope.

On the second day, Israelis and Palestinians first met separately to discuss their respective challenges and concerns, followed by a joint session in which contentious issues, including root causes of the present conflict, were raised in a spirit of honesty and trust. There were painful moments when participants found fundamental differences in their respective understandings of the causes of the current conflict. Despite such difficulties, participants kept their courage and commitment to dialogue and listened to different perspectives.

The consultation was supported by Religions for Peace Global Youth Network members on six continents through prayer and simultaneous actions. Among many actions in solidarity were the presentation by a youth delegation from Religions for Peace Japan of 1,600 messages of peace and support from Japanese religious youth leaders, and the European Interfaith Youth Network’s initiatives in support of Israeli and Palestinian youth. The participants felt enriched and inspired by such insights from an international context, which contributed to the mutual learning experience. Participants also appreciated the warm and generous welcome provided by the Religions for Peace French chapter.

The Israeli and Palestinian youth leaders expressed their commitment to continue dialogue around shared concerns and to develop a plan of action in Jerusalem through broadening the circle of dialogue between the two peoples.




Transmis le Avr 28, 2009 - 12:23 AM (1046 lectures)
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 Prises de position: Protéger les innocents au Sri Lanka.
Religions et conflits Déclaration du Secrétaire général
Protéger les innocents au Sri Lanka

20 avril 2009


Cent cinquante mille civiles sont en sérieux danger, pris au piège entre les militaires gouvernementaux et les forces des Tigres de la Libération de l’Eelam Tamil, sur une étroite bande de terre au Sri Lanka. Les lieux où ils vivent sont bombardées par l’armée sri-lankaise, et les Tigres tamoul se servent d’eux comme de boucliers humains.

Des photos aériennes prises ce matin montrent des milliers de gens s’efforçant de quitter la zone des combats tandis que des dizaines de milliers restent sur place. Le Groupe international des crises et d’autres organisations dignes de foi font savoir que les populations encore prises au piège souffrent d’une grave pénurie d’eau, de denrées alimentaires et de soins médicaux.

Le gouvernement et les Tigres tamoul sont responsables de la protection des civils innocents. Deux mesures d’urgence doivent être prises.

Le gouvernement sri-lankais doit stopper son offensive et accepter une trêve humanitaire sous le contrôle des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge pour rendre possibles les secours et la mise en place d’un corridor humanitaire permettant aux civils innocents d’évacuer les lieux. Les Tigres tamoul doivent immédiatement permettre aux civils de quitter la zone et cesser les recrutements forcés. Le droit humanitaire international doit être respecté par les deux parties. Le fait que l’une d’elles ne l’observe pas ne donne pas à l’autre le droit de nuire aux innocents ni de ne pas les protéger.

Le Conseil de sécurité des Nations unies, d’autres organisations internationales et les pays en relations avec le Sri Lanka doivent faire usage d’urgence de tous les moyens à leur disposition pour assurer la protection des innocents.

Religions pour la Paix Sri Lanka travaille avec des responsables des communautés bouddhiste, hindouiste, chrétienne et musulmane pour soutenir leur coopération en vue de la paix. Ces communautés ont un héritage moral très fort et des membres qui peuvent aider à construire un climat de paix après qu’on se sera occupé de cette crise humanitaire.

Dr. William F. Vendley
Secrétaire Général


Transmis le Avr 21, 2009 - 12:48 AM (830 lectures)
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 Prises de position: Prise de position sur le processus de paix en Terre Sainte.
Religions et conflits Contact:
Ms. Andrea Louie, Religions for Peace
New York, USA
Tel: (+1) 212-687-2163
alouie@wcrp.org

Communiqué de presse.


Le Conseil de Religions pour la Paix du Proche Orient et de l’Afrique du Nord
demande que le processus de paix en Terre Sainte prenne un vigoureux nouveau départ.

Le Conseil adresse cet appel aux chefs d’Etat, aux Nations Unies, à la Ligue arabe, et à l’Organisation des Etats islamiques—


