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- Jeudi 30 sept. Paris 10e : Veillée interreligieuse à l'occasion de la Journée mondiale de la Non-Violence (ONU) du 2 octobre.


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 Ressources, Outils: Calendrier Interreligieux - Septembre 2010
Dialogue interreligieux
                    

SEPTEMBRE 2010



Mercredi 1er septembre 2010 - Fête sikhe : Guru Granth Sahib
Fête du Livre sacré des sikhs, elle commémore la reconnaissance officielle du Livre saint sikh l'Adi Granth. C'est le gourou Arjan Dev qui a constitué la première édition des textes sacrés sikhs et qui les a installés officiellement en 1604 de l'ère chrétienne dans le Temple d'or. Ce livre sacré des sikhs, nommé depuis 1708 Guru Granth Sahib, a été désigné plus tard par le dixième gourou Gobind Singh comme le maître spirituel des sikhs après sa mort.


Mercredi 1er septembre 2010 - Fête chrétienne : Début de l'année liturgique orthodoxe


Jeudi 2 septembre 2010 - Fête hindoue : Janmashtami / Krishna Jayanti
Fête de la naissance de Krishna. Selon les épopées hindoues, Krishna était la huitième incarnation du dieu Vishnou.


Dimanche 5 septembre 2010 - Fête jaïne : Paryushana-parva, du 5 au 12 septembre
Période la plus sacrée de l'année pour le groupe ascétique Shvetambara. Les adeptes se vouent intensément aux idéaux du jaïnisme par le jeûne, la vénération de Jina et la lecture publique de l'histoire de la vie de Mahâvira décrite dans le Kalpasutra. La fête dure huit jours et se termine au Samvatsari, le 12 septembre.


Lundi 6 septembre 2010 - Fête islamique : Lailat al-Qadr. Date variable de 1 à 2 jours selon l'observation de la lune.
Nuit du Destin, Laylat al Qadr est la nuit où le Coran, le livre sacré des musulmans, a été révélé au Prophète Mohamed lorsqu'il était en méditation dans la grotte de Hira à La Mecque. C'est une nuit bénie, une nuit de grande ferveur religieuse que les musulmans pieux passent à la mosquée en priant et en récitant le Coran, pour que Dieu leur accorde une bonne destinée.


Mercredi 8 septembre 2010 - Fête chrétienne : Nativité de la Vierge Marie. 21 septembre en calendrier julien.
Grande fête orthodoxe et catholique de la naissance de Marie, mère du Christ.


Jeudi 8 septembre 2010 - Fête juive : Roch Hachana, du 8 septembre au soir, au 10 septembre.
Nouvel An (1er Tishri) 5771. Cette fête de deux jours est un temps de réflexion pour la communauté et l’individu. Dieu juge les actes de l'année écoulée. C’est également un moment pour célébrer joyeusement la création.


Vendredi 10 septembre 2010 - Fête islamique : Aïd al-Fitr. Date variable de 1 à 2 jours selon l'observation de la lune.
Cette fête marque la rupture du jeûne du mois de Ramadan. Une prière solennelle est célébrée dans les mosquées après le lever du soleil.
Jour de joie, de rencontre des frères, de tolérance, de piété, d'aumône et de pardon Ce jour-là, les gens revêtent des habits neufs, présentent leurs voeux aux membres de leur familleet donnent des cadeaux aux enfants.


Samedi 11 septembre 2010 - Fête hindoue : Ganesha Chaturthi.
Naissance du fils de Shiva, Ganesha, dieu du savoir, reconnaissable à sa tête d'éléphant. Il est invoqué au commencement de toute nouvelle entreprise.


Samedi 11 septembre 2010 - Fête jaïne : Samvatsari. Dernier jour de la période de Paryushana.
Le groupe jaïne Shvetambara observe le Samvatsari par l'introspection, la confession et la pénitence.


Mardi 14 septembre 2010 - Fête chrétienne : Exaltation de la croix. 27 septembre en calendrier julien.
Exaltation de la croix ou Croix glorieuse.
Jour de jeûne rigoureux chez les orthodoxes.


Samedi 18 septembre 2010 - Fête juive : Yom Kippour. Du 17 sept. au soir au 18 sept.
Jour des Expiations, la plus respectée des fêtes juives.
La période d'introspection commencée par les Juifs le jour de Roch Hachana (Nouvel An le 8 septembre) se termine avec le Yom Kippour, le jour du Grand Pardon, marqué par un jeûne et un service religieux prolongé.


Mardi 21 septembre 2010 - Journée de l'ONU : Journée internationale de la paix.
Le 7 septembre 2001, l'Assemblée générale des Nations Unies a désigné le 21 septembre, Journée internationale de la paix. Le but est d'offrir au monde entier l'occasion d'observer une journée de paix et de non-violence durant laquelle toutes les nations et tous les peuples sont invités à cesser les hostilités.


Mercredi 22 septembre 2010 - Fête chinoise : Chung Ch'iu.
Le Festival de la lune est une fête de la Chine ancienne. Elle coïncide avec la pleine lune de la huitième lune et avec la saison des pluies. C'est aussi une occasion de rendre grâce pour l'abondance des récoltes.


Jeudi 23 septembre 2010 - Fête shintô : Shubun no hi / Higan.
Fête japonaise de l'équinoxe: les bouddhistes visitent les temples et les cimetières.


Jeudi 23 septembre 2010 - Fête jaïne : Ksamavani .
Jour du pardon universel dans la tradition religieuse jaïne.


Jeudi 23 septembre 2010 - Fête juive : Soukkot . Du 22 sept. au soir au 1er octobre.
Fête des Tentes, souvenir des 40 ans de traversée du désert
Jeudi 23 septembre, 1er jour de fête.
Mercredi 24 septembre : procession de Hochaana Rabba.
Jeudi 30 septembre : Chemini Atsérèt : fête qui clot le temps de Soukkot. Le dernier chapitre de la Torah est lu ce jour là, avant la reprise du cycle de lecture le 1er octobre, lors de Sim'hat Torah
Soukkot ou Fête des Tabernacles est une fête joyeuse qui célèbre l’abondante récolte de Dieu. En cette occasion, les Juifs prient pour avoir des récoltes abondantes dans la nouvelle année et aussi pour que la générosité de Dieu soit partagée avec toute l’humanité.


Mardi 28 septembre 2010 - Fête chinoise :Naissance de Confucius
Cette fête célèbre l'anniversaire de naissance du grand penseur et philosophe chinois Confucius, Kongfuzi (551 à 479 av. J.-C.). Sa philosophie morale et politique est à l'origine du confucianisme.

Photo de Bernard Reber : Fontaine du jardin public interreligieux de Saverne.
N'hésitez pas à nous communiquer des renseignements sur vos fêtes religieuses.
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Transmis le Sept 01, 2010 - 01:08 AM (90 lectures)
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 Ressources, Outils: L'esprit de Ramadhan, par Kamel Meziti
Dialogue interreligieux
                    

Contribution

sur "L'esprit de Ramadhan"

de Kamel MEZITI



Cliquez ICI.


Docteur en Histoire (Paris-Sorbonne)
Directeur du culte musulman de la Marine
Membre du Groupe de Recherche Islamo-Chrétien (I.C.P. Paris)
Membre de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix


Transmis le Août 17, 2010 - 12:53 AM (68 lectures)
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 Ressources, Outils: Calendrier Interreligieux - mois antérieurs 2010
Vivre ensemble
                     

JANVIER 2010



Vendredi 1er janvier 2010 - Fête shintôiste : Ganjitsu (du 1er au 3 janvier) .
Nouvel An japonais, fait de décorations, de réjouissances et de visites aux temples shintô.
Depuis 1873, le Nouvel An japonais est fêté selon le calendrier grégorien. Les Japonais offrent des prières ainsi que des vœux de santé et de prospérité. Ils fréquentent les temples, portent leurs plus beaux vêtements et nettoient leur demeure. Ils offrent des étrennes et la fête s’étend sur plusieurs jours.


Dimanche 3 janvier 2010 - Fête catholique : Epiphanie.
Cette fête, appelée aussi jour des Rois, célèbre l'arrivée des Rois mages à Bethléem pour adorer l'Enfant Jésus. Plus largement, elle célèbre la manifestation de Dieu aux païens.


Mardi 5 janvier 2010 - Fête sikhe : Naissance de Guru Gobind.
Le gourou Gobind Singh Ji (1666-1708) est le dixième maître spirituel sikh. Il a fondé la confrérie des Purs (Khalsa) dont les membres portent cinq attributs (kesh, kachera, kirpan, kangha et kara). Il a transmis sa succession spirituelle dans le Guru Granth Sahib, le livre sacré des sikhs.

Mercredi 6 janvier 2010 - Fête chrétienne : Théophanie (orthodoxe) [19 janvier en calendrier julien]
En Orient: révélation de Jésus comme fils de Dieu lors de son baptême par Jean dans les eaux du Jourdain et, plus généralement, la manifestation publique du Verbe incarné au monde.


Jeudi 7 janvier 2010 - Fête chrétienne orthodoxe : Noël en calendrier julien.
Fête de la Nativité du Christ.


Jeudi 14 janvier 2010 - Fête hindoue : Pongal ou Makara Samkranti.
Solstice d'hiver et Nouvel An solaire; vénération du soleil.
Le Pongal, appelé aussi Makara Samkranti dans certains endroits de l'Inde, est une fête des moissons et d'action de grâce. Elle souligne l’arrivée de la nouvelle récolte et correspond au premier jour du mois thai du calendrier tamoul. La fête est l’occasion de décorer les maisons, de participer à des concours de cerfs-volants et de partager des repas en famille et entre amis.


Lundi 18 au 25 janvier 2010 - Fête chrétienne : Semaine de prière pour l'unité des chrétiens.
Prière oecuménique sur l'initiative de l'abbé Couturier en 1935.


Mercredi 20 janvier 2010 - Fête hindoue : Vasanta Panchami / Sarasvati Puja.
Fête de Sarasvati, déesse de l'éducation et des arts.


Samedi 30 janvier 2010 - Fête juive : Thu Bichevat, nouvel an des arbres.
Tu Bishevat, qui est le 15e jour du mois de shevat, marque le premier jour de l'an pour les arbres. On célèbre cette fête en plantant des arbres.

Photo : Aiguilles de glace, de Chrisalyon.
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FEVRIER 2010




Mardi 2 février 2010 - Fête chrétienne : Présentation au Temple, le 15 janvier en calendrier julien.
Fête orthodoxe et catholique de la présentation de Jésus au Temple de Jérusalen et de la purification de la Vierge.
Pour les orthodoxes, cette fête s'appelle aussi Sainte Rencontre.


Mardi 9 février 2010 - Fête catholique orientale : Saint Marron.
Fête en l'honneur du fondateur de la religion maronite qui est l'une des branches des Églises orientales catholiques.


Vendredi 12 février 2010- Fête hindoue : Mahashivaratri.
Fête du dieu Shiva, l'une des principales divinités auxquelles les hindous adressent leur dévotion.
La danse cosmique de ce dieu crée, protège, détruit et recrée le monde. Les fidèles jeûnent durant la journée et, la nuit, ils veillent dans les temples dédiés au dieu.


Dimanche 14 février 2010 - Fête bouddhique : Losar.
Nouvel An tibétain. Il coïncide avec le premier jour de la nouvelle année lunaire. C'est l'une des deux fêtes les plus importantes au Tibet. À cette occasion, on organise des festivités pendant une quinzaine de jours.


Dimanche 14 février 2010 - Nouvel an : Chun Jie, fête chinoise, Têt, fête vietnamienne.
Fête en l'honneur des morts, annonciatrice du printemps.
En 2010, l'année chinoise est placée sous le signe du Tigre.


Lundi 15 février 2010 - Fête orthodoxe. : Le Grand Jeûne.
Pour les Églises orientales, ce Grand Carême est observé pendant les six dernières semaines de la période de dix semaines menant à la Semaine sainte et à la Pascha ou Pâques orthodoxe, .


