Agenda

- Dimanche 19 mars, où que vous soyez et à Paris 4e : Prière et recueillement pour la Paix, garder le silence pendant trente minutes

- Lundi 5 septembre 2016, IMA : début d'un Cycle de 4 conférences de Ghaleb Bencheikh : Mots d'Islam, pour décrypter 4 « mots d’Islam » devenus «valises » voire anxiogènes : Islam, Djihad, Charia, Fatwa. Organisé par la SAIMA ( Société des Amis de l'IMA )- Entrée libre- Réservation.

- à partir du lundi 26 septembre 2016, Paris, ENS 45 rue d'Ulm : Islams de France - Islam public et publics d'Islam. Pièce d'identité demandée.

Foire aux questions

- Pour adhérer : Bulletin d'adhésion ICI (cliquer )

- Pour nous contacter, participer à la vie de la CMRP,
- Mode d'emploi du site :
Cliquer ICI
Voir tout les articles sur ce sujet.

WCRP - International


Neuvième Assemblée mondiale de Religions pour la Paix
22 novembre 2013 - Vienne (Autriche)


DECLARATION DE VIENNE
« Accueillir l'Autre », une vision multi-religieuse de la paix.



Au nombre de plus de six cents, responsables religieux et croyants représentant toutes les traditions religieuses historiques et toutes les régions du monde, avons tenu à Vienne, en Autriche, la neuvième Assemblée mondiale des Religions pour la Paix .

Nous venions du réseau mondial de Religions pour la Paix comprenant quatre-vingt-dix conseils et groupes interreligieux nationaux, cinq conseils régionaux, un conseil mondial et des réseaux internationaux de femmes et de jeunes. Nos traditions religieuses respectives nous appellent à travailler ensemble à la paix.

Les assemblées mondiales précédentes des Religions pour la Paix ont mis en lumière des éléments positifs de la paix, des menaces communes contre la paix et un consensus multi-religieux qui se traduit par des valeurs partagées en faveur de la paix. Nous nous sommes engagés à agir ensemble en nous basant sur ces valeurs profondément ancrées et largement partagées qui fondent l’affirmation de l’impératif d’« accueillir l'autre », cœur de notre vision multi-religieuse de la paix.

Sommaire du texte. Cliquez sur une ligne pour aller directement au paragraphe souhaité.


Eléments positifs de la paix que partagent nos traditions religieuses respectives.


Nous ressentons l'appel d'avoir à faire face aux menaces communes contre la paix.


Une hostilité croissante.


« Accueillir l'autre », une vision multi-religieuse de la paix.


Appels adressés aux responsables religieux et aux croyants.


Appels aux gouvernements, aux organisations internationales et à la société civile.


Conclusion : Accueillir l'autre.

Introduction :

Nous réaffirmons les éléments positifs suivants de la paix que partagent nos traditions religieuses respectives.

- La paix est au cœur de nos religions respectives, et nos convictions diverses nous font un devoir de travailler ensemble à sa construction.

- L'amour, la compassion et l'honnêteté sont plus forts que la haine, l'indifférence et le mensonge.

- Tous les hommes et toutes les femmes possèdent la dignité humaine , ont leur part de l’humanité commune et doivent prendre soin les uns des autres, étant appelés à considérer les problèmes d’autrui comme les leurs propres.

- Nous acceptons l'appel à nous tenir du côté des plus vulnérables, à les élever et à promouvoir des sociétés justes et harmonieuses.

- Nous considérons les femmes et les hommes en tant que partenaires égaux dans nos efforts pour construire la paix.

- Les enfants sont une préoccupation primordiale. La condition particulière de l’​enfance mérite nos soins et notre protection. Elle doit bénéficier d’une priorité dans l’attribution des ressources de nos sociétés.

- La transformation non-violente des conflits par le dialogue et la réconciliation sont un élément central de la paix.

- L'emploi des armes nucléaires et de toutes les armes de destruction massive et indiscriminée est immoral.

- Promouvoir le développement humain et protéger la terre font partie de la lutte pour la paix.