(New York, 1er avril 2009)— Le Conseil de Religions pour la Paix pour le Proche Orient et l’Afrique du Nord, organe régional de l’organisation pluri-religieuse mondiale la plus grande et la plus représentative, a lancé aujourd’hui un appel à la reprise du processus de paix en Terre Sainte, y compris un encouragement à l’engagement des hauts responsables religieux à la recherche de la paix, l’octroi d’une aide humanitaire à Gaza, le respect des élections démocratiques dans la région et la sauvegarde de Jérusalem comme ville sainte accessible à tous les croyants.
Vingt membres du Conseil de Religions pour la Paix pour le Proche Orient et l’Afrique du Nord – musulmans, chrétiens et juifs – se sont réunis à Istanbul les 2 et 3 avril. Ils ont prié le Dr. William F. Vendley, secrétaire général de Religions pour la Paix de faire parvenir cet appel dans une lettre adressée au nom du Conseil aux Nations Unies, aux Quatuor sur le Proche Orient dans le cadre des Nations Unies, à la Ligue arabe, à l’Organisation des Etats islamiques, à S. M. le roi Abdullah d’Arabie saoudite, gardien des deux mosquées sacrées, et au président des Etats Unis Barack Hussein Obama.
« Nous partageons votre profond souci de la paix en Terre Sainte » ont déclaré les responsables religieux. « Nous avons en horreur les grandes souffrances de tant d’innocents dans nos pays. La violence et les destructions terribles de la guerre récente à Gaza rendent urgent notre désir de travailler ensemble à établir une paix réelle fondée sur la justice et le droit international, capable d’assurer la sécurité à tous. »
Dans leur lettre, ces hautes personnalités religieuses pressent les responsables politiques d’aider à ce que :

1 – « le processus de paix prenne un vigoureux nouveau départ. En particulier, nous [les responsables religieux] avons pris note des efforts que représente l’initiative de paix arabe, de ceux du Quatuor sur le Proche Orient des Nations Unies et des possibilités qu’ouvre la nouvelle Administration des Etats Unis. Toutes les voies doivent être utilisées pour que reprenne un processus de paix entièrement sérieux et soutenu.

2 – « les responsables religieux s’engagent dans la recherche de la paix. Nous sommes des responsables religieux, non des politiciens. Nous réclamons des efforts politiques audacieux et honnêtes conçus de manière à réaliser la paix dans la justice. Nous n’en sommes pas moins convaincus qu’il n’y aura pas de paix réelle sans un engagement adéquat des leaders religieux de Terre Sainte. Nous demandons à être engagés de manière appropriée, et consultés formellement sur les questions relatives à la religion, aux lieux saints et à la liberté du culte.

3 – « les besoins humanitaires de la population de Gaza soient traités d’urgence et le siège levé. Nous demandons que l’aide nécessaire de façon critique soit fournie immédiatement et que la reconstruction commence sans délai.

4 – « les élections démocratiques et les processus politiques internes soient respectés. Nous estimons que les processus démocratiques dans la région doivent être respectés et reconnus par toutes les parties et par la communauté internationale.

5 – « que soit préservé le statut de Jérusalem comme une ville sainte accessible à tous les croyants, particulièrement ceux qui vient en Terre Sainte. Le statut politique définitif de Jérusalem devra être décidé en conformité des dispositions du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies.
« Nous avons adopté la notion de "sécurité partagée" qui témoigne du fait que la sécurité et le bien-être à la fois des Israéliens et des Palestiniens sont dans un rapport étroit et réciproque » ont dit les responsables religieux. « Il faut que soit initié un processus de paix soutenu, fondé sur le droit international, qui mettra un terme à l’occupation et établira une paix juste, garantissant la sécurité et l’épanouissement à la fois des Palestiniens et des Israéliens. »
Le Conseil de Religions pour la Paix pour le Proche Orient et l’Afrique du Nord rassemble des responsables religieux de haut niveau qui représentent les principales communautés de croyants de la région et qui se sont engagés à travailler ensemble par le dialogue et par l’action à la paix avec la justice dans cette partie du monde.

Religions for Peace is the world’s largest and most representative multi-religious coalition advancing common action for peace since 1970. Headquartered in New York and accredited to the United Nations, Religions for Peace works through affiliated inter-religious councils in 70 countries in six continents.



Transmis le Avr 14, 2009 - 11:53 PM (1084 lectures)
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 Prises de position: Procès des Baha'is détenus en Iran.
Religions et conflits Procès attendu des iraniens baha'is.
Divers articles sur ce sujet, classés par date décroissante.

Situation dramatique des baha'is en Iran : Procès annoncé des sept administrateurs :


-Procès repoussé au 18 octobre 2009.


- Les sept bahá'ís accusés d'espionnage jugés mardi 18 août, leur avocat incarcéré.


- Appel d'Amnesty International à écrire aux responsables iraniens.


-Date annoncée pour le procès : 11 juillet 2009


- Les sept administrateurs bahá’ís en Iran accusés d'être des «propagateurs de la corruption sur Terre»


- Lettre au Procureur général de la République islamique d'Iran


- Communiqué : inquiétude après des supposés "aveux".


- Communiqué de presse du 17.02.09


- Biographies des personnes emprisonnées


- Déclaration de la présidence au nom de l'Union européenne


- Lettre ouverte d'intellectuels iraniens, à la Communauté Baha'ie.