Lundi 15 février 2010 - Fête bouddhique : Parinirvana.
Fête mahayana du départ du Bouddha pour le nirvana complet.


Mercredi 17 février 2010 - Fête chrétienne : Mercredi des cendres.
Pour les catholiques, mercredi des Cendres, jour de repentir, de jeûne et d'abstinence. Marque le début du Carême, qui dure 40 jours (sans les dimanches) et s'achève à Pâques (4 avril). Son nom vient de la cérémonie qui consiste à tracer une croix avec des cendres sur le front des fidèles. C'est un temps de prière et de partage. D'autres fidèles de religions chrétiennes observent ce temps de jeûne.


Dimanche 21 février 2010 - Fête chrétienne : 1er dimanche de Carême.
Pour les Orthodoxes : Dimanche de l'Orthodoxie.
Pour les Catholiques : 1er dimanche des 40 jours de Carême.


Vendredi 26 février 2010 - Fête musulmane : Mawlid an Nabi.
Mawlid al-Nabi. marque l’anniversaire de naissance du Prophète Mohamed le 20 août 570 de l’ère Chrétienne. Cette fête a été créée plusieurs siècles après sa mort et elle a été officialisée en 691 de l'hégire ou en 1292 de l'ère chrétienne. Des cérémonies commémoratives ont lieu dans les mosquées. Elles rappellent la vie et les enseignements du Prophète. C'est une occasion de réjouissances intenses particulièrement pour les enfants. On allume des bougies et on prépare des gâteaux et des plats spéciaux.


Dimanche 28 février 2010 - Fête hindoue : Holi.
Ce carnaval du printemps est la fête la plus gaie de toutes les fêtes hindoues. Des gens de tous les âges s’amusent à se lancer de la poudre et de l'eau colorée. On y échange des vœux et des sucreries.


Dimanche 28 février 2010 - Fête bouddhique : Magha Puja
Le Magha Puja commémore le Grand Rassemblement de Bouddha et de ses 1250 disciples durant lequel il leur a fait sa prédiction et leur a donné un aperçu de son enseignement. Dans la tradition bouddhique thaïlandaise, en Thaïlande, au Laos et au Cambodge, la fête de Magha Puja est celle de la Toussaint ou jour du Dharma. Elle rappelle la règle des moines.


Dimanche 28 février 2010 - Fête juive : Pourim.
Célébrée à la fin de l’hiver, Pourim ou Fête des sorts commémore le salut de la communauté juive tel qu’il est décrit dans le Livre d’Esther . fête joyeuse inspirée par l'atmosphère de jubilation du peuple d'Israël au moment de l'exaucement de la prière d'Esther pour son père Modekhaï et de la victoire sur Haman, l'ennemi du peuple de Dieu.

Photo de Jean-Pierre MARTIN.
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MARS 2010




Mardi 2 mars 2010 - Fête bahá´ íe : Jeûne du mois de `Ala, du 2 au 20 mars.
Jeûne du dernier mois baha'i.


Mercredi 3 mars 2010 - Fête shintoïste : Hina Matsuri
Hina Matsuri ou le Festival des fleurs s’appelle aussi la Fête des petites filles ou Fête des poupées.


Dimanche 14 mars 2010 - Fête sikhe : Nouvel An sikh 541
Le calendrier Nanakshahi, nommé en l’honneur du premier gourou Nanak, amorcera sa 541e année le 14 mars 2010.


Samedi 20 mars 2010 - Fête shintô : Shubun no hi / Higan (équinoxe)
Fête du printemps, visites des temples et des cimetières.


Dimanche 21 mars 2010 - Fête bahá´ íe : No Rouz.
Nouvel An baha'i 166, sous le signe de la joie; à l'équinoxe de printemps, symbolise le renouveau spirituel et la croissance.


Dimanche 21 mars 2010 - Fête zoroastrienne : Now Ruz.
Nouvel An mazdéen 1379. Cette fête du Nouvel An, célébrée par les Iraniens et la diaspora zoroastrienne, date de l’antiquité perse (600 av. J.-C). Elle est associée à l’équinoxe du printemps et au renouveau de la nature.


Lundi 22 mars 2010 - Fête hindoue : Nava-Varsha / Sithrabahnu-Varsha.
Nouvel An solaire (1932 de l'ère saka), souvent célébré le 13 ou 14 avril.


Mercredi 24 mars 2010 - Fête hindoue : Rama Navami
Rama Navami, ou Naissance de Rama, célèbre l'anniversaire de Rama, la septième incarnation du dieu Vishnou. Pendant les huit jours précédant cette fête, les hindous lisent le Ramaya, une épopée hindoue qui raconte l'histoire de Rama.


Jeudi 25 mars 2010 - Fête chrétienne : Annonciation (7 avril, en calendrier julien)
Fête catholique et orthodoxe de l'annonce faite à Marie de la naissance de Jésus.


Vendredi 26 mars 2010 - Fête zoroastrienne : Khordad Sal (27 août pour les parsis indiens).
En Iran, les mazdéens fêtent la naissance de Zarathoustra.


Dimanche 28 mars 2010 - Fête chrétienne : Dimanche des Rameaux.
Fête l'entrée de Jésus à Jérusalem où il fut acclamé par une foule agitant des palmes.
C'est le début de la semaine sainte, du 28 mars au 4 avril (fête de Pâques).
Les dates sont les mêmes, cette année, en calendrier julien et grégorien.


Dimanche 28 mars 2010 - Fête jaïne : Mahavira Jayanti
Mahavir Javanti est un festival qui marque l’anniversaire du Vardhamana Mahavira, le vingt- quatrième tirthankara, né en -599.


Mardi 30 mars 2010 - Fête juive : Pessah (30 et 31 mars)
Pâque juive, libération des enfants d'Israël de l'esclavage d'Égypte.
La Pâque juive commémore l’exode des Hébreux de l’Égypte et leur libération miraculeuse de l’esclavage. Cette fête, célébrant la liberté, a une durée de huit jours.
On consomme des pains azymes c'est à dire sans levain, pour rappeler que les hébreux n'eurent pas le temps de faire lever le pain avant leur départ.
Photo de Bernard Reber.

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AVRIL 2010




Du mardi 30 mars au mardi 6 avril 2010 - Fête juive : Pessah.
La Pâque juive commémore l’exode des Hébreux de l’Égypte et leur libération miraculeuse de l’esclavage. Cette fête, célébrant la liberté, a une durée de huit jours.
On consomme des pains azymes c'est à dire sans levain, pour rappeler que les hébreux n'eurent pas le temps de faire lever le pain avant leur départ.


Jeudi 1er avril 2010 - Fête chrétienne : Jeudi Saint.
Commémoration de la Cène, le dernier repas de Jésus pris avec ses disciples à l’occasion de la Pâque juive. l'Église célèbre la messe « en mémoire de la Cène du Seigneur », puis les fidèles s'unissent à la prière du Christ ce soir-là, en veillant auprès du Saint- Sacrement (le pain et le vin consacrés au cours de la messe) jusque tard dans la nuit.

Le Vendredi saint commémore la mort de Jésus sur la croix. Les chrétiens sont appelés au jeûne.
L'office de la nuit du samedi saint s'appelle la vigile pascale. C'est le prélude à la fête de Pâques. À cette occasion, le cierge pascal, symbolisant le Christ ressuscité, est allumé dans les églises à partir du feu nouveau.

Dimanche 4 avril 2010 - Fête chrétienne : Pâques ou Pascha pour les orthodoxes, en 2010 la date est la même pour tous les chrétiens.
Cette fête commémore la résurrection de Jésus, espérance de vie éternelle pour tous les croyants.
Dans l’Église orthodoxe, l'année religieuse commence avec Pascha.


Lundi 5 avril 2010 - Fête chinoise : Ch'ing Ming.
Festival de la lumière et fête de la commémoration des ancêtres.. Visite et nettoyage des tombes familiales, dépots d'offrandes.


Mercredi 7 avril 2010 - Fête chrétienne : Annonciation en calendrier julien.
Fête catholique et orthodoxe de l'annonce faite à Marie de la naissance de Jésus.


Jeudi 8 avril 2010 - Fête bouddhiste : Naissance de Bouddha.
Fête de tradition mahayana qui commémore la naissance de Bouddha. Cette tradition est pratiquée en Chine, au Tibet, au Népal, au Vietnam, en Corée et au Japon.


Jeudi 8 avril 2010 - Fête shintô : Hanamatsuri.
Festival des fleurs


Dimanche 11 avril 2010 - Commémoration juive : Yom Hashoah.
Commémoration de la Shoah et rappel de la mort de millions de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Yom Hashoah correspond à la date anniversaire de la révolte du ghetto de Varsovie.


Mardi 13 avril 2010 - Fête sikhe : Vaisakhi.
Fête des moissons qui annonce le retour du printemps, marque aussi pour les vingt-cinq millions de Sikhs répartis dans le monde, l’anniversaire de la révélation de l’Ordre des Khalsa (les Purs, c’est-à-dire celles et ceux qui vouent leur existence à la purification spirituelle et à la lutte contre l’ego) qui eût lieu en 1699.


Mercredi 14 avril 2010 - Fête bouddhiste : Nouvel An theravada 2554.


Mercredi 14 avril 2010 - Fête hindoue : Nava-Varsha.
Début du Nouvel An solaire. C'est aussi la fête de la célébration des moissons. Pour l’occasion, les maisons sont décorées de fleurs, des cortèges arpentent les rues et des friandises sont distribuées.


Samedi 17 avril 2010 - Fête jaïne : Akshaya-tritiya.
Fête de l'aumône au 1er Tîrtankara.


Mercredi 21 avril 2010 - Fête bahá´ íe : Ridvan (du 21 avril au 2 mai)
Proclamation en avril 1863 de sa mission par Baha'u'llah.


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MAI 2010




Dimanche 2 mai 2010 - Fête bahá´ íe : Ridvan ( 12e jour)
Proclamation en avril 1863 de sa mission par Baha'u'llah.


Jeudi 13 mai 2010 - Fête chrétienne : Ascension (Comme pour la date de Pâques, les fêtes qui s'y rattachent coïncident cette année chez les catholiques et les orthodoxes.)
L’Ascension célèbre l’entrée du Christ dans la gloire de Dieu, c’est-à-dire la fin de Sa présence visible sur terre et Son entrée dans le royaume de Dieu.


Dimanche 16 mai 2010 - Fête jaïne : Akshaya-tritiya.
Akshaya-tritiya célèbre le jour où le premier tirthankara, Rishabha, fondateur traditionnel du jaïnisme, mit fin à son premier jeûne.


Mercredi 19 mai 2010 et jeudi 20 - Fête juive : Chavouot [1er et 2e jour]
Fête des Semaines, elle est célébrée sept semaines, à partir du 2e soir de Pessah.
Shavouot est également appelée : "époque du don de la Torah."
Le jour de Shavouot sont lus les dix commandements qui ont été donnés au pied du mont Sinaï, non seulement aux hébreux, mais à toute l'humanité, qui évoque l'universalité des 10 commandements.


Dimanche 23 mai 2010 - Fête bahá´ íe : Déclaration du Bab.
Anniversaire de la déclaration du Báb, qui en 1844 annonça qu’Il était un nouveau Messager de Dieu, dont la mission sur terre était d’annoncer une nouvelle ère pour l’humanité, ainsi que de préparer l’avènement de Bahá’u’lláh, le messager universel de Dieu attendu par les disciples toutes les religions.


Dimanche 23 mai 2010 - Fête chrétienne : Pentecôte (Comme pour la date de Pâques, les fêtes qui s'y rattachent coïncident cette année chez les catholiques et les orthodoxes.)
Célébrée 50 jours après Pâques, c'est la fête du Don de l'Esprit de Dieu aux apôtres et à l'Église, suivie du dimanche de la Trinité le 30 mai.
Orthodoxie: fête de la Trinité suivie, le lundi 24 mai, du don de l'Esprit à l'Eglise.