Les éléments positifs de la paix que nous partageons sont inextricablement liés à l’appel que nous ressentons ensemble d’avoir à faire face aux menaces communes contre la paix. Ces menaces comprennent :

- L'utilisation abusive de la religion à l’appui de toute espèce de violence, y compris l'extrémisme violent,

- Une situation de crise spirituelle qui érode les valeurs qui soutiennent la vie.

- Des conflits violents et la prolifération des armements.

- Des inégalités extrêmes qui continuent de s’accroître et comporte même une violation généralisée des droits fondamentaux.

- La violence contre les femmes, les mauvais traitements infligés aux enfants et l’affaiblissement du soutien aux familles.

- Une misère extrême, des maladies évitables laissées sans traitement et un manque généralisé de chances d’en sortir.

- La dégradation de l'environnement, l’épuisement des ressources naturelles et le changement du climat qui sont autant de menaces pour l’ordre public et l’épanouissement humain.

Tout en reconnaissant que certains croyants trahissent la doctrine de paix de leurs religions respectives, nous continuons à nous engager nous-mêmes - ainsi que nos communautés - envers une culture de la paix faisant progresser le bien de tous qui est fondé sur la guérison commune, le vivre ensemble et une sécurité partagée.

Une hostilité croissante

La neuvième Assemblée mondiale des religions pour la paix attire l'attention sur une nouvelle menace pour la paix : une hostilité croissante.

Nous sommes profondément troublés par cette hostilité qui se développe dans la société et à l'intérieur de nos communautés ainsi qu’entre elles. Cette hostilité envers « l'autre » est une aggravation de l’intolérance et prend trop souvent la forme de la violence. Les victimes de l'hostilité sont souvent les populations vulnérables, y compris les membres des minorités ethniques, religieuses et linguistiques, des immigrants, des réfugiés, des demandeurs d’asile et, au plan interne, des personnes déplacées et des apatrides.

L’hostilité est le fait de tous les secteurs de la société, l’Etat, les individus, les groupes sociaux, les organisations de toute nature. Bien que la liberté de religion ou de conviction soit de plus en plus valorisée internationalement, un nombre croissant de gouvernements soumettent à des restrictions les croyances et les pratiques religieuses. Souvent, certaines religions sont placées dans une situation d’infériorité par rapport à d’autres. Les violences sectaires et communautaires divisent les sociétés, alimentent les conflits, détruisent des vies innocentes. L’hostilité sociale envers les personnes et les groupes alimentée par l’intolérance et la peur de « l’ autre » menace la dignité humaine, la bonne gouvernance et le bien-être partagé. De plus en plus de gens sont persécutés à cause de leur foi.

L'intolérance et la violence dans toutes leurs manifestations sont un obstacle à la paix. Elles exacerbent dangereusement les autres graves menaces contre la paix. Les communautés de croyants ont le devoir de s’en prendre à l’hostilité envers « l’autre », aspect à la fois urgent et crucial de la lutte contre ce qui menace gravement la paix.

« Accueillir l'autre », une vision multi-religieuse de la paix.

Notre vision multi-religieuse de la paix comprend un appel adressé à tous les croyants d’« accueillir l'autre », Chacune de nos diverses traditions religieuses appelle à une solidarité profonde avec « l’autre », et un sentiment de proximité avec lui, enraciné dans un esprit d’unité qui est une valeur profondément ressentie et largement partagée dans nos communautés. « Accueillir l'autre », signifie se respecter et s’accepter les uns les autres.

Nous sommes en faveur d’un effort énergique de promotion de la tolérance, qui est encouragée par la reconnaissance des droits humains universels, et qui est une condition essentielle de « l’accueil de l’autre ».

« Accueillir l’autre » renforce la tolérance et la mène plus loin en appelant chaque communauté de croyants à être en solidarité avec la dignité, la vulnérabilité et le bien-être de « l’autre » avec toute la force de ses propres doctrines morales et spirituelles. Ces doctrines sont spécifiques à chaque tradition religieuse. Elles comprennent : rechercher activement la justice, accepter de se sacrifier pour le bien d’autrui, supporter la souffrance quand on est innocent, rendre le bien pour le mal, demander et accorder le pardon, et exprimer amour et compassion sans restriction.