- Réactions internationales au procès attendu des iraniens baha’ís




Transmis le Avr 07, 2009 - 11:48 PM (1153 lectures)
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 Prises de position: Lettre au Procureur général de la République islamique d'Iran.
Religions et conflits COMMUNAUTE INTERNATIONALE BAHÁ’IE

Bureau des Nations-Unies


866 United Nations Plaza, Suite120, NewYork, NY10017USA

Téléphone: 212-803-2500, Fax: 212-803-2566, Email: uno-nyc@bic.org



Le 4 mars 2009

Ayatollah Qorban-Ali Dorri-Najafabadi
Procureur général
République islamique d’Iran


Monsieur le Procureur.

Votre récente déclaration au sujet des affaires administratives des bahá’ís d’Iran a porté sur
la place publique des problèmes qui touchent à la sécurité et aux moyens d’existence des membres
de cette communauté mais qui ont aussi des implications graves quant au futur de chaque citoyen de
cette noble nation. Les réponses de la communauté bahá’ie iranienne à votre déclaration vous ont
certainement été communiquées. Les bahá’ís d’Iran se comptent par plusieurs centaines de milliers.
Les Yaran et les Khademin, ces petits groupes qui se sont occupés des besoins spirituels et sociaux
de leurs coreligionnaires, les premiers au niveau national et les seconds au niveau local, ont assuré
qu’ils étaient prêts à cesser leur fonctionnement collectif. Cette décision a été prise avec pour seule
motivation leur désir de démontrer, une fois encore, la bonne volonté que les bahá’ís ont
constamment montré envers le gouvernement de la République islamique d’Iran.

La Maison universelle de justice nous a assurés que l’arrêt de fonctionnement de ces
groupes ne doit pas être une cause d’inquiétude. Comme tous ceux qui observent avec impartialité
ces événements et qui connaissent l’histoire de cette religion, les millions de bahá’ís qui résident
dans pratiquement tous les pays du monde n’ont aucun doute que les bahá’ís d’Iran trouveront les
moyens de mettre en oeuvre la vie spirituelle de leur communauté comme ils l’ont fait pendant des
générations au cours des cent soixante-cinq ans de persécution qu’ils ont déjà connue. Toutefois, en
tant que représentants aux Nations-Unies des cent soixante-quinze assemblées spirituelles
nationales de par le monde, la gravité des accusations lancées contre les Yarans et les Khademin
nous oblige à porter à votre connaissance dans une lettre ouverte quelques points fondamentaux en
vous demandant de les examiner avec l’impartialité qu’ils méritent.

En référence à l’article 20 de la Constitution de la République islamique d’Iran qui traite des
droits des citoyens, ainsi qu’à l’article 23 qui traite de la liberté de croyance, vous avez affirmé :
« [Tout le monde] est libre d’adhérer à un principe ou à une croyance, mais l’exprimer ou le
proclamer dans le but de perturber les idées des autres, de manipuler, de simuler, de disséminer [des
idées] ou de tenter de toute autre manière de tromper et de troubler les gens, ne sera pas autorisé. »
Une telle affirmation est proprement incroyable. Tout le monde s’accorde à dire que de telles
affirmations ont été utilisées au cours des siècles par des régimes autoritaires pour justifier la
suppression arbitraire de la liberté de conscience et de croyance. Suggérer qu’il est possible de
séparer la conviction d’un individu de son expression en paroles ou en actes est un raisonnement
faussé. Pour en comprendre l’absurdité, il suffit de se demander quel serait le sens d’avoir une foi si
elle ne se manifestait pas consciemment dans notre relation aux autres. Nuancer l’argument en
impliquant que seules les expressions de croyances qui perturbent la pensée des autres sont

répréhensibles peut sembler raisonnable en première approche. Dans la réalité, toute action ou tout
commentaire peut être accusé d'être une cause de perturbation des pensées des autres et ainsi les
autorités s'arrogent le droit d'en supprimer les auteurs. Cela dit, les bahá’ís d’Iran ne sont pas
concernés par cet aspect des choses. Ils n’ont jamais cherché à créer de telles perturbations, n’ont
jamais tenté de tromper ou de troubler les gens. Puisque vous avez soulevé cette question de la
liberté dans le cadre des articles de la Constitution concernant les droits des citoyens iraniens et que
vous connaissez parfaitement cette attitude constante des bahá’ís, nous supposons que c’est pour
leur accorder au moins quelques-uns de ces droits qui leur sont refusés depuis trente ans maintenant
que vous demandez que les activités des Yaran et des Khadimin soient limitées.

Vous connaissez très bien les détails de ce dossier :

·À la suite de la Révolution islamique de 1979, les bahá’ís d’Iran, depuis longtemps victimes
d’éruptions périodiques de violence, dont les dernières furent perpétrées par la tristement
célèbre SAVAK, subirent une nouvelle vague de persécution.

·En août 1980, les neuf membres de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís d’Iran (un
conseil national dont l’élection et le fonctionnement sont prescrits dans les enseignements
bahá’ís et qui fait partie de la structure administrative bahá’ie dans tous les pays) furent
enlevés et disparurent sans laisser de trace. Ils furent sans doute exécutés.

