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Un réseau vivant

Nouvelles de nos amis belges
Notre ami le Grand Rabbin Guigui rencontré à la grande synagogue de Bruxelles en mars 2022, répond aux questions de Vincent Delcorps, de Cathobel.
« Une blessure historique aux conséquences bien réelles »

Ce mercredi 22 Avril 2026, une importante cérémonie se tient à la cathédrale des saints Michel et Gudule de Bruxelles. Durant celle-ci, l’archevêque Luc Terlinden inaugure une plaque contextualisant certains vitraux de l’édifice et pointant leur caractère antisémite. Albert Guigui salue l’initiative et souligne la qualité du dialogue avec les autorités catholiques.
Prochain Voyage de la Paix Madipax au Maroc du 11 au 18 octobre 2026.
À Genève, des leaders religieux saluent le modèle marocain de dialogue interreligieux
Le modèle marocain de coexistence religieuse et de dialogue interreligieux a été salué jeudi à Genève par plusieurs leaders confessionnels et responsables des droits de l’Homme, en marge de la 61e session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.

Quelques raisons de ne pas désespérer de la paix
Jean Pierre Aubret vice président de Madipax s’exprime sur la paix
Les guerres emplissent nos écrans et nos esprits ; surtout quand elles sont proches et que nos intérêts y sont impliqués. Une tentation de sécurité nous pousse à les ignorer, à nous replier sur notre vie privée ; mais rien n’y fait : une angoisse diffuse s’insinue en nous, grands et petits.
Que faire ?
Peut-être, à notre mesure, méditer quelques exemples, issus de l’histoire, ancienne et récente ;
Cinq cent ans avant notre ère, le philosophe Héraclite disait : « La guerre est la mère de toutes choses » et aussi : »Tout coule, on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve »
Que voulait-il dire ?
Peut-être ceci : les guerres prennent toujours fin et font place à d’autres états du monde, extrêmement variables, selon les actions des humains qui y sont engagés.
Après deux guerres mondiales, des exterminations et des occupations réciproques, la France et l’Allemagne fondent ce qui deviendra une Europe fédérale, à partir de quelques fortes volontés individuelles ; quatre-vingt ans plus tard, rien n’est parfait mais cet espace de paix et de prospérité, unique au monde, est un modèle envié.
En 1991, l’Afrique du sud proclame la fin de l’apartheid ; pour prévenir une guerre inter- raciale redoutée, le président Nelson Mandela et l’archevêque Desmond Tutu mettent en place des procédures de justice réparatrice : c’est la parole publique d’aveu des actes commis qui fait réparation et qui fonde la possibilité de nouveaux liens sociaux.
Au Rwanda en 1994, 800 000 Tutsis sont victimes d’un génocide ; ces mêmes processus de justice réparatrice sont mis en œuvre
Enfin, n’oublions pas la force de la parole qui dit non :
En 1957, pendant la guerre d’indépendance de l’Algérie, le général Parîs Bollardiére, grand résistant, refuse d’ordonner à ses hommes ce qu’il a vu commettre par les nazis : la torture sur les algériens.
D’abord emprisonné, il demande à être démis de son commandement et devient un militant pacifiste.
Ces exemples nous donnent à penser que c’est parfois dans l’extrême de l’horreur que l’être humain peut trouver les ressources pour faire demi-tour et explorer des chemins de paix.
Chers amis de MADIPAX, ne désespérons pas !
Jean Pierre AUBRET,
29/03/2026.