Jeudi 27 mai 2010 - Fête bouddhique : Sangyepa / Saga dawa.
Au Tibet, grande fête de la naissance du Bouddha, de son éveil et de son extinction.
Fête bouddhique : Wesak .
La fête commémore la naissance, l’éveil et la mort de Siddhartha Gautama dit Bouddha (566-486 av. J.-C.). Elle a lieu le jour de la pleine lune de mai. Selon la tradition bouddhique, les trois événements majeurs de sa vie ont eu lieu le même jour, signe de sa destinée hors du commun.


Samedi 29 mai 2010 - Fête bahá´ íe : Ascension de Baha'u'llah.
Mort de Baha'u'llah, le 29 mai 1892 à Bahji près d'Akka en Israël.
Les bahá’ís reconnaissent Bahá’u’lláh comme étant la Manifestation de Dieu pour cette époque.
L’Ascension de Bahá’u’lláh est l’un des neuf jours saints du calendrier annuel bahá’í


Samedi 29 mai 2010 - Fête zoroastrienne : Zartusht-no Diso (29 décembre pour les mazdéens iraniens)
Les parsis indiens commémorent la mort de Zarathoustra.



Dimanche 30 mai 2010 - Fête chrétienne : Fête de la Trinité
Fête religieuse chrétienne
La Trinité est fêtée par les chrétiens le dimanche qui suit la Pentecôte, c'est-à-dire le huitième dimanche après Pâques. Ce jour là est fêtée la réalité mystérieuse d’un seul Dieu dans l’unité d’amour de trois personnes distinctes, égales et indivisibles, le Père, le Fils, l’Esprit. (cef.fr)


Dimanche 30 mai 2010 - Fête chrétienne orthodoxe : Dimanche de tous les Saints.
En l'honneur des saints, des martyrs et des docteurs de l'Église.
Les Saints sont ceux qui ont répondu à l’amour par l’amour, ceux qui réalisent que si quelqu’un peut mourir pour eux, la seule réponse de leur reconnaissance est de devenir tels que celui-ci n’est pas mort pour rien.

Photo : Denise T.

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JUIN 2010




Dimanche 6 juin 2010 - Fête catholique : Fête du Saint sacrement du corps et du sang du Christ".
Cette fête commémore l'institution du sacrement de l'eucharistie. Célébration du Dieu d'amour qui se révèle en se donnant aux hommes comme nourriture de vie éternelle. Les chrétiens sont appelés à servir tous leurs frères humains, sur toute la terre.


Vendredi 11 juin 2010 - Fête catholique : Le Sacré Coeur de Jésus.
Fête de l'amour de Jésus, doux et humble de coeur.


Mercredi 16 juin 2010 - Fête chinoise :Tuan Yang Chien
Duan Wu ou Festival des bateaux-dragon commémore le suicide de l'homme politique et grand poète Qu Yuan (295 av. J.-C.) qui voulut ainsi protester contre la corruption politique du gouvernement. De là vient la coutume de manger des gâteaux de riz et de faire des courses de bateaux-dragons ce jour-là.


Mercredi 16 juin 2010 - Fête sikhe : Martyre du 5e gourou Arjan Dev
Arjan fut le cinquième gourou et le premier martyr sikh. Il rassembla les hymnes pour constituer le livre sacré des sikhs, le Guru Granth Sahib.


Samedi 26 juin 2010 - Fête bouddhique : Poson [sous réserve de confirmation officielle]
Fête de l'arrivée du bouddhisme au Sri Lanka.


Mardi 29 juin 2010 - Célébration juive : Jeûne du 17 Tamouz.
Commémore le début de la destruction du 1er et du 2ème temple de Jérusalem. C'est le début d'une période de 3 semaines de deuil, jusqu'au 9 Av ( 20 juillet 2010).

Photo : Jean-Pierre Martin.
N'hésitez pas à nous communiquer des renseignements sur vos fêtes religieuses.
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JUILLET 2010



Vendredi 9 juillet 2010 - Fête bahá´ íe : Martyre du Bab.
Commémoration par des lectures et des prières de l'exécution du Bab à Tabriz en Iran le 9 juillet 1850.


Vendredi 9 juillet 2010 - Fête islamique : Lailat al Miraj (date variable de 1 à 2 jours selon l'observation de la lune).
Fête du voyage du Prophète de La Mecque à Jérusalem, suivi de son ascension (Al-Miraj) vers le trône divin, puis de son retour à La Mecque dans la même nuit.


Mardi 13 au jeudi 15 juillet 2010 - Fête shintô : O-bon.
Il est dit que vers le 13 du mois, les esprits des ancêtres reviennent chez eux pour trois jours. Ils sont accueillis avec des danses dans les maisons et les villages pendant trois jours. Les pierres tombales sont nettoyées et une nourriture spéciale est laissée en offrande.


Jeudi 15 juillet 2010 - Fête bouddhique : Chökhor.
Dans la tradition bouddhiste tibétaine, cette fête commémore le premier sermon de Bouddha, avec de grandes processions.


Mardi 20 juillet 2010 - Fête juive - Jeûne du 9 Av.
Au terme de trois semaines d'évocation des catastrophes de l'histoire juive, jour de jeûne et de deuil afin de souligner la destruction du saint Temple de Jérusalem.


Lundi 26 juillet 2010 - Fête bouddhique : Asala.
Fête theravada du 1er sermon du Bouddha dans un parc près de Bénarès et début de trois mois de retraite monacale à la mousson.>


Vendredi 3 juillet 2010 - Fête shintoïste : Oh-harai-taisai.
Oh-harai-taisai ou Cérémonie de la grande purification a lieu depuis les temps anciens pour que les adeptes soient purifiés des fautes et des infractions commises pendant la première moitié de l'année lunaire. Dans le cadre des cérémonies, les fidèles japonais marchent à travers un grand anneau d’herbes et de roseaux, placé à l'entrée des sanctuaires, qui symbolise la purification.


Photo : Cap Bon, de H. de La Salle
N'hésitez pas à nous communiquer des renseignements sur vos fêtes religieuses.
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 Ressources, Outils: Calendrier Interreligieux juin 2010
Vivre ensemble
                     

JUILLET 2010



Vendredi 9 juillet 2010 - Fête bahá´ íe : Martyre du Bab.
Commémoration par des lectures et des prières de l'exécution du Bab à Tabriz en Iran le 9 juillet 1850.


Vendredi 9 juillet 2010 - Fête islamique : Lailat al Miraj (date variable de 1 à 2 jours selon l'observation de la lune).
Fête du voyage du Prophète de La Mecque à Jérusalem, suivi de son ascension (Al-Miraj) vers le trône divin, puis de son retour à La Mecque dans la même nuit.


Mardi 13 au jeudi 15 juillet 2010 - Fête shintô : O-bon.
Il est dit que vers le 13 du mois, les esprits des ancêtres reviennent chez eux pour trois jours. Ils sont accueillis avec des danses dans les maisons et les villages pendant trois jours. Les pierres tombales sont nettoyées et une nourriture spéciale est laissée en offrande.


Jeudi 15 juillet 2010 - Fête bouddhique : Chökhor.
Dans la tradition bouddhiste tibétaine, cette fête commémore le premier sermon de Bouddha, avec de grandes processions.


Mardi 20 juillet 2010 - Fête juive - Jeûne du 9 Av.
Au terme de trois semaines d'évocation des catastrophes de l'histoire juive, jour de jeûne et de deuil afin de souligner la destruction du saint Temple de Jérusalem.


Lundi 26 juillet 2010 - Fête bouddhique : Asala.
Fête theravada du 1er sermon du Bouddha dans un parc près de Bénarès et début de trois mois de retraite monacale à la mousson.>


Vendredi 3 juillet 2010 - Fête shintoïste : Oh-harai-taisai.
Oh-harai-taisai ou Cérémonie de la grande purification a lieu depuis les temps anciens pour que les adeptes soient purifiés des fautes et des infractions commises pendant la première moitié de l'année lunaire. Dans le cadre des cérémonies, les fidèles japonais marchent à travers un grand anneau d’herbes et de roseaux, placé à l'entrée des sanctuaires, qui symbolise la purification.


Photo : Cap Bon, de H. de La Salle
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Transmis le Juin 01, 2010 - 12:55 AM (347 lectures)
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 Ressources, Outils: "Profession imâm" de Tareq Oubrou. Fiche de lecture de Patrice Obert.
Dialogue interreligieux P. Obert - Février 2010


Une fiche de lecture
Profession Imâm
De Tareq OUBROU – Albin Michel 2009



L’essentiel me semble tenir page 43 « un de mes objectifs est qu’un musulman n’ait pas, ou plus, à choisir entre la pratique de sa religions musulmane et la citoyenneté française » et qu’il puisse ainsi « réaliser la double citoyenneté, céleste et terrestre ».

Ou encore, page 111-112, « Ce qui m’intéresse maintenant, c’est un islam pensé dans son monde actuel… C’est de préparer une doctrine pour les générations musulmanes futures, dans et pour un monde à venir. Voilà ce qui m’intéresse ! Penser l’objet de la foi et de l’éthique dans la culture occidentale, comme l’a fait le Coran avec la culture du moment coranique »

Ou encore, page 116 « il s’agit de répondre à cette double posture qui nécessite un grand écart : l’écoute confessante de la Parole de Dieu et l’exercice de l’intelligence pour saisir les significations du Texte qui en est la traduction écrite »
Et la dernière page ( page 216) synthétise son objectif
L’enjeu est essentiel car, il indique, page 197, que « seuls survivront spirituellement les musulmans qui savent modérer, adapter et négocier leur pratique avec la réalité de la société française »
*
De cet objectif émerge dans le chapitre 2 « Le monde de la laïcité et de la sécularisation » le concept de « sharia de minorité ». La sharia de minorité (page 40 et suivantes) est une théorie restreinte, qui prévoit un ensemble de méthodes permettant de suivre l’évolution de la société française et qui propose des outils méthodologiques, « une boîte à outils offerte aux imams, aux prédicateurs et aux muftis de France, …afin que s’élabore un discours qui favorise une religiosité intelligente et harmonieuse »
Cette sharia l’a amené à développer deux types de fatwa.
La fatwa positive, qui est la simple énonciation de l’application d’un texte (verset ou hadith) ou d’un canon déjà élaboré, « à condition que son contenu soit univoque et que le cadre juridique français et le contexte social le permettent »
Cette fatwa peut être positive commune quand elle concerne toute la communauté ou individuelle, et dans ce cas, elle cherche « à éviter la fracture sociale entre la vie du musulman au quotidien et son environnement sociétal ». « Cette dernière forme de fatwa affine, particularise, adapte, atténue, suspend ou annule la première fatwa, commune, selon les cas individuels qui se présentent »

« La fatwa négative par omission volontaire ou mutisme canonique principiel ». Elle consiste à s’abstenir d’énoncer certains contenus. « Elle peut aller jusqu’à développer une anti-fatwa et interdire et contrer des fatwas nuisibles répandues dans la communauté, des « boulets normatifs », encombrant la vie des musulmans, les empêchant de prendre un essor social, matériel et même spirituel » (p 43)
TO indique page 46 qu’il applique là la démarche coranique elle-même car les lois juridiques « sont venues répondre à un contexte précis qui s’est développé au long de vingt trois années » Il ajoute «Si certains regards n’arrivent pas à percevoir cela, c’est qu’ils sont conditionnés par un système de pensée qui, depuis très longtemps, est congelé et qu’il faudrait alors décongeler, fluidifier, et mettre dans le moule de notre condition contemporaine »

De façon générale, « toute loi doit rester au service de l’Homme, d’une façon ou d’une autre » (p 99) et il cite plusieurs fois Ibn Taymiyya qui disait « Si tu veux être obéi, demande ce qui est possible »

On retrouve dans ce jugement un élément qui court dans tout ce livre d’entretien, à savoir une critique assez dure d’une communauté musulmane qui peine à évoluer et qui reste prisonnière d’une tradition qu’elle ne comprend pas bien mais qu’elle applique. Il donne des exemples : le mariage (page 47 et 51)la dote (p 48) , les rapports entre l’homme et la femme ( page 57 et s), le fait pour chaque musulman de prendre ses responsabilités(page 71), le voile (p 81 à 85)
*
Un autre aspect important du livre est la condition de l’imam, la vie quotidienne de Tareq Oubrou lui-même, son itinéraire. Ceci est fortement évoqué dans le chapitre 1 sur « à la rencontre de Tareq Oubrou », au chapitre 5 « foi musulmane et raison critique : le rôle de l’imam » et le chapitre 7 « L’imam et le magistère ». De façon générale, il regrette la précarité de la situation matérielle de l’imam, le fait que la communauté lui demande beaucoup et sur tous les sujets et le considère trop peu, le manque de formation des imams et le fait qu’ils sont débordés. Sur sa vie, je retiens (page 183) « Moi, j’ai découvert la liberté ici, la dignité ici, la religiosité ici… et je suis redevable à la société française »

Il évoque aussi le rôle de l’imam dans les trois derniers chapitres « « portes ouvertes sur l’islam carcéral ch 8, », « les nouvelles générations de musulmans et le radicalisme ch 9 », et « L’imam face aux modèles républicains et multiculturaliste ch 10 »
*
Un troisième volet de ce livre traite du Dialogue inter religieux , dans le chapitre 6, pages 153 et suivantes. Les raisons du dialogue tout d’abord : il aime les gens, et l’injonction coranique Coran (13 :49).