·Les suivants à être élus membres de ce conseil ainsi que des dizaines de gens influents de la
communauté bahá’ie, y compris plusieurs membres d’assemblées spirituelles locales (ces
conseils opérant au niveau local), furent exécutés par le gouvernement dans les années qui
suivirent.

·En 1983, le Procureur général d’Iran ordonna le démantèlement de la structure
administrative bahá’ie. En réponse, l’Assemblée spirituelle nationale d’Iran décida de se
dissoudre et de dissoudre toute la structure administrative du pays comme démonstration de
bonne volonté envers le gouvernement.

·À la suite de quoi des arrangements appropriés furent faits pour s’occuper des besoins
spirituels et sociaux des quelques 300 000 bahá’ís d‘Iran et ce en formant les Yaran au
niveau national et les Khademin au niveau local.

·Pendant près de vingt ans, les agences gouvernementales eurent des contacts réguliers avec
les Yaran et les Khademin (contacts parfois amicaux, parfois prenant la forme
d’interrogatoires excessivement longs et agressifs), se concertèrent avec leurs membres et
furent toujours informées de leurs activités. Il sembla même qu’un certain degré de dialogue
entre bahá’ís et agences gouvernementales pouvaient exister.

·C’est pourtant pendant cette période qu’on découvrit l’existence d’un mémorandum daté de
1991 et signé de l’Hujjatu’l- Islam Seyyed Mohammad Golpaygani, alors Secrétaire du
Conseil culturel suprême révolutionnaire d’Iran. Il demandait que les progrès et le
développement des bahá’ís d’Iran soient contrecarrés par un certain nombre de mesures
précises, qu’il énumérait, et par un plan destiné « à combattre et à détruire leurs racines
culturelles en dehors du pays ».

·Le harcèlement et les mauvais traitements continuèrent sans interruption pendant cette
période mais ils furent portés à de nouveaux niveaux d’intensité ces dernières années quand
des éléments qui, historiquement, se vouaient à la destruction de la communauté bahá’ie, virent leur influence s’accroître dans les affaires du pays.

·La campagne officielle de dénigrement du nom de la Foi bahá’ie par l’intermédiaire des
mass-médias : articles de journaux, sites du web, programmes de radio et de télévision,
films... s’accentua vers 2005 et n’a jamais cessé depuis. Il ne fait aucun doute que des
mesures systématiques sont prises pour mettre en application les propositions du
mémorandum de 1991.

·En mars 2006, une lettre confidentielle du Quartier-général militaire iranien datée du 29
octobre demandait à diverses agences de renseignements, à d’autres organisations policières
ainsi qu’aux Gardes révolutionnaires, d’identifier et de surveiller les bahá’ís dans tout le
pays. Remarquée par le Rapporteur spécial des Nations-Unies pour la liberté de religion et
de croyance, cette lettre souleva une grande inquiétude dans le monde pour la sécurité des
bahá’ís.

·Par le biais d’un formulaire qui les aurait contraints à renier leur conviction religieuse, les
jeunes bahá’ís sont depuis plus de vingt ans privés d’université. Au début de l’année scolaire
2006-2007, la pression de l’opinion publique mondiale ayant conduit à une modification du
processus d’inscription, quelques centaines de bahá’ís purent s’inscrire, mais leur espoir de
poursuivre de hautes études fut bientôt brisé. Cette même année le ministère de la science,
de la recherche et des techniques publia une lettre envoyée à quatre-vingt-une universités
leur demandant d’expulser tous les étudiants connus pour être bahá’ís.

·Cette lettre fut suivie en avril 2007 par une autre publiée par les services des
renseignements généraux et les forces de sécurité limitant l’implication des bahá’ís, déjà
interdits d’emploi dans les secteurs publics, dans une vingtaine de branches d’activités. Ce
document renforce les efforts pour étrangler économiquement la communauté bahá’ie.

·Ces dernières années, le nombre de bahá’ís arrêtés sans raison a beaucoup augmenté. Le
nombre de confiscations de propriétés appartenant à des bahá’ís, les attaques de maisons où
vivent des bahá’ís, les incendies criminels des propriétés bahá’íes, la profanation et la
démolition des cimetières bahá’ís, la fermeture de boutiques appartenant à des bahá’ís, le
refus des banques de prêter de l’argent à des bahá’ís et le refus de droits commerciaux, le
harcèlement des locataires bahá’ís par leurs propriétaires, les menaces contre les gens qui
fréquentent des bahá’ís, la diffamation des enfants bahá’ís par leurs professeurs pendant
leurs classes, tous ces actes sont en forte augmentation et sont, sans l’ombre d’un doute,
orchestrés systématiquement ville par ville.