« Accueillir l’autre » nous appelle à travailler au plein épanouissement de la dignité humaine par le développement intégral de l’être humain.

En nous basant sur les déclarations de nos assemblées précédentes, nous reconnaissons qu’ « accueillir l’autre » invite chacun à participer à la construction, à l’entretien et à la bonne gestion de notre bien-être commun qui comprend le respect de la nature et le progrès de l’harmonie avec elle. La bonne gestion de la terre est une obligation religieuse solennelle.

Les communautés de croyants travaillant ensemble peuvent être des acteurs puissants dans la prévention de la violence avant qu’elle se déclare, dans l’atténuation d’un conflit quand il se produit et dans la reconstruction des sociétés déchirées par la guerre. Les ressources excessives consacrées aux armements seraient mieux employées à soulager la misère, à faire progresser l’éducation et les soins de santé de base pour tous et à faire face aux défis de l’environnement.

« Accueillir l’autre » nous fait nous voir les uns dans les autres. Nous devons pour cela enseigner à nos enfants la non-violence, les stratégies de prévention des conflits et les valeurs universelles de la paix. La vision positive que nous partageons de la paix fonde pour nous un droit humain à la paix.

Nous pouvons accueillir l’autre par la promotion d’une notion plus ferme de la citoyenneté reconnaissant les droits humains fondamentaux, y compris la liberté de religion ou de croyance.

Les communautés de croyants accueillent l’autre quand elles travaillent ensemble à la promotion d’un développement humain respectueux de la terre. « Accueillir l’autre » c’est refuser d’être complice d’une destruction de la terre qui aggrave les catastrophes et la détresse humaine. Préserver l’air, la terre et ‘eau est essentiel pour le bien-être et la survie de l’humanité. Le développement devrait rendre justice à la continuité de la vie en préservant la nature au bénéfice de la génération présente et des générations futures.

Nos communautés peuvent devenir des centres d’éducation religieuse à l’« accueil de l’autre ». Pour cela, nous devons retrouver nos doctrines qui nous appellent à accueillir l’autre, les diffuser largement au sein de nos communautés respectives y compris les jeunes, et les mettre en pratique.

Les communautés de croyants peuvent travailler à renverser la montée croissante de l’hostilité envers « l’autre », en faisant progresser leur vision multi-religieuse de la paix et en agissant dans un cadre multi-religieux.

L’Assemblée mondiale des Religions pour la Paix formule les appels plus spécifiques énumérés ci-après :

1) Appels adressés aux responsables religieux et aux croyants

- Respecter et protéger la dignité humaine en quelque lieu et à quelque moment qu’elle soit attaquée

- Encourager les hommes et les femmes à coopérer activement pour exalter la dignité des femmes et des filles et travailler ensemble à empêcher la violence envers elles

- Défendre publiquement les individus et les groupes vulnérables ainsi que tous ceux qui sont persécutés ou dont l’existence est niée à cause de leur foi

- Reconnaître que le bien-être des familles et des groupes et celui des communautés sont une condition préalable au bien-être des enfants

- Se préoccuper des questions de responsabilité découlant des causes du changement climatique

- Reconnaître la valeur des initiatives prises par les jeunes à la base en vue de l’accueil de l’autre et de la promotion d’une paix durable

- Faire progresser les valeurs spirituelles essentielles au partage du bien-être

- Renforcer l’acceptation de la diversité dans nos communautés

- Accueillir l’autre par la prière et par le service

- S’engager dans des partenariats avec des associés divers pour accueillir l’autre et utiliser à cet égard l’effet de levier des réseaux multi-religieux afin de faire progresser la dignité humaine, le bien-être et la citoyenneté de tous par une action concrète multi-religieuse.