Ce dialogue ne doit pas se faire contre les non-croyants ( p 154)

P 155 « … le dialogue inter religieux est d’abord une rencontre d’hommes et de femmes, d’individus, pas une rencontre des religions. Ce ne sont que des êtres humains qui dialoguent, traversés par des traditions religieuses certes différentes, mais partageant la même humanité, le même monde et généralement la même culture, la même condition sociale, la même langue et la même mentalité… »

Ce dialogue est important pour (p 156) « effacer cette image de la religion comme source de conflits qu’on a ici en Europe et notamment en France » et aussi afin de « fabriquer la paix entre les peuples, de contribuer à la paix civile des sociétés et d’éviter ainsi les conflits… »
P 159 « l’interreligieux comme éthique de l’altérité ».
Dans ce chapitre, il évoque l’exemple de Bordeaux, où le maire, Alain Juppé, vient d’installer un espace interreligieux (p 157) et son dialogue avec Mgr Ricard, évêque de Bordeaux. (p 160).
La fin de ce chapitre est marquée par l’évocation du conflit israëlo-palestinien (« qu’il faut éviter à tout prix d’importer en France »)
*
L’analyse faite ici reste très personnelle et j’ai sans doute omis de signaler des éléments importants du livre mais qui m’auront moins touché. Il ressort de ce livre un homme convaincu, qui travaille pour l’avenir en essayant de simplifier et faciliter la vie du français musulman, qui cherche à vivre pleinement dans son pays tout en pratiquant sa religion. Tareq Oubrou apparait comme un intellectuel, avec parfois un vocabulaire compliqué, mais surtout comme un homme simple et de coeur, ancré dans la vie et les soucis quotidiens des gens.



Transmis le Mai 31, 2010 - 10:55 PM (253 lectures)
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 Ressources, Outils: "Le Christ autrement, essai de théologie interreligieuse", livre de Philippe Leclercq, fiche de lecture par Patrice Obert
Dialogue interreligieux



Fiche de lecture
établie par Patrice Obert, président de La fontaine aux religions

Le Christ autrement

Essai de théologie interreligieuse-

de Philippe LECLERCQ

Edition de l’Harmatan,2009




Difficile de parler du dernier livre de Philippe Leclercq. Difficile et pourtant indispensable.

Le parti pris est en fait démesuré : créer les conditions d’un dialogue plus facile avec le judaïsme et l’islam en partant d’une vision différente de ce qui est au cœur du christianisme, la personne même du Christ. Ce pavé dans la mare est lancé en page 169 qui ouvre le chapitre 5. Tout ce qui précède a pour but d’arriver à ce point central. Tout ce qui suit tient dans la conclusion qui succède directement à ce chapitre 5.

Le cœur est donc ce chapitre 5. 84 pages denses pour nous expliquer lumineusement que Jésus, l’homme, fils de Marie, n’est devenu le Christ, fils de Dieu, que lors de sa résurrection. Avec des néologismes d’une poésie totale. Tant que le Christ ne s’est pas révélé en Jésus, Jésus n’est que l’Insu de Dieu parmi nous. La Christité de Dieu se révèle pleinement dans le visage du ressuscité. Mais ce ressuscité, comme il est difficile de le reconnaître, même pour ceux et celles qui étaient ses amis. Il y faut du temps, la compréhension progressive des écritures, le long discernement lié à la relecture de ce qu’il a dit et fait, le long cheminement qui fait comprendre que derrière ce jardinier aperçu se profile le maître vénéré, le compagnon fabuleux, celui là même dont la vie et les mots étaient emprunts d’une si extraordinaire humanité pour les gens.

Ce long développement permet à Philippe Leclercq d’ouvrir une brèche phénoménale quand il dit « C’est en cela que nous pouvons dire en chrétiens que Jésus n’était pas le Christ » (p186). Puisque Jésus, homme, n’est pas le Christ révélé tant qu’il ne franchit pas la mort et la résurrection. De même que le Christ ressuscité, revêtu de la Christité de Dieu, dépasse largement le Jésus humain.

Voilà le cœur

Pour en arriver là, il aura fallu s’imprégner de ce qui précède. Ces 168 pages s’organisent en plusieurs développements.
Le premier est une réflexion extrêmement lumineuse sur les enjeux de l’interreligieux avec des phrases chocs.
Aller au bout de l’interreligieux nécessite que « les membres des différentes traditions relisent la particularité de leur propre démarche à partir du regard d’estime et d’interrogation des autres traditions en présence (p17).
« La frontière est au pays ce que la peau est au corps. L’une et l’autre se donnent à lire comme des lieux de fermeture, mais aussi comme des lieux d’ouverture » (p23)
« Il est plus réaliste et plus vrai d’apprendre à aimer avec sa tête et à réfléchir avec son cœur » (p31)
Avec les deux pages 48 et 49, dont on ne citera ici que quelques passages mais qui cernent la réalité essentielle de la rencontre interreligieuse « Le dialogue interreligieux contraint ainsi la raison à descendre du théorique au concret par une conversion de l’intelligence. C’est une démarche d’humilité qui impose le renoncement à la prétention d’élever la vérité au niveau du rationnel pur. Or la vérité n’est pas une raison à sauver, mais une vie à partager. » et plus loin (p49) « Faire le bon choix : comprendre plutôt que savoir, écouter plutôt que dicter, patienter plutôt qu’exiger…… Descendre de sa chaire de vérité pour aller à la rencontre de la chair de l’autre, qui est le lieu de sa vérité… puisque tout est grâce… »

Le second développement préliminaire est une réflexion sur la notion de « vérité ».(chapitre 2). Pour résumé, disons qu’il y a d’un côté la vérité du savoir, l’adéquation entre le mot et la chose, ce que Philippe Leclercq appelle « le pôle de l’adéquation binaire » ; et de l’autre côté, la vérité du discernement, d’une construction progressive, de l’expérience, ce qu’il nomme « le pôle de la symbolisation temporelle ». Comme illustration, notre monde occidental s’est fait le champion de la vérité-savoir. Philippe Leclercq interroge alors chacun des monothéismes dans son rapport à la vérité.

Le troisième développement est double et commence à nous perdre. Nous voici d’abord partis, au chapitre 3 « le parcours originaire », sur la trace des patriarches, Abraham, Isaac et Jacob. Passionnant ! On retrouve le sens subtil de Philippe Leclercq pour éclairer les textes sous un regard nouveau. Précision des termes, poésie des images, avec cet attachement qu’il a, et qu’il nous fait si bien partager, pour Jacob. Il avait déjà consacré 55 pages à Jacob dans son précédent livre « Comme un veilleur annonce l’aurore » paru en 2006 à l’Harmattan. Avec cette notation finale « la parole de Dieu au fil du temps tisse notre vie sur la trame de l’histoire, histoire sainte et histoire humaine tout à la fois », notation qui nous renvoie indirectement au statut de la vérité évoqué précédemment.

L’autre axe de ce troisième développement tient à une longue tirade sur « le sang versé » qui constitue le chapitre 4. On ne sait plus trop où on va car la question de la page 157 reste en suspens. Patience, on aura la réponse à la page 203.

C’est alors que Philippe Leclercq fait se rejoindre dans une brassée ces différents préliminaires pour entamer le fameux chapitre 5.

Au passage, quelques mots forts happés
Sur la virginité « Rattacher la visée du dogme de la virginité à la christité de Dieu plutôt qu’à la personne de Jésus permettrait un recentrement sur l’essentiel de ce qui s’accomplit » (p 199) (propos assez iconoclastes mais tellement attendus de notre époque scientifique).
« Dieu féconde l’humanité par une parole qui se donne à recevoir comme un baiser, pour que cette parole, en pénétrant jusqu’au cœur, redonne à l’humanité un corps nouveau (p202)
« La logique humaine est d’engendrer par le sexe, dans la chair et le sang, tandis que Dieu n’engendre pas par le bas, mais par la parole qui sort de la bouche (p 202).
« …les textes nous donnent à comprendre que la finalité ultime de sens pour la vie de l’homme est au-delà de l’horizon de la loi du sang » (p 205). C’’est ici la réponse au chapitre 4. Ce faisant, Philippe Leclercq met en œuvre dans son propre livre le processus de la vérité-discernement qu’il exposait plus haut. Le lecteur comprend peu à peu, en s’imprégnant, en acceptant de ne pas tout visualiser du premier coup. Cheminement qui est celui de la foi et celui de l’humanité. Faire confiance, progresser et discerner peu à peu quand les écailles tombent des yeux.



Puis on bascule dans la conclusion. En quelques pages, Philippe Leclercq renvoie chacun à sa tâche :
Les juifs, qu’ils choisissent entre sionisme et judaïsme en faisant retour sur la figure de Jacob/Israël !
Les musulmans, qu’ils aménagent un espace d’interprétation s’ils ne veulent pas que « leur construction religieuse vole en éclat sur la pierre d’achoppement irréductible de la Trinité chrétienne » !
Les chrétiens ( d’ailleurs, il devrait plutôt ici parler des catholiques), qu’ils préfèrent l’amour à l’idéologie, qu’ils soient « dans le monde et non face au monde », qu’ils cessent de défendre « un supermarché du salut » et qu’ils découvrent rapidement un vaccin contre « le pouvoir hiérarchique, le dogmatisme et le moralisme ».

Peut-être, peut-être, mais est ce le propos, a-t-on envie de crier à Philippe Leclercq ? Il nous avait emmenés si loin, si haut !

Revenons au cœur et dessinons la vraie conclusion, celle qui reste à écrire. Si le Christ se dit autrement, avec les termes qu’emploie Philippe Leclercq, si Jésus n’est pas le Christ, selon la façon dont il présente l’Insu de Dieu qui ne révèle sa Christité que dans la croix et la résurrection, alors, qu’en disent nos amis juifs et musulmans ? Ce livre se termine en fait par un appel aux juifs et aux musulmans (sans d’ailleurs exclure les athées grâce à un lecture, encore une fois lumineuse, de l’Evangile du fils prodigue) qui veulent discuter avec les chrétiens, et ils sont nombreux. Vous, vous qui croyez en un Dieu unique, comment entendez vous l’appel de Philippe Leclercq, comment lisez vous sa démarche audacieuse, comment répondez vous à son invitation au dialogue ? Ce sont leurs réponses qui écriront la vraie conclusion de ce livre proprement révolutionnaire.