·L’an dernier, les sept membres des Yaran furent emprisonnés, l’une en mars et les six autres
en mai. Ils furent tenus au secret, isolés, et sans contact avec leur famille pendant quelque
temps. Puis des membres de leurs familles purent venir les voir brièvement et sous bonne
garde. Mais les prisonniers n’ont toujours pas eu accès à leurs conseillers juridiques. La
sévérité de leurs conditions d’emprisonnement a varié au long des mois et à un moment les
cinq hommes étaient enfermés dans une même cellule de 10 m2, sans lit.

·Finalement, après neuf mois d’emprisonnement sans que soit trouvé la moindre preuve de
malversation de leur part, les membres des Yaran furent accusés d’espionnage au profit
d’Israël, de blasphème et de propagande contre la République islamique. On annonça aussi
qu’ils passeraient bientôt en procès.


·Cette annonce fut presque immédiatement suivie d’informations qui indiquaient que vous
aviez écrit au ministère de l’information en indiquant que l’existence des Yaran et des
Khademin était illégale en Iran tout en soulevant la question des droits constitutionnels des
Iraniens à la liberté de croyance. Vous fîtes ensuite une annonce officielle dans ce sens.
------

Monsieur le Procureur, les événements de ces dernières années et la nature des accusations
portées conduisent tout observateur impartial à se poser la question de l’intention cachée derrière
cette perpétration systématique d’injustices envers les bahá’ís d’Iran. A supposer que certains
malentendus aient pu exister quant aux motivations de la communauté bahá’ie pendant les débuts
turbulents de la révolution, comment de tels soupçons peuvent-elle encore persister aujourd’hui ?
Est-il possible qu’un seul membre du gouvernement respecté d’Iran croie sincèrement ces fausses
accusations constamment répétées contre les bahá’ís de ce pays ? Les faits qui suivent ne sont-ils
pas connus des diverses branches du gouvernement ?

·Quelque soit le pays où ils résident, les bahá’ís s’efforcent de promouvoir le bien-être de la
société. On leur demande de travailler avec leurs compatriotes à développer l’amitié et
l’unité et à établir la paix et la justice. Par les moyens légaux dont ils disposent, ils cherchent
à faire respecter leurs droits et ceux des autres et se conduisent en tout temps avec honnêteté
et intégrité. Ils évitent les conflits et les dissensions. Ils s’abstiennent de lutter pour
conquérir le pouvoir politique.

·Un des principes fondamentaux de la religion bahá’ie est que ses adeptes s’abstiennent
strictement de toute participation dans des activités politiques partisanes que ce soit au
niveau local, national ou international.

·Agir délibérément en violation de l’allégeance à son pays est explicitement interdit dans la
foi bahá’ie. Les bahá’ís ont partout démontré qu’ils adhéraient à ce principe.

·La structure administrative bahá’ie établie dans plus de cent quatre-vingt pays est un moyen
de canaliser les énergies des bahá’ís au service du bien commun et d’organiser les affaires
religieuses et sociales de la communauté bahá’ie elle-même. Ce concept n’implique pour les
bahá’ís aucun projet politique ni aucune sorte d’interférence dans les affaires du
gouvernement.

·Le centre international de la religion bahá’ie est situé dans les frontières de ce qui est
aujourd’hui Israël et ce à la suite d’exils successifs imposés à Bahá’u’lláh au milieu du dix-
neuvième siècle par les gouvernements perses et ottomans. Exilé de sa Perse natale,
Bahá’u’lláh fut envoyé à Bagdad, Istanbul et Edirne puis finalement dans la ville-prison
d’Acre en 1868, c’est-à-dire quatre-vingt ans avant la création de l’État d’Israël. C’est là
qu’il mourut en 1892. C’est un fait naturel et tout-à-fait établi que les bahá’ís contactent
régulièrement le centre mondial de leur religion pour ce qui concerne leurs affaires
individuelles et collectives.

·Les bahá’ís ont le plus grand respect pour toutes les religions. Nos Écrits parlent de l’islam
comme de la « religion bénie et lumineuse de Dieu » et le Prophète Muhammad est « la
lampe resplendissante de l’état de Prophète » , « le Seigneur de la création » et « le Soleil du
monde » qui « par la volonté de Dieu brilla à l’horizon de Hijaz ». Le rang de l’Imam ‘Ali
est décrit par des termes comme « la lune du ciel de la connaissance et de la
compréhension » et « le souverain de la cour de la connaissance et de la sagesse. ». Dans
une tablette de souvenance révélée par Bahá’u’lláh lui-même pour l’Imam Huseyn, il parle
de lui comme « la fierté des martyrs » et « le soleil du renoncement brillant au-dessus de
l’horizon de la création. »

·Les bahá’ís sont exhortés à faire preuve d’un grand sens de rectitude morale dans leurs
activités, de chasteté dans leur vie individuelle et d’une complète libération de préjugés dans
leurs rapports avec les gens de toutes races, classes ou croyances.