2) Appels aux gouvernements, aux organisations internationales et à la société civile.
- Promouvoir une action administrative transparente qui assure et protège le développement d’un bien-être global et la jouissance entière par tous des droits humains universels

- Fournir des moyens de recours aux victimes de l’intolérance

- Promouvoir des politiques sociales et des normes juridiques qui reconnaissent la dignité des immigrants, des réfugiés, des demandeurs d’asile, des apatrides et des personnes déplacées à l’intérieur du pays.

- Faire progresser une citoyenneté qui garantisse la dignité humaine et qui protège la sécurité et le bien-être de tous les individus, y compris la liberté de religion et de croyance et les autres droits individuels et collectifs, que ces personnes appartiennent à la majorité ou à des minorités

- Assurer la protection des lieux de culte

- Eliminer les armes nucléaires, les autres armes de destruction massive et mettre un terme à la prolifération des armes légères

- Promouvoir une justice réparatrice afin de guérir les victimes et les auteurs des conflits violents

- Faire face aux dangers d’exposition et de contamination nucléaire pour protéger tous les êtres vivants et les générations futures

- Soutenir les croyants, les responsables religieux, les communautés et les réseaux de croyants et coopérer avec eux dans leurs efforts d’accueil de l’autre

3) Appels adressés à tous les hommes de bonne volonté.

- Attirer l’attention sur toutes les formes d’intolérance et de discrimination émanant des Etats ou d’acteurs non étatiques, de la société civile, de responsables et de groupes religieux ou de simples individus, et travailler à les éliminer

Accueillir l’autre

Nous, délégués à la neuvième Assemblée mondiale des Religions pour la Paix sommes unis dans notre engagement de résister aux menaces contre la paix prenant la forme de l’hostilité envers l’autre, et d’agir positivement pour accueillir l’autre en promouvant un vrai épanouissement de tous les êtres humains.

Ce double engagement et les appels à l’action qui lui correspondent sont l’expression de notre vision collective de la paix

Vienne (Autriche), 22 novembre 2013

Transmis le Nov 29, 2013 - 12:47 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - International 
Le vendredi 10 février 2012, au Collège des Bernardins, s'est tenu un Colloque organisé par le département « Société, Liberté, Paix » du pôle de recherche :

Les Printemps arabes et le religieux.

"Les révolutions arabes ont surpris l’opinion internationale et les médias. Elles ont bousculé, par les faits, certains clichés occidentaux qui associaient monde musulman et absence de modernité, terre d’islam et déficit démocratique. Quels sens leur donner aujourd’hui dans le cadre d’une analyse des transformations du fait religieux dans les pays du sud de la Méditerranée ?"
 
Vous trouverez ICI les enregistrements de toutes les étapes de ce Colloque.


En complément, envoyés par le Collège des Bernardins, voici :

- le résumé du colloque du 10 février dernier : « Les Printemps arabes et le religieux »

- le compte-rendu de la séance du 14 mai dernier : « La théologie à l’épreuve du pluralisme religieux »

- un article de Roland Dubertrand : « Vérité et dialogue chez Paul Ricoeur : le philosophe et le dialogue des religions » publié dans la revue Chemin de dialogue n° 29 – juin 2007.
 





Transmis le Août 02, 2012 - 07:52 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - International

Durant l’Assemblée générale du 13 mai 2012, Brigitte Chevalier, représentante de Religions pour la Paix à l'UNESCO, a présenté les implications de Religions pour la Paix à l'International.

Les trois textes suivants sont publiés à titre d'exemples comme pour la création d'un Conseil Interreligieux pour la Paix en Bosnie Herzégovine et
à l'occasion de session de la Conférence générale de l’UNESCO :

- 36ème session de la Conférence Générale de l’UNESCO, 25 Octobre – 10 Novembre 2011 ; Intervention de Brigitte Chevalier, Représentante de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix.


- Résumé des débats de la 36ème Session de la Conférence Générale.


- La création d'un Conseil Interreligieux pour la Paix en Bosnie Herzégovine. Une bonne pratique de réconciliation, grâce au dialogue

.


Dans le même domaine, on peut revoir la Déclaration de Sarajevo du Conseil Européen des Leaders Religieux 2012 adressée par Jacqueline Rougé.
Cliquez ICI.

.