Transmis le Mai 29, 2010 - 09:36 PM (232 lectures)
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 Ressources, Outils: Le Coran déchiffré selon l'Amour : livre de Khaled Roumo
Dialogue interreligieux



Fiche de lecture

établie par Patrice Obert, président de La fontaine aux religions



LE CORAN DECHIFFRE SELON L’AMOUR
de Khaled ROUMO

Editions Koutounia



L’amour est un : Khaled Roumo a fait le pari difficile, en ce siècle de raison et d’indifférence envers l’humain, de nous parler d’amour. Il a choisi de nous en parler en nous invitant à un voyage plein de poésie mais aussi d’érudition à travers les lettres du Coran. Dès le début, (pages 13 et 14), il nous livre un système de transcription et chaque sous-chapitre, qui identifie des aspects de l’amour, s’accompagne d’une référence à un ou plusieurs groupes de lettres renvoyant à la même racine mais se déclinant en sens différents, voire parfois opposés. Il nous donne la clé de sa lecture en fin de parcours, en page 159 « en résumé, le jeu des racines, leur richesse sémantique, le lien de parenté qu’elles maintiennent entre des réalités proches ou opposées et la manière dont le tout se déploie, dans le contexte coranique, démontre, encore une fois, que l’amour est un – même s’il varie d’une personne à l’autre et chez la même personne – selon l’accueil qui lui est réservé ».

Faille ontologique et faillite civilisationnelle : Impossible de résumer cet hymne à l’amour, cet hymne aux manifestations de l’amour, qui débordent des sourates du Coran. N’hésitez pas à vous reporter à la table des matières. La seconde partie, qui est le cœur de ce livre, court de la page 59 à la page 209 et décrit, comme son titre l’indique, « les facettes infinies de l’amour ». Au cœur de ce long cheminement, la page 102 m’a livré une clé que je voudrais vous faire partager. « Faille, faillite, perfection : Les bouleversements internationaux qu’activent actuellement nos débats, trahissent la faillite de nos sociétés ; et cette faillite traduit une défaillance d’amour. Mais alors quel est cet amour qui serait capable de nous sortir de telles impasses ? Comment le régénérer ? Dans le verset coranique (Coran 41, 53), il est question d’extériorité (horizons) et d’intériorité (intimité). Et entre les deux dimensions se creuse une faille dont est faite la condition humaine ! En réalité cette faille n’est pas fonction d’une diversité quelconque (ethnique, religieuse, sexuelle, générationnelle, sociale…) ; elle est plutôt la traduction d’une rupture de soi à soi, d’une distance ontologique. »

Oubli – Rappel : J’y vois le cœur du message de Khaled Roumo. L’humain s’est coupé de lui-même, en oubliant Dieu, son Créateur. Il nous le redit page 68 « La beauté est un hymne au Créateur ! Et si notre époque est désenchantée, c’est parce qu’elle manque d’émerveillement, conséquence inévitable d’une rupture avec Celui qui préside à l’invention de la beauté, à son maintien et à son renouvellement : « Ils ont oublié Dieu : et du coup, Dieu leur a fait oublier qui ils sont » (Coran 59, 19) ». Et page 79 « L’acte d’adorer est le but ultime de la création des humains et des esprits ». Notre société oublie Dieu et se perd, telle est la mise en garde que nous adresse l’auteur. Mais il ne nous laisse pas sur ce constat triste. Il nous donne les outils pour nous retrouver en comprenant mieux combien le Coran est le livre par lequel Dieu, « Celui qui interfère entre l’être humain et son propre cœur (p84) », n’en finit pas de nous inviter à Le lire.

Une lecture à mille voix : Car l’Islam est né sous le signe de la lecture, nous indique l’auteur en page 47. «: Répétons que le nom de son livre fondateur est qur’ân, ce qui veut dire entre autres, lecture ! de même, le premier mot de la révélation coranique est une injonction à la lecture : Iqra’, lis, à l’impératif ». Et Khaled Roumo lit pour nous, lit avec nous et nous pénétrons peu à peu dans cette lecture à mille voix, nous enchantant de ce voyage entre les sons, les consonnes et les voyelles, un peu « sonnés » sans doute de cette diversité tourbillonnante, un peu ahuris devant le savoir si précis, si sensible de l’auteur et devant la facilité trompeuse avec laquelle il exprime chaque nuance, tant en arabe qu’en français.

Ainsi, le ton est donné dès la page 8 « la racine bada’a (créer des merveilles) se transforme en ‘abada (adorer) ! Si bien que, le matériau lexical commun aux deux racines (BD’/’BD) rétablissant le lien sémantique entre les deux termes, nous fonde à dire « seules les merveilles suscitent l’adoration ! ou encore : l’émerveillement en soi est un acte d’adoration. » Ainsi des deux racines FKR/KFR qui jouent sur les deux verbes réfléchir et renier (ou enfouir), ce qui revient à dire que le kufr, reniement, c’est l’enfouissement des fruits du fikr, la réflexion (page 88/89). Ainsi « la même racine KLM suggère en arabe, la parole et la blessure » (p 109), ce qui lui fait dire « l’amour naît dans cette faille qui représente une blessure d’amour, kalm, kulûm au pluriel, par laquelle s’insinue la parole Kalima : nom de Jésus dans le Coran, Kalimatu’l-Lah, Verbe de Dieu »(p 111). Et ainsi de suite…

Hymne à l’universel : l’auteur cite bien sûr souvent le Coran, des auteurs soufis, mais aussi de nombreux auteurs s’inscrivant dans d’autres traditions, chrétienne, hindoue et aussi des romanciers, plus souvent athées, car Khaled Roumo est avant tout un poète, comme il se définit en 4ème de couverture.

N’hésitez pas à ouvrir ce livre rare et à vous laisser surprendre. Chacun s’arrêtera sur un sens qui réveille en lui une émotion, un souvenir, un regret, une espérance. Chacun sera séduit par cette façon si libre et si rigoureuse en même temps de jouer avec les significations des mots.

Dans une dernière partie, l’auteur nous parle de « L’amour à l’œuvre ». C’est l’occasion pour lui de nous donner le sens universel de l’islam (unicité de Dieu et de l’espèce humaine, diversité de la création, dualité), [on notera page 221 : Le mal voile la face de ce qui est différent pour en altérer le sens et le transformer en différend], de différencier l’islam spirituel, l’islam universel et l’islam historique. Nous retrouvons (page 202) Khaled Roumo en fervent acteur du dialogue interreligieux : « Etant donné les similitudes de cet itinéraire avec celui d’innombrables chercheurs du vrai, issus d’autres communautés religieuses ou non, il serait absurde d’assimiler l’islam – dans son acception spirituelle- à une religion définie par de simples caractéristiques socio-historiques.»

L’être d’abord : Khaled Roumo n’ignore pas le poids du présent. En page 252, il rappelle que Modernité et Ouverture des portes de l’ijtihad (l’interprétation) sont deux nécessités posées devant l’islam contemporain. Mais il nous met en garde page 262 « Le danger réel n’est pas l’affaiblissement ou la mort des religions en tant qu’institutions, mais plutôt le peu de valeur accordé à l’être humain. Contrairement à ce qui est reçu dans certains milieux religieux, cette mort du sujet n’est pas le fait exclusif de l’athéisme mais plutôt d’une certaine idolâtrie qui mine l’esprit humain. Et cette maladie gît d’une manière occulte ou latente dans l’expérience religieuse elle-même… Autrement dit, désobéit à Dieu celui qui croit y obéir en excluant les autres du champ de l’amour divin ».

Khaled Roumo termine ce bel ouvrage sur une sorte d’appel inquiet « La question demeure : comment faire face à notre faillite en amour, cause de nos maux, que les mots seuls ne sauraient jamais résorber ? » Appel qui s’adresse à chacun de nous, croyants comme incroyants.
Qu’il sache que ses mots, en tous cas, nous auront aidés à mieux comprendre la Source qui l’anime.

Transmis le Mai 29, 2010 - 08:50 PM (285 lectures)
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 Ressources, Outils: Le Coran déchiffré selon l'Amour : livre de Khaled Roumo
Dialogue interreligieux
Le CORAN déchiffré selon l'AMOUR, de Khaled ROUMO.

L'AUTEUR

Franco-syrien, Khaled ROUMO est un poète engagé dans le dialogue des cultures et des religions. Il travaille, par ses écrits, ses conférences, à étendre la recherche du sens à toutes les visions du monde, qu'elles se référent au divin ou non. Administrateur du Groupe d'amitié Islamo-Chrétienne (GAIC), il a fondé et anime les Cercles de controverses dans l'esprit de ce qui se faisait à l'âge d'or de Bagdad, et le Café de la Diversité.


RÉSUMÉ DU LIVRE

Le choix de l'amour comme thème central de la lecture du Coran permet de déchiffrer les secrets relatifs au lien intime entre Dieu, Allah et l'être humain. L'étude s'intéresse aux mots de la relation amoureuse utilisés dans le Coran et invite à découvrir la spiritualité de l'islam dont la dimension universelle est commune aux multiples expériences spirituelles.

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Nous voici invités à un voyage à travers les mots d'une autre langue, l'arabe, et d'une spiritualité peu ou mal connue, l'islam. Est-ce un hasard si parole et blessures procèdent d'une même racine en arabe, langue de Révélation ? Parler, serait-ce blesser ? Est-ce la blessure qui génère la parole ? Y aurait-il autant de mots d'amour que de blessures ? Et l'amour n'est-il pas indicible ? «Si l'amour est savouré, dit Ibn Arabi, son essence est incomprise.» De mot en mot, de questionnement en questionnement, l'auteur nous entraîne de cet islam, qui est une vision du monde, à Dieu, dont le Nom, Allah, évoque en arabe désir d'union et de connaissance, afin que vie et monde reprennent enfin sens. Un essai passionnant, inattendu, générateur de découvertes, d'énigmes et d'interrogations.


Transmis le Avr 09, 2010 - 12:10 AM (445 lectures)
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 Ressources, Outils: Chez les Sikhs : la Fête de Vaïsakhi
Dialogue interreligieux

L’HISTOIRE DE LA FÊTE DE VAÏSAKHI




Le jour de Vaïsakhi, la fête des moissons qui annonce le retour du printemps, marque aussi pour les vingt-cinq millions de Sikhs, répartis aujourd’hui dans plus de cinquante pays et formant le cinquième groupe ethnique et religieux au plan mondial, l’anniversaire de la révélation de l’Ordre des KHALSA (les Purs, c’est-à-dire celles et ceux qui vouent leur existence à la purification spirituelle et à la lutte contre l’ego) qui eût lieu en 1699.

Guru Teg Bahadur, le neuvième des onze Gourous (les dix incarnés sous forme humaine et le Siri Guru Granth Sahib, notre recueil d’Ecritures Saintes) historiques des Sikhs, prit la décision de subir le martyre pour aider l’Inde de son époque à se libérer de la tyrannie et du fanatisme des dictateurs qui l’opprimaient.

Avant de mourir, il insuffla son esprit de sacrifice dans le cœur de son fils alors âgé d’une dizaine d’années : Gobind Raï. C’est à l’âge de trente-trois ans que ce dernier reçut à son tour l’inspiration divine d’instiller ces conceptions du courage et de l’abnégation dans le cœur de tous et de toutes les Sikhs.

Il les dota pour cela d’une identité qui les inciterait à jamais à résister à l’injustice, à la tyrannie et à l’oppression.

Chaque année à l’approche du premier jour du mois de Vaïsakh, les fidèles se réunissaient traditionnellement par milliers dans sa ville d’Anandpur Sahib au Pendjab pour recevoir les bénédictions du Gourou. Au début de 1699, plusieurs mois auparavant, Guru Gobind Raï avait envoyé des édits spéciaux à tous les membres de sa congrégation, jusqu’aux plus éloignés. Il les avait enjoints à ne plus couper leurs cheveux et de les porter relevés sous le turban. Il avait aussi demandé que les hommes viennent avec des barbes intactes.

Le jour de Vaïsakhi 1699, alors que des centaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées autour de sa résidence d’Anandpur Sahib, le Guru s’adressa solennellement aux membres de la congrégation pour leur rappeler leur mission divine et les exhorter à reconstruire leur foi et à préserver l’intégrité du Dharma (la Voie spirituelle) des Sikhs.