*

Monsieur le Procureur, à la lumière de ces faits bien établis, il est difficile de comprendre
comment on peut appliquer aux activités bahá’íes en Iran des mots comme « manipulateurs »,

« fourbes », « dangereux » et « menaçants ». Considérez-vous comme dangereux les efforts d’un
groupe de jeunes gens que leur sens du devoir envers leurs concitoyens pousse à travailler avec des
jeunes de familles modestes pour améliorer leurs connaissance en mathématiques, leur pratique du
langage et pour développer leurs capacités à jouer un rôle constructif dans le progrès de leur
nation ? En discutant avec leurs voisins d’idéaux nobles et élevés, en renforçant leurs conviction
que l’amélioration du monde se fera à travers des actes nobles et purs et par une conduite correcte et
louable, les bahá’ís menacent-ils la société ? Comment peut-on traiter de manipulateur un couple
qui, dans le privé de leur demeure, éclairent quelques amis troublés par le portrait des bahá’ís qu’ils
découvrent dans les mass-médias, partagent avec eux la vraie nature de leurs croyances qui tournent
autour de vérités comme l’unité de Dieu et l’unité de l’humanité ? Où est la duplicité chez un enfant
qui, à l’école, après avoir écouté des insultes proférées contre le fondateur de sa religion, lève
poliment la main et demande la permission d’expliquer aux autres élèves quelques-uns des
enseignements qu’il suit ? Où est la tromperie lorsqu’un jeune homme, désireux d’acquérir des
connaissances, recherche auprès des autorités le droit d’entrer à l’université sans avoir à mentir à
propos de sa religion ? Quel mal y a-t-il à se réunir à quelques familles régulièrement pour prier
ensemble et pour discuter de sujets d’importance pour tous ? Puisque l’âme humaine n’a pas de
sexe, est-ce si grave d’affirmer qu’hommes et femmes sont égaux aux yeux de Dieu et qu’ils
devraient travailler côte à côte dans tous les domaines de l’activité humaine ? Et est-ce si
déraisonnable pour un petit groupe de gens de faciliter, en l’absence des structures administratives
prescrites par leurs enseignements, le mariage des jeunes couples, l’éducation des enfants et
l’enterrement des morts en conformités avec les principes de leur religion ?

Ce ne sont que quelques exemples des diverses activités pour lesquelles les bahá’ís d’Iran
sont si cruellement persécutés. Depuis trente ans on leur a nié le droit de pratiquer ce genre
d’activité.

Monsieur le Procureur, il est vrai que depuis vingt ans des membres officiels du
gouvernement ont dit aux Yaran et aux Khademin qu’ils protègent la communauté bahá’ie contre
ceux qui considèrent ses membres comme des éléments négatifs de la société. Il est vrai que dans
chaque peuple on peut trouver une petite fraction de gens qui, succombant aux forces de la haine
peuvent être poussés à accomplir des actes cruels, mais dans l’ensemble notre vision du peuple
iranien ne correspond pas à l’image donnée par ces officiels. Mesquinerie et étroitesse d’esprit ne
correspondent pas aux qualités que nous attribuons aux Iraniens. Nous voyons plutôt en eux leur
fervent engagement pour la justice, comme ces citoyens d’une ville qui écrivirent une pétition au
gouverneur lorsque plusieurs boutiques appartenant à des bahá’ís furent fermées sans raison. Nous
voyons la fidélité dans ses jeunes musiciens qui refusèrent de jouer lorsque leurs collègues bahá’ís
furent interdits de participation dans un récital. Nous voyons le courage et la ténacité de ces
étudiants qui étaient prêts à signer une pétition et à boycotter un examen auquel leurs camarades
bahá’ís avaient eu l’interdiction de participer. Nous voyons l’esprit de générosité et de compassion
des voisins d’une famille dont la maison fut attaquée au bulldozer, qui exprimèrent leur sympathie
et offrirent jour et nuit leur soutien et demandèrent justice et réparation. Et nous entendons la voix
de tant d’Iraniens qui s’élève en défense de leurs compatriotes bahá’ís et qui fait écho au glorieux
passé de leur pays. Nous ne pouvons manquer de remarquer avec gratitude que la grande majorité
de ceux qui soutiennent ouvertement une communauté bahá’ie aux abois souffrent eux-mêmes
d’oppression similaire, qu’ils soient étudiants ou universitaires, journalistes ou militants, artistes ou
poètes, intellectuels ou partisans du droit des femmes ou même simples citoyens.

Monsieur le Procureur, la décision que doit prendre la magistrature iranienne dans les jours
qui viennent aura des implications qui s’étendront bien au-delà de la communauté bahá’ie de ce
pays. C’est la liberté de conscience pour les membres de votre nation qui est en jeu. Nous espérons
que pour la sainteté de l’islam et pour l’honneur de l’Iran les magistrats sauront être justes dans leur
jugement.