Transmis le Juil 14, 2012 - 12:12 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - International

WCRP - Déclaration sur l’essai nucléaire nord-coréen
28 mai 2009

Dr. William F. Vendley, secrétaire général


Le récent essai nucléaire de la Corée du Nord préoccupe gravement les croyants et toutes les personnes de bonne volonté dans le monde entier.

Les armes nucléaires sont essentiellement destructrices de la vie humaine et de l’écosystème mondial dont toute vie dépend. L’argument de la religion quant à leur immoralité foncière va de soi. Les diverses traditions religieuses reconnaissent, chacune à sa manière, que la vie trouve son origine ultime dans une source divine. Il s’ensuit que pour les hommes et les femmes de religion, détruire volontairement la vie humaine et l’écosystème qui la rend possible est attaquer violemment leur origine divine. L’armement nucléaire est immoral en soi car il menace la vie elle-même.

Pour empêcher que les armes nucléaires se répandent, le monde doit les rejeter universellement. Cela signifie qu’aucun nouvel Etat ne doit s’en doter, et que ceux qui les possèdent doivent collaborer pour en réduire les stocks et finalement les éliminer.

Les fidèles de différentes religions dans le monde appellent les responsables de la Corée du Nord, des Etats possédant l’arme nucléaire et des autres parties en cause à coopérer en vue de résoudre toutes les questions que pose l’application par la Corée du Nord du traité sur l’interdiction des essais nucléaires.

Depuis quarante ans, le Conseil mondial de Religions pour la Paix milite pour un monde libéré de l’arme nucléaire en affirmant : « Nous reconnaissons le devoir sacré de promouvoir et de préserver la plénitude de la vie, et nous prions pour que soient donnés la sagesse et le courage d’en finir avec ces instruments de destruction totale. »

Il y a deux semaines, Religions pour la Paix a participé aux Nations Unies à New York aux réunions préparatoires positives et constructives tenues dans le cadre du traité de non-prolifération. L’essai nucléaire récent en Corée du Nord souligne que ces efforts sont plus urgents et plus nécessaires que jamais.


Transmis le Juin 02, 2009 - 02:55 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - International


Conférence Mondiale des Religions pour la Paix – France
Assemblée Générale - 6 avril 2008 - Saint Denis

(après midi)

Assemblée Générale Statutaire


Rapport réalisé par Marie LEMESLE, complété par des notes de divers participants notamment Bernard REBER

La réunion des groupes interreligieux liés à la CMRP, du matin, est suivie d’une part d’un rafraîchissant récital présenté par la Chorale musulmane AVENIR de Saint Denis, composée de très jeunes filles chantant en plusieurs langues l’espoir d’un monde où triomphe la paix, et d’autre part du traditionnel buffet convivial autour de « pizzas partagées », moment privilégié pour les échanges personnels.

L’ensemble des travaux de l’Assemblée plénière est présidé par Ghaleb BENCHEIKH (Président de la CMRP - France) en présence d’une cinquantaine de personnes

Le Président, ouvre la séance, en remerciant les participants pour leur présence et les responsables de la salle paroissiale Saint Denis pour leur hospitalité. Puis, il annonce le déroulement de l’après-midi qui sera conforme à celui inscrit sur la convocation.


RAPPORT MORAL

- Présence de la CMRP dans la société française
La matinée ayant déjà été consacrée à présenter les diverses actions sur le terrain des Groupes locaux, le Président en vient directement à la présence de la CMRP au cœur des débats sociétaux, laquelle se manifeste par son implication personnelle comme le montre le nombre de ses « sorties » (une trentaine depuis le début de l’année) dans des Colloques, Séminaires, Conférences à travers la France, sans compter ses interventions dans différents médias.
Très sollicité, Ghaleb BENCHEIKH ne se limite pas aux thèmes récurrents du dialogue interreligieux, comme la Laïcité, la Présence de l’islam ou l’Enseignement du fait religieux mais participe à des débats sur des thèmes d’actualité comme Journée de la Femme, la Francophonie, ou encore l’Homoparentalité, faisant alors entendre une voix spécifique pour plus de Paix. Intervenant délibérément au nom de la CMRP, et parfois à côté d’autres membres du Conseil d’Administration, il lui arrive de refuser de participer à des réunions partisanes ou orientées vers des buts différents de l’organisme qu’il préside et dont il veille à donner une image juste. C’est ainsi qu’il lui est donné de contribuer efficacement au rayonnement de la CMRP.