Dès la fin de son discours, il tira son épée et rappela que chaque grande Alliance doit toujours être précédée d’un sacrifice d’égale grandeur : il exigea donc une tête humaine pour l’oblation à Dieu.

L’agitation s’empara de l’assistance, mais un homme finit par offrir sa tête au Guru.

Celui-ci l’emmena à l’intérieur de sa tente puis réapparut un peu plus tard portant à la main son épée trempée de sang. La scène se reproduisit quatre fois encore. Le Guru demanda quatre autres têtes et quatre fidèles fervents se sacrifièrent.

Pensant leur guide spirituel frappé de démence meurtrière, ses disciples (la signification première du mot sikh) commencèrent à se disperser pour s’enfuir.

Mais le Guru sortit alors de la tente accompagné des cinq hommes parés des signes corporels et vestimentaires qui symbolisent depuis ce jour la piété et la noblesse des Sikhs.

Il baptisa ces cinq hommes par une cérémonie que nous nommons Khande Da Pahul (l’épée à double tranchant utilisée pour le baptême initiatique) ou Amrit (le Nectar divin) et leur fit jurer de rester fidèles à cette manière de vivre.

Puis il demanda à ces cinq premiers initiés, les cinq Bien-aimés, de le baptiser de la même manière et il devint Guru Gobind Singh.

Depuis lors, toutes celles et ceux qui reçoivent ainsi l’Amrit de l part de cinq Sikhs initiés se voient insuffler l’esprit du courage et la force du sacrifice.

C’est en s’appuyant sur ces principes que notre dixième Maître spirituel à révélé le Kahlsa Panth, l’Ordre des Purs.

En même temps, il donna aux Khalsa une identité unique, indiscutable et distincte : le Bana, la forme corporelle et vestimentaires des Sikhs initiés qui comprend cinq articles de foi portés aussi bien par les hommes que par les femmes et universellement connus aujourd’hui comme les Cinq K : Kesh, cheveux et barbes non coupés sous le turban ; Kangha , un peigne de bois ; Kara, un bracelet de fer ; Kirpan, une dague ou épée non nécessairement tranchante de nos jours ; Kachera un vêtement.

Tous les Sikhs, hommes, femmes et enfants gardent ainsi présent à l’esprit qu’ils ont à vivre une vie faite de courage, de décence, d’abnégation et d’égalité.

Dans le Dharma des Sikhs, on considère que l’être humain n’est pas né libre mais qu’il est né pour se libérer. Cette libération spirituelle s’obtient par la pratique des enseignements qui se transmettent au sein de la confrérie. Cette transmission est conditionnée bien évidemment par le respect des vœux et de l’engagement contractés lors du baptême initiatique. Au cours de ce processus, des centres spirituels situés dans le crâne deviennent actifs et le rôle des cheveux longs soigneusement peignés, ramenés sur la fontanelle pour les hommes ou le sommet du crâne pour les femmes, puis recouverts et maintenus par un turban serré qui en est de ce fait indissociable est de favoriser cette activité en captant, filtrant, équilibrant et consolidant les énergies concernées.

Les Sikhs respectent toutes les croyances autant que l’absence de croyance. Ils considèrent que l’humanité entière ne forme qu’une seule famille.

Aussi toutes celles et tous ceux qui désirent se joindre aux festivités que les Sikhs organisent pour Vaïsakhi sont-ils les bienvenus.



Kudrat Singh Khalsa

Transmis le Avr 23, 2009 - 11:41 AM (1348 lectures)
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 Ressources, Outils: Sciences et théologie des religions - Toulouse
Dialogue interreligieux Institut catholique de Toulouse
ISTR, Institut de Science et de Théologie des Religions

PROGRAMME DU SECOND SEMESTRE


CONNAISSANCE DES RELIGIONS


COURS : Marie-Thérèse URVOY, Le Coran : étude et lecture, (2è semestre, mardi 16h15-18h00, option ISTR pour la Faculté de Théologie).

COURS : Bernadette ESCAFFRE et Monique Lise COHEN, Approche du Judaïsme, ( 2e semestre, lundi 18h15-20h00).

SESSION : Moïz RASIWALA, Introduction à l’Hindouisme, 27-28 mars 09. 9h30/12h30-14h00/17h00.

SCIENCE DES RELIGIONS

COURS : Pascale MANUELLO, Les religions premières, ( 2e semestre, jeudi, 18h15-19h45,)

SESSION : Marie-Claude LUTRAND, Aspects des mutations culturelles contemporaines, 5-6 mars 09 (à la Faculté de Philosophie, Master Éthique & Société). 9h30/12h30-14h00/16h00.

SESSION : Bernard UGEUX et Marie-Claude van den BOSSCHE, Sexualité et religions, 25 avril 09, (avec des intervenants de différentes traditions religieuses). 9h30/12h30-14h00/17h00.

Site : www.ict-toulouse.fr

THEOLOGIE DES RELIGIONS

COURS : Bernard UGEUX, Missiologie, ( 2e semestre, mardi, 10h30-12h15).

COURS : Jean-Jacques ROUCHI, Le document Nostra Aetate (Vatican II, sur les religions) revisité à partir de l’actualité, ( 2e semestre, mercredi, 16h15-18h00).


Partenariat avec le centre Notre-Dame de TEMNIAC

Bernard Ugeux, Comment interpréter la montée des intégrismes et des fondamentalismes religieux ? 28 mars 09.

Arlette Fontan, L’expérience mystique dans les religions, 16 mai 09.



Transmis le Jan 27, 2009 - 11:08 PM (1251 lectures)
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 Ressources, Outils: Mythes méditerranéens
Vivre ensemble Monsieur Christian LOCHON
Secrétaire général de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix

parlera des

"Mythes méditerranéens communs"


le samedi 29 novembre à 14h30

-dans la salle de conférences de la Mosquée de Paris

2 Place du Puits de l'Ermite - 75005 PARIS

Entrée libre.





Transmis le Nov 26, 2008 - 08:09 PM (778 lectures)
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 Ressources, Outils: Le Sikkhisme, selon Gourou Nanak.
Dialogue interreligieux L’HOMME N’EST PAS NÉ LIBRE IL EST NÉ POUR SE LIBÉRER


« l ‘Homme n’est pas né libre, il est né pour se libérer ! » Cette phrase est attribuée au fondateur du sikhisme : Gourou Nanak. C’est sans doute celle qui est restée la plus célèbre dans tout le sous-continent indien et en tout cas celle qui résume le mieux à mes yeux son héritage.

Je me suis révélé comme Sikh au fil d’une relation traditionnelle de maître à disciple entretenue pendant de longues années avec un représentant de cette tradition. Le mot sikh signifie d’ailleurs disciple. Un ou une disciple est quelqu’un qui, avant tout, est capable de reconnaître un maître : « Les êtres humains aiment Dieu ; un maître est aimé par Dieu. Cela fait une différence ! » Mais tout disciple qui ne dépasse pas son maître, le meurtrit.

Des Brahm Gyani, littéralement « qui ont la connaissance de Dieu », où plus exactement de ce que nous concevons comme Dieu, sont envoyés au monde pour aider l’humanité par un Hukam, décret divin. Le sikhisme, chemin universel et témoignage vivant de l’unicité de la voie spirituelle, reconnaît tous ces envoyés. Mais dans le sikhisme, aucun être humain n’a de préséance sur un autre. L’Ego ne peut présider ni directement ni indirectement. Le sikhisme est par conséquent une Voie très ardue pour la grande majorité des gens. Car on ne peut pas simplement l’adopter comme un ensemble de croyances, on doit le vivre.

Adolescent, j’étais persuadé que la liberté, c’était n’avoir ni Dieu ni maître. En fin de compte, j’ai rencontré un homme que j’ai accepté comme mon maître spirituel, connu sous le surnom de Yogi BHAJAN (1929-2004), et une fois que ce dernier m’eût conduit face à une expérience sur laquelle je ne pus mettre d’autre mot que Dieu, il me dit simplement : « Rentre chez toi libéré ! »

Il avait parfois coutume d’expliquer à quelques privilégiés :

« Dieu est l’expérience qui survient lorsque la totalité de la psyché humaine se déploie. Et personne ne peut dire si c’est Dieu qui a créé l’homme ou bien si c’est l’homme qui a créé Dieu ! »

ou encore :

« Les électrons, les protons et les neutrons qui composent nos atomes dansent en permanence une petite danse. Et bien, le rythme de cette danse, c’est Dieu ! »

À celles et ceux qui demandent sincèrement : « Où trouver Dieu? »

Nous sommes donc désolés de devoir répondre : « Il n’y a qu’un endroit en ce bas monde où vous pouvez trouver Dieu : Dans le dictionnaire, à la lettre D ! »

Voici tout d’abord une définition du fait religieux qui a l’avantage d’être à la fois simple et immédiatement utile : être religieux, cela signifie être relié. Pour nous cela se traduit concrètement par « regarder vers l’Origine ».

« Amrit velaa sach naa-o, vadi-a-ee veechar
Karmee aavai kaparaa nadaree mukh duaar
Naanak ayavay jaaneeai sabh aapay sachiaar »

Gourou Nanak, Japji Sahib, 4th Pauri

Aux heures de l’aube, lorsque vous adressez vos prières à l’Infini et lui rendez grâce, vous vous connectez avec quelque chose au-delà de vous. Et Nanak nous a dit : « C’est la seule voie que je connaisse ». « Nanak ayavay jaaneeai sabh aapay sachiaar » « Dieu réalise toute chose » dit ce verset « mais la voie que je connais est cette voie ».

Si votre discipline spirituelle, quelle qu’elle soit, ne vous a pas octroyé cette faculté que les yogi nomment Anubhava et qui est celle de vous sentir spontanément face à l’infini dès que vous vous commencez de vous recueillir, la suite de ce texte ne vous sera pas directement utile.

Cependant, une des conclusions auxquelles nous ont conduit nos expériences est que, dans le domaine de la spiritualité, ce qui ne fonctionne pas pour vous de manière directe fonctionne de manière indirecte.

La libération spirituelle est l’objectif ultime autour duquel s’organise toute la vie d’un(e) Sikh. Elle s’obtient par la pratique de divers enseignements qui se transmettent au sein de la confrérie. Nous ne prétendons pas être les seuls à les détenir encore. Nous estimons même qu’aucun groupe humain particulier n’est ou n’a été fondé à revendiquer de tels enseignements comme sa propriété.

Selon notre compréhension, ces enseignements n’appartiennent qu’à celles et ceux qui les mettent en pratique. Ils nous donnent les moyens de nous hisser au sommet de nous-mêmes dans un apprentissage au quotidien et sont organisés en un Système qui se protège lui-même et que nous nommons le Jeu de l’Amour. Tous ses participants sont en effet liés par une chaîne d’Amour : on l’appelle la Chaîne d’Or. Plus stricte que la tradition orale et inaliénable, c’est une tradition silencieuse.

Il s’agit d’un sentier extrêmement ancien et d’un jeu dont les règles sont parfaitement connues. Il assigne à chacun d’entre Nous la tâche d’en amener un autre jusqu’à la lumière :

« Celui qui veut jouer le jeu de l’Amour
Qu’il place sa tête dans la paume de sa main et marche sur ma Voie
Si vous voulez placer vos pas sur ce sentier
Alors n’hésitez pas à donner votre tête »

Gourou Nanak

Nous reconnaissons l’humanité entière comme ne formant qu’une seule race et ne faisons donc aucune distinction de genre, de caste, de condition, nationalité, ni même de système de croyance. Mon guide spirituel ne m’a jamais demandé de « devenir » sikh pour me transmettre ce qu’il avait à me transmettre. Il m’a déclaré un jour :

« Ne te laisse pas appeler Juif si tu ne peux servir toute l’humanité, ne te laisse pas appeler Chrétien si tu ne peux aimer toute l’humanité et ne te laisse pas appeler Musulman si tu ne peux te montrer humble devant toute l’humanité. »

Mais si vous ne pouvez abandonner votre tête pour écouter votre cœur, choisissez un autre chemin.