Respectueusement.

Communauté internationale bahá’ie

cc : Mission permanente de la République islamique auprès des Nations Unies



Transmis le Mar 12, 2009 - 12:35 AM (910 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Procès des Baha'is détenus en Iran : "Aveux "?
Religions et conflits LES BAHA'IS DE FRANCE
Communiqué

Iran :
Le procureur général de l'Iran affirme qu'ils seraient passés aux aveux

L'inquiétude redouble pour les sept détenus baha'is accusés de «blasphème» et d'«espionnage» en Iran



Paris le 1er mars – Le procureur général de l'Iran a annoncé vendredi que les sept baha'is incarcérés depuis huit mois et plus à la prison d'Evin auraient «reconnu les charges» retenues contre eux. Ces deux femmes et cinq hommes âgés de 35 à 75 ans sont accusés d'«appartenance à l'organisation illégale baha'ie», «espionnage au profit d'Israël», «blasphèmes» et «propagande contre la République islamique d'Iran». Ils sont bien sûr innocents, et l'inquiétude grandit après l'annonce du magistrat. Le procès est annoncé comme imminent. L'avocate des sept baha'is, Me Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix, n'a toujours pas pu les rencontrer, ni consulter leur dossier.

Pendant 3 à 5 mois, les prisonniers ont été détenus au secret. Ils se trouvent à présent à la prison d'Evin à Téhéran, dans la section 209 qui dépend des services de renseignement. Les deux femmes sont ensemble, les cinq hommes enfermés dans une même cellule de 10m2, sans lit. Après avoir été interdits de visite pendant cinq mois, ils voient leurs proches au cours de brèves visites, sous surveillance, qui leur sont refusées si leurs conversations déplaisent.

Pour Amnesty International, ces personnes sont des «prisonniers d'opinion», et «si elles étaient condamnées, elles risqueraient de se voir infliger de longues peines d'emprisonnement, voire la peine de mort». Environ 200 baha'is ont été exécutés en Iran depuis 1979 et 27 autres sont actuellement incarcérés en Iran, au seul motif de leur appartenance religieuse.

Les charges ne tiennent pas. Les sept inculpés sont les intermédiaires de la communauté baha'ie auprès des autorités. Leurs activités sont connues, et ils sont surveillés depuis des années. Leur rôle consistait à gérer les affaires courantes de la communauté baha'ie. Mais aussi, tenter d'alléger la pression sur cette minorité, privée des droits les plus élémentaires depuis l'avènement de la République islamique en 1979.

Considérés comme des «infidèles non protégés», les 300.000 baha'is d'Iran sont la minorité religieuse la plus importante du pays. Ils ne sont pas reconnus par la Constitution et, 30 ans après la révolution islamique, continuent de faire l'objet de persécutions systématiques. Ils ont été expulsés de la fonction publique. Dans le secteur privé, les employeurs sont encouragés à s'en séparer. Les personnes âgées sont privées de retraite, les bacheliers interdits d'accès à l'université. Dans les écoles, les enfants de baha'is sont victimes, de la part de certains professeurs, d'humiliations publiques répétées.

Les cimetières baha'is sont régulièrement profanés. Dernier en date, le cimetière baha'i de Semnan, le 19 février. Cinquante tombes détruites, les arbres abattus, et les murs des bâtiments souillés de graffitis injurieux.

Lire aussi :
Amnesty International, 12 février 2009 : http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE13/013/2009/fr

Union européenne, 17 février 2009 : http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/cfsp/106134.pdf

Contacts : Silène Martino – Tél. 06 23 16 70 82 – silene.martino@gmail.com

Transmis le Mar 02, 2009 - 05:06 PM (968 lectures)
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 Actualité de l'interreligieux: Situation dramatique des Baha'is en Iran
Religions et conflits


Communiqué de presse du 17.02.09


Iran : Procès annoncé des sept administrateurs bahá'ís


Paris, publié le 17 février 2009 - Une fois encore, les bahá'ís de France sont inquiets : une dépêche de l'agence iranienne ISNA annonce comme imminent le procès des sept administrateurs bahá'ís arrêtés et incarcérés depuis mai 2008. Il s’agit des deux femmes et des cinq hommes responsables de la gestion des affaires courantes de la communauté bahá'íe d'Iran, désignés comme les "Amis d'Iran".

Leur avocate, le Prix Nobel de la Paix, Me Shirin Ebadi, n'a toujours pas été autorisée à rencontrer ses clients ni à accéder à leurs dossiers. Détenus à la prison d'Evin à Téhéran, dans la section 209 qui dépend des services de renseignement, les cinq hommes seraient enfermés dans une même cellule de 10m2, sans lit.

Mercredi dernier, après neuf mois de détention sans chef d’accusation formel, le vice- procureur de Téhéran a annoncé que les sept bahá'ís allaient être jugés pour: "appartenance à l'organisation illégale bahá'íe", "espionnage au profit d'Israël", "blasphèmes" et "propagande contre la République islamique d'Iran".

Selon un communiqué d'Amnesty International, ces chefs d'accusation sont motivés par des considérations d'ordre purement politique. Pour l'organisation, ce sont des prisonniers de conscience, incarcérés au seul motif de leurs convictions et leurs activités pacifiques au service des bahá'ís d'Iran. En cas de condamnation, les sept administrateurs bahá'ís risquent la peine capitale.

« Ces accusations sont montées de toutes pièces et le gouvernement iranien le sait », a déclaré Diane Alai, représentante de la Communauté internationale bahá'íe auprès de l'ONU à Genève. Elle réclame leur libération inconditionnelle.

Les baha'ís demandent un procès équitable car ils attendent que l’innocence soit reconnue. Cela implique, entre autres, que Me Shirin Ebadi puisse rencontrer ses clients, ait accès à leurs dossiers et puisse avoir suffisamment de temps pour préparer leur défense. Le procès doit être public et avoir lieu en présence d'observateurs internationaux.

Les 300 000 bahá'ís d'Iran constituent la minorité religieuse la plus importante du pays. Considérés comme des "infidèles non protégés", ils ne sont pas reconnus par la Constitution de la République islamique et, 30 ans après la révolution islamique, continuent de faire l'objet de persécutions intenses et systématiques.


Portrait des sept prisonniers : "Des vies de service, les biographies de sept bahá'ís emprisonnés"




Transmis le Fév 18, 2009 - 01:07 PM (1102 lectures)
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 Jeunes: Consultation d'urgence entre jeunes Israéliens et Palestiniens.
Religions et conflits

Information pour les média

Consultation d’urgence entre jeunes Israéliens et Palestiniens


du 19 au 21 janvier 2009
Salle de conférence, Hôtel Ibis Gare de l’Est, 6 rue Saint-Laurent 75010 Paris, France
Personnes à contacter :
Mme Mehrézia LABIDI-MAÏZA ou M. Laurent KLEIN
tradlabidi.fib@orange.fr



Alors que la tension est perceptible entre la communauté musulmane et la communauté juive en France, sur fond de mobilisation des uns et des autres pour ou contre la guerre à Gaza, et au moment où le dialogue entre leurs représentants semble dans une impasse, quatre jeunes Israéliens et quatre jeunes Palestiniens se rencontrent à Paris du 19 au 21 janvier pour une consultation d’urgence.

Cette consultation est organisée et accueillie par la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix, le réseau le plus étendu au monde de croyants de différentes religions engagés ensemble dans diverses activités pour promouvoir la paix et organisation accréditée auprès de l’ONU, dont le siège est situé à New York.

Les jeunes qui forment les délégations israélienne et palestinienne discuteront de l’impact de la crise actuelle sur leur engagement commun pour le vivre ensemble et le dialogue pour la paix. Les participants développeront aussi des projets regroupant des jeunes œuvrant pour la paix à Jérusalem.

Les média sont invités à une session (mercredi après-midi) de travail et pourront interviewer les participants.

Liste des participants :

Leaders de groupes de jeunes palestiniens et israéliens :

1- Melle Ameera Gaber (musulmane et palestinienne)
2- Melle Miriam Abd Eldeim (musulmane et palestinienne)
3- Melle Christina Khoury (chrétienne et palestinienne)
4- M. Omer Harami (chrétien et palestinien)
5- Melle Darda Eliezer Brom (juive et israélienne)
6- Melle Michal Shachat (juive et israélienne)
7- Melle Yaël Dvora Yechli (juive et israélienne)
8- Melle Ayala Sima Hendin (juive et israélienne)



Transmis le Jan 20, 2009 - 02:21 PM (1585 lectures)
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 Prises de position: Déclaration de Ghaleb Bencheikh sur le Proche Orient.
Religions et conflits Déclaration de Ghaleb BENCHEIKH
Président de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix – France


La guerre au Proche-Orient nous recommande de savoir, dans une démarche exigeante, critique et salutaire, découpler les conduites de résistances légitimes face à l’occupation et à l’oppression, des questions proprement internes au contreprojet de société islamiste voulu par le Hamas. Convaincus que nous sommes du caractère encombrant et contre productif du parrainage incommodant de la cause palestinienne par un mouvement fondamentaliste radical. Mais il se trouve qu’il fait corps avec la détresse de tout un peuple qui souffre d’un véritable déni de droit et de justice depuis longtemps. Il se consolide aussi à cause de la pusillanimité et du louvoiement de la communauté internationale. Et, l’instabilité du monde et le désordre qui y prévaut, perdurent à cause de l’iniquité et de l’abus.

Transmis le Jan 19, 2009 - 06:47 PM (2132 lectures)
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