L’unicité de l’humanité est un principe essentiel. Le premier enseignement délivré par Gourou Nanak après sa révélation, à une époque qui présentait bien des analogies avec la nôtre, fût : « Il n’y a pas d’hindous, il n’y a pas de musulmans. Il n’y a que des êtres humains »

Tous les êtres humains naissent avec le même équipement. Nous sommes traversés par des souffles, des flux d’énergie selon une terminologie contemporaine. Leur unisson constitue la vibration primordiale de l’être : le Verbe.

« À la cime de l’être résonne le Verbe. Le Verbe est consubstantiel à l’Esprit de l’infini. Le Verbe est l’Esprit de l’infini. »

Mais lorsque nous le transformons en mots, ces derniers sont différents. Hari est l’un des plus couramment employés par les Sikhs. Mais toutes les communautés de destin spirituel ont forgé leur terminologie propre.

À cause de cela, nous ne nous comprenons plus et nous pouvons même devenir ennemis.

Et c’est aussi pourquoi le terme de « libération spirituelle » peut paraître si étrange à certains.

Il s’agit pourtant tout à la fois d’un art et d’une science que l’humanité n’a jamais cessé de pratiquer.

Tous les hommes ont donc donné un ou des noms à cette force primale, Mais la Conscience Universelle de cet Esprit Universel possède un nom universel : Vérité. C’est pourquoi les Sikhs l’appellent également Sat et se la remémorent comme Sat Nam.

Beaucoup de gens, particulièrement les Occidentaux, n’arrivent pas de nos jours à appréhender spontanément la vraie nature de la recherche spirituelle. Ils considèrent que maîtriser intellectuellement les concepts énoncés dans les Écritures Saintes au sujet de la « vérité », c’est la connaissance spirituelle. Le plus tragique est qu’ils pensent sincèrement que c’est suffisant. Ils croient que la vérité dont il est question ici peut se comprendre au moyen de l’intellect. Or cette vérité n’est connaissance spirituelle que lorsqu’elle est devenue expérience personnelle.

Et tout ce qui, au cours de notre vie, peut nous guider vers elle, fait déjà partie de cette connaissance. Un maître spirituel, un Gourou, peut vous montrer la bonne voie. Mais il ne peut en aucun cas vous faire cadeau de cette vérité, car elle est son expérience à lui. Et vous, vous devez faire la vôtre.

Toutes les « religions majeures» et les grands penseurs à travers l’histoire ont reconnu la présence en chacun d’entre nous d’un « Soi » bien plus vaste; même si les corridors de ce Soi ne sont pas si aisés à franchir. Certains le nomment « Dieu », d’autres le décrivent comme « un Océan infini de félicité éternelle » et d’autres encore s’y réfèrent comme à une source de « créativité illimitée ». Dans les cercles du Yoga, on l’appelle souvent Atman. J’apprécie particulièrement de le définir comme « l’Esprit de l’Infini » car, par définition, l’Esprit de l’Infini ne saurait être étroit,

Tout individu se déplace par conséquent en permanence sur une orbite spirituelle. La spiritualité, être spirituel, ce n’est donc rien de plus que de sentir l’esprit en nous. Sur le long terme, c’est l’esprit en vous qui vous fait vaincre, qui vous donne le courage, qui vous donne l’endurance, qui vous donne l’intuition, l’amour-propre et la connaissance de soi.

Un être humain qui se lance dans la quête de sa libération spirituelle le fait parce qu’il a pris ou plutôt repris conscience d’être pareil à un poisson dans un lac qui pourrait nager en eaux plus profondes.

Dès lors, il peut être considéré comme un(e) Sikh du Gourou. Son plus grand ennemi devient l’égocentrisme, que nous nommons Haumai. Celui-ci se manifeste à travers les valeurs temporelles, les variations et combinaisons sans limites et sans fin de l’attachement, de la colère, de la concupiscence, de l’avidité et du matérialisme.

Tout cela forme un voile d’illusion maya, qui lui masque la profondeur du réel et le tire continuellement vers le bas, dans le Samsara, cycle des renaissances conditionnées par ses actions passées, son Karma.

Mais, en dehors de Maya, existent les valeurs naturelles de la création divine, auxquelles chacun et chacune peut s’accorder par une conduite juste.

Un des instruments utilisés par les Sikhs pour atteindre ce but est Kirt Karo, le labeur. Faire son devoir de père ou de mère de famille.
Mais de surcroît, ils accomplissent de manière désintéressée leur Seva, le service de l’humanité et du Sadh Sangat, la confrérie des Saint(e)s, la communauté spirituelle des Sikhs qui possède une influence mystique dans le Sikh Dharma, la Voie des Sikhs.
Le seva peut consister à préparer le repas au Gurdwara, le lieu de culte toujours flanqué d’un réfectoire, ou à coordonner la lutte pour le droit à la différence. Au tout début de cette histoire, je me suis pourtant un jour posé, au sortir de l’une de mes séances de méditation quotidienne, la question suivante : « Mais pourquoi la tâche de mener ce combat m’est-elle échue à moi qui ai déjà tant bataillé ? » Ce matin-là, du fond de ma conscience se leva une fois encore la petite voix que j’aime tant : « C’est ta récompense ! » me sembla-t-il saisir.
Il y a aussi Vand Chako qui consiste à aider ceux qui ont besoin d’aide et protéger ceux qui ont besoin de protection.
Ensuite, il y a Nam Japo, la vénération du Seigneur sans forme à l’aide de Simran, la répétition de mots qui aident à concentrer le mental sur la conscience la plus élevée.
Un privilège particulier caractérise enfin la demeure de notre Gourou : en son sein, le père comme la mère de famille doit se comporter à la fois comme un(e) saint(e) et comme un(e) soldat(e), des saints maîtres d’eux et des soldats qualifiés.

Si un(e) Sikh du Gourou maîtrise ce qui précède, il est ouvert au Prasad , la Grâce de Dieu, quel que soit le nom qu’on lui donne qui est décrit comme Sat, la vérité, Kal, au-delà de la mort, et par bien d’autres noms encore qui expriment l’indescriptible essence de la conscience suprême qui imbibe la création.

On ne peut la comprendre, mais on peut l’expérimenter comme une présence intérieure sous la forme du Shabd, le Verbe, du Nam, l’essence, et du Guru, ce qui donne la lumière. Cet état d’expérience du divin est appelé Samadhi, Sahaj, Liv ou encore Vismud , l’émerveillement et il confère Jiwan Mukta, la libération spirituelle de son vivant. Alors la réincarnation n’est plus nécessaire et l’âme demeure dans la présence de Dieu.

La méditation est une transe hypnotique auto-invoquée qui comporte plusieurs degrés et la méditation a un but. Il s’agit d’une pratique très subtile, précise et intelligente qui aboutit par-delà la confusion, l’agitation et les humeurs du mental à la conquête d’une âme éternelle et divine. Nous ne disons pas que le processus est aisé, nous disons que ses résultats sont fantastiques. La personnalité d’un(e) Sikh est très humble, tout à fait normale mais produit une extraordinaire élévation de la psyché. Nous appelons ce phénomène Cherdi Kala.

« Mais qu’est-ce que l’âme ? » rétorqueront certains. Tout le monde le sait ! C’est un animal qui ressemble à un petit cheval et qui a de grandes oreilles.

Une fois que vous avez eu votre expérience, il reste à adopter une discipline de vie afin de la renforcer et de la rafraîchir sur une cadence quotidienne.

L’objet de la religion et du Yoga, que vous pratiquiez l’une ou bien l’autre ou encore les deux, est de vivre consciemment. C’est de développer une personnalité telle que vous tombiez amoureux de votre conscience, de votre propre conscience et non de celle de quelqu’un d’autre. Cela, c’est vivre libre. Parce que vous ne vous déconnectez plus jamais de l’infini; ne pas sentir Sa présence c’est dès lors se sentir absent. À dater de cet instant, vous êtes placés sous le joug et votre voyage de retour débute.

Progressivement le méditant averti, dont le calibre intuitif est suffisant pour comprendre les instructions du Gourou, le Yogi, devient capable de pressentir l’attaque de la mort. À sa dernière heure, juste avant qu’elle ne le frappe, il libère une fois pour toutes son âme. Et, parce que c’était la volonté de Dieu depuis le début, il la fixe entre fini et infini.


Le jour et la nuit sont comme deux nourrices dans le giron desquelles se déroule le jeu de toute la création. Les bonnes et les mauvaises actions seront contées et comptées devant leur juge. Certains seront appelés et d’autres repoussés selon leurs actes. Ceux qui ont accompli le plus dur des labeurs en méditant à l’aide du Verbe divin en ont fini avec la souffrance. Ils partiront la face radieuse et beaucoup seront émancipés avec eux.

Puisse la paix prévaloir en l’homme. Puisse la paix prévaloir entre les hommes. Puisse la paix prévaloir entre l’homme et son environnement.


Kudrat Singh MÉNIR
3 rue du Pastur Wagner
75011 Paris
06 67 71 95 00

Transmis le Nov 17, 2008 - 01:04 AM (1860 lectures)
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 Ressources, Outils: Livret sur la Fraternité, par le Comité interreligieux de la Famille Franciscaine
Dialogue interreligieux

LA FRATERNITÉ
partagée par treize voix religieuses



                  
Une même estime pour l’homme,

une même soif de Dieu :


Treize voix

Treize regards

Tendus dans une même direction :


Une communauté traversée

Par une infinité de liens

Cela s’appelle…

… la fraternité




Fascicule vendu au prix de 7€50 (frais de port compris)
à commander à :

Comité interreligieux
de la Famille franciscaine de France

27 rue Sarrette 75014 Paris
06 23 70 91 21
comite-interreligieux@franciscain.net



Lorsque au mois de mars 2003, le comité interreligieux de la famille franciscaine de France fut fondé, nous ne pouvions imaginer que nous irions aussi loin dans la réflexion et le partage communs.
Après trois années de tâtonnements, durant lesquelles nous avons pris le temps de nous apprivoiser, de nous connaître, de tisser des liens d’amitié, nous avons jugé que le moment était venu pour échanger autour de thèmes qui nous interpellaient, en nous appuyant sur nos traditions et nos Ecritures respectives.

Depuis deux ans, nous travaillions sur un sujet qui nous tenait à cœur : la fraternité, thème essentiel à la spiritualité franciscaine.

Ce livret n’est pas le fruit du hasard. Il est le résultat de la rencontre et du partage de treize personnes qui s’apprécient et sont toujours heureuses de se retrouver.

Au fur et à mesure de nos discussions, parfois un peu vigoureuses, mais en restant toujours respectueux envers l’autre – nous pouvons parler de « correction fraternelle » - , nous avons pensé que l’expression de cette richesse devait être retransmise au-delà de notre groupe.
St François disait : « Dieu m’a donné des frères à aimer » ; dans la Bible, il est écrit : « tu aimeras ton prochain comme toi-même.»
La fraternité est le lien qui nous unit les uns aux autres. Elle est notre force lorsque nous nous découvrons à travers nos partages. Elle anime la vie de notre groupe. La foi exprimée par chacun d’entre nous renforce notre propre conviction religieuse.
Dans les textes qui suivent, vous retrouverez tout ce qui nous fait vivre.
Nous souhaitons que ce document aide chaque lecteur à approfondir sa conception de la fraternité, en ayant une meilleure compréhension de la vie spirituelle des autres croyants.

Pour le comité interreligieux
de la famille franciscaine
Josette Gazzaniga





Transmis le Sept 10, 2008 - 12:07 PM (1215 lectures)
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 Ressources, Outils: Programme de l'ISTR - Toulouse
Dialogue interreligieux

ISTR- Toulouse - PROGRAMME 08-09 ,
Institut de Science et de Théologie des Religions de Toulouse.

EVENEMENTS


Mardi 30 septembre 08, à 20h30. Conférence de rentrée : Hindous, chrétiens et sikhs dans l'Inde d'hier et d'aujourd'hui. avec Catherine Clémentin et Denis Matringe, en partenariat avec les éditions Albin Michel. Salle Léon XIII, 31, rue de la Fonderie.

24 (9h30-18h00) -25 (9h00-13h00) janvier 09, Colloque ISTR en partenariat avec la Chaire Jean Rodhain (Faculté de Théologie) et l’Arche de Jean Vanier : Fragilités interdites ? Plaidoyer pour un droit à la fragilité, à l’Universités des Sciences Sociales.

CONNAISSANCE DES RELIGIONS

Premier semestre


COURS : Olivier CARREROT, Initiation à la civilisation chinoise, ( 1er semestre, lundi 18h15-20h00).

CYCLE DE CONFERENCES : Bernard UGEUX (coordinateur) L’expérience mystique dans les traditions religieuses, Jeudi 9, 16, 23 octobre et 13, 27 novembre, 11 décembre 08, 18h30-20h00.
Inscription obligatoire à l’ensemble du cycle.

SESSION : Jean MONCELON, Voyage spirituel et Guide intérieur dans le christianisme et l'islam. 5-6 février 09, (proposée dans le cadre des multisessions de la Faculté de Théologie). 9h00/12h00-14h30/17h30.


Second semestre

COURS : Marie-Thérèse URVOY, Le Coran : étude et lecture, (2è semestre, mardi 16h15-18h00, option ISTR pour la Faculté de Théologie).


COURS : Bernadette ESCAFFRE et Monique Lise COHEN, Approche du Judaïsme, ( 2e semestre, lundi 18h15-20h00).


SESSION : Moïz RASIWALA, Introduction à l’Hindouisme, 27-28 mars 09. 9h30/12h30-14h00/17h00.


SCIENCE DES RELIGIONS


Premier semestre

SESSION : Marie-Claude LUTRAND,
La médiation interculturelle, L'attitude de médiation: un "art de l'être avec", 4 et 5 décembre 08, 9h30/12h30-14h00/17h00.


Second semestre

COURS : Pascale MANUELLO,
Les religions premières, ( 2e semestre, jeudi, 18h00-19h45, commun avec la Faculté de Lettres : premier cours le 29 janvier 09 !)


SESSION : Marie-Claude LUTRAND, Aspects des mutations culturelles contemporaines, 5-6 mars 09 (à la Faculté de Philosophie, Master Éthique & Société). 9h30/12h30-14h00/16h00.


SESSION : Bernard UGEUX et Marie-Claude van den BOSSCHE, Sexualité et religions, 25 avril 09, (avec des intervenants de différentes traditions religieuses). 9h30/12h30-14h00/17h00.


THEOLOGIE DES RELIGIONS

Premier semestre

COURS : Bernard UGEUX, Théologie chrétienne des religions, ( 1er semestre, mardi 10h30-12h15).


COURS : Gérard REYNAL, A la rencontre de quelques pionniers du dialogue interreligieux, option ISTR pour la Faculté de Théologie, ( 1er semestre, mardi 18h15-20h00). Attention, le premier cours est remplacé par la conférence de rentrée à 20h30.


Second semestre

COURS : Bernard UGEUX,
Missiologie, ( 2e semestre, mardi, 10h30-12h15).

COURS : Jean-Jacques ROUCHI, Le document Nostra Aetate (Vatican II, sur les religions) revisité à partir de l’actualité, ( 2e semestre, mercredi, 16h15-18h00).

Pour le Certificat d’Etudes Religieuses et Théologiques (CERT), consulter le livret des études.


Partenariat avec le centre Notre-Dame de TEMNIAC

Bernard Ugeux, Comment interpréter la montée des intégrismes et des fondamentalismes religieux ? 28 mars 09.

Arlette Fontan, L’expérience mystique dans les religions, 16 mai 09.

ISTR, 8 place du Parement, 31000 Toulouse, 05 61 36 81 22, istr@ict-toulouse.fr,

Site : www.ict-toulouse.fr Programme à télécharger.




Transmis le Sept 08, 2008 - 01:08 AM (1446 lectures)
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 Ressources, Outils: Sikhs : Gurdwara, la maison du Guru.
Dialogue interreligieux GURDWARA, la maison du Guru.

Le 09 février dernier, rue de la Ferme à Bobigny, a eu lieu la cérémonie de la pose de la première pierre du nouveau Gurdwara qui devrait voir le jour d’ici un peu plus d’un an, à la place de l’ancien Gurdwara devenu trop petit.

                   

Intérieur d'un Gurdwara


IL existe cinq Gurdwara en France, tous sont installés en Seine Saint Denis, le plus ancien et le plus important de part sa taille et ses activités se trouve donc à Bobigny. Ouvert à l’initiative des premières familles sikhes arrivées en France dans les années 80, ce lieu fait peau neuve et va se transformer en un lieu de culte spacieux et confortable. Le mot Gurdwara peut être littéralement traduit par le portail, la porte, la maison du Guru. Le mot Gurdwara est formé de deux mots : Gur ou Guru, le guide spirituel et « dwara » qui signifie la porte ou le seuil d’une maison.
Dans la première période du sikhisme, le mot « Dharamsala » était utilisé pour faire référence au lieu de culte sikh. On raconte que Guru Nanak (1469-1539), le fondateur du sikhisme, durant ses nombreux et lointains voyages, invitait ses disciples à construire des Dharamsalas afin qu’ils s’y réunissent pour prier. A l’époque de Guru Hargobind (1595-1644), le sixième Guru, les Dharamsalas ont commencé à être appelées Gurdwara. L’utilisation de ce nouveau nom est significative d’un important changement. En effet, Guru Arjan Dev (1563-1606), le cinquième Guru, avait compilé les hymnes sacrés de ses prédécesseurs spirituels, les siens et les compositions de saints indous et de soufis indiens, en un livre ( l’Adi Granth) qui deviendra ensuite le Guru Granth Sahib, le livre sacré des sikhs. A partir de cette période, des copies du Livre Saint furent installées dans les différentes Dharamsalas. Les Dharamsalas où le Guru Granth Sahib fut installé furent alors appelés Gurdwara. Cette désignation devint universelle lorsque Guru Gobind Singh (1666-1708), le dixième et dernier Guru vivant, instaura le Guru Granth Sahib comme le Guru éternel des sikhs.

                   

Granthi lisant le Guru Granth Sahib


Un lieu de prière et de recueillement devient un Gurdwara uniquement par la présence du livre saint, qui est la manifestation visible des Paroles et de l’Enseignement des Gurus. Une famille peut tout à fait installer le Guru Granth Sahib chez elle dans une pièce de la maison réservée à cet effet, cette pièce devient alors un Gurdwara. Pour que l’assemblée des fidèles puissent se réunirent en grand nombre, de grands Gurdwara ont été construits en Inde et dans le monde entier, là où la communauté sikhe s’est établie.
La fonction principale du Gurdwara est donc de fournir à la communauté un lieu de prière où l’on reçoit l’enseignement des Gurus à travers la lecture des paroles contenues dans le Guru Granth Sahib : les Gurbani. On y chante aussi les hymnes tirés du Livre Saint.

                   

Une page du Guru Granth Sahib


Le Gurdwara est un lieu ouvert à tous, sans distinction de nationalité, de religion, de sexe, de classe sociale. Dans la maison du Guru, nous sommes tous égaux. Lors de sa venue au temple, le fidèle ou le simple visiteur doit se couvrir la tête et se déchausser avant d’entrer. Il n’y a pas de clergé dans le sikhisme et toute personne respectueuse de la foi sikh peut venir chanter les hymnes, participer à la vie du temple, et toute personne pouvant lire le Gurmukhi, écriture dans laquelle est écrit le Livre Saint, peut lire le Guru Granth Sahib. Cependant, tous les Gurdwaras emploient un prêtre, appelé Granthi, cette personne est complètement dévouée à l’entretien du Gurdwara et c’est lui qui conduit les différentes cérémonies. Le Granthi peut être une femme même si cela est assez rare. La femme dans la religion sikhe a la même place spirituelle et sociale que celle de l’homme et dans le Gurdwara elle a les mêmes droits et elle peut participer à toutes les activités du temple.

                   

Jeunes sikhs chantant des Kirtans et jouant d’instruments traditionnels


C’est l’argent versé régulièrement par les fidèles qui finance les frais du Gurdwara, cette obligation de donner une partie de ses ressources est un élément très important dans la foi sikhe et se nomme Wand chakna.
Un groupe de quelques personnes s’occupe de gérer les différentes fonctions et activités du Gurdwara (l’administration, la trésorerie, la maintenance…). Ces comités sont formés par des membres de la communauté.
Les activités quotidiennes du Gurdwara commencent tôt le matin, dans certain temple à deux heures du matin, parfois plus tard. Le Guru Granth Sahib est porté de la pièce où il réside la nuit, appelée Sachkhand, pour être installé dans la salle principale du temple. Cette cérémonie est appelée Prakash, ce moment correspond à la première ouverture du livre sacré de la journée. L e Guru Granth Sahib est l’élément principal du Gurdwara, et une attention particulière est donnée à l’emplacement où il réside durant la journée. Le Livre saint est recouvert de tissus et repose sur des coussins, le tout étant installé sur une sorte d’estrade surmontée d’un dé de tissu. Ensuite les prières du matin sont récitées et un passage du Guru Granth Sahib est lu, cette parole est appelée HUKAMNAMA. Chaque matin c’est un nouveau Hukamnama qui est lu. Le Hukamnama est une prière, un commandement à méditer pour la journée. Le visiteur reçoit des mains du Granthi ou d’un Sevadar (personne offrant ses services occasionnellement ou régulièrement et de façon spontanée pour la réalisation des diverses activités du temple) le Karah Parshad (offrande, préparée avec du sucre, de la farine et du beurre).
Tout au long de la journée et tous les jours de l’année, les fidèles et toute personne non sikh peuvent venir se recueillir dans le Gurdwara pour quelques minutes, simplement pour s’incliner respectueusement devant le Guru Granth Sahib ou rester plusieurs heures, ou prendre en repas dans la cuisine communautaire ouverte à tous, le Langar. A la tombée de la nuit, Rehras Sahib, la prière du soir est récitée, elle est souvent suivie de chants, des Kirtans, puis la journée s’achève avec la cérémonie appelée Sukhasan, durant laquelle le Guru Granth Sahib est reconduit dans sa pièce pour y reposer pendant la nuit.

                   

Cérémonie de Sukhasan


On reconnait la présence d’un Gurdwara par la présence d’un drapeau triangulaire orange (le Nishan Sahib) qui flotte en haut d’un haut mât, planté prés de chaque temple.
Pour la communauté sikhe, le Gurdwara n’est pas seulement un lieu de culte c’est aussi un lieu qui joue un rôle social important et notamment pour les communautés installées à l’étranger. En occident, les familles s’y retrouvent surtout le dimanche, jour de congés pour tous. Les enfants peuvent étudier le Punjabi et recevoir un enseignement religieux. Les femmes s’y retrouvent pour faire du Seva (service désintéressé), lire et réciter ensemble des prières, échanger entre elles sur leur quotidien. De nombreux membres de la communauté viennent prendre quotidiennement un repas dans le Langar. Le Gurdwara est aussi un lieu d’accueil pour les visiteurs de passage qui peuvent y passer une nuit ou deux, ce service d’hébergement est offert dans les Gurdwara disposant de chambres prévues à cet effet.

                   

Le Langar, la cuisine communautaire.


La communauté sikhe installée en France attend beaucoup de ce nouveau Gurdwara
Il devrait offrir, en plus de la salle de culte proprement dite, une bibliothèque, un centre culturel et bien entendu un Langar. Ce nouvel espace permettra à la communauté d’organiser et de développer de nouvelles activités religieuses et culturelles, ce qui devrait lui offrir une meilleure visibilité et faciliter les rencontres avec les personnes désireuses de mieux connaitre ou de découvrir la religion sikh et la culture Punjabi.

Raphaëlle Sundri KAUR



Transmis le Août 01, 2008 - 11:49 PM (3782 lectures)
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