- Projet de Colloque

En gestation depuis un certain temps, le projet d’un nouveau Colloque spécifiquement CMRP est entré dans sa phase de maturation. Les deux thèmes à l’étude sont la Sécurité partagée, concept internationalement adopté par WCRP-Religions for Peace, et l’Education et la préparation des générations à venir, c’est-à-dire les questions d’éthique et de transmission. Mais la question des moyens matériels insuffisants pour organiser une telle manifestation demeure plus que jamais d’actualité.
Aussi, et en écho à ce que le Président appelle « une phase de transition », il existe une autre proposition comme alternative à ce projet de « Grand Colloque ». Certains membres du C.A. optent plutôt pour l’instauration d’un rendez-vous annuel sur une élongation mensuelle prédéfinie (par exemple chaque mois de mai) qui inscrirait l’action de la CMRP dans le concert des activités publiques visiblement utiles à la société. Un tel angle de vue permet une recherche d’appuis financiers plus ciblés.

- Prises de positions publiques

Au vu des événements dramatiques actuels dans le monde, liés aux religions, la CMRP est sollicitée pour des prises de positions en faveur de la paix. Ainsi, Ghaleb BENCHEIKH a-t-il pu sans problème cosigner un texte avec Monseigneur STENGER, Président de Pax Christi, au sujet de la situation des chrétiens en Irak. Mais dans d’autres cas la question d’engagement pour la paix est plus délicate comme on l’a vu en ce qui concerne la situation en Israël-Palestine, lors de l’attentat contre une école juive et l’attaque contre des civils palestiniens.
En effet comme l’explique Mehrézia MAIZA qui demande la parole, la condamnation simultanée des deux crimes n’allait pas de soi de la même façon au niveau national, européen et international de WCRP-Religions for Peace. Que veut dire alors, souligne-t-elle, « s’engager pour la paix » si l’on fait deux poids deux mesures ? Par exemple, en ce qui concerne la condamnation de l’école juive cosignée par le Prince Hassan Bin Talal et deux amis juif et catholique du réseau Religions for Peace, relève-t-elle de l’initiative personnelle ou de la prise de position de l’organisme en entier ?
Des échanges suivent d’où il résulte que l’idéal visé est que l’on arrive à faire des déclarations communes, quels que soient l’agresseur et l’agressé.

Ce rapport moral est soumis au vote et adopté à l’unanimité.


ÉLECTIONS AU CONSEIL D’ADMINISTRATION


Les bulletins de vote pour le renouvellement partiel du C.A. sont distribués aux membres présents dont certains ont reçu des pouvoirs.
Sept membres du C.A. sont renouvelables : Jacky ARGAUD, Philippe ATTEY, Claude BEUNARDEAU, Vélizar GAJIC, Christiane GILLMANN, Père Pierre HOFFMANN, Jean Pierre MARTIN
Quatre membres de la CMRP se présentent pour rentrer dans le C.A. : Rabbin Rivon KRYGIER, Bernadette LE NOUVEL, Christian LOCHON, Katia ROBEL

Suite aux soixante dix suffrages exprimés, tous les membres candidats au C.A. sont réélus ou élus.


QUESTIONS DIVERSES

- Travail des Commissions
Depuis plusieurs années, la CMRP comporte plusieurs commissions dont certaines ont une activité régulière comme la Commission Prière et Recueillement pour la Paix animée par le Père Higoumène BARSANUPHE.

Quant à la Commission Education à la Paix, elle est maintenant relayée par la Commission Enseignement du Fait Religieux dont la secrétaire Marie LEMESLE présente les grandes lignes.
Impulsée et présidée par Christian LOCHON, très à l’écoute des problématiques de l’enseignement du fait religieux, la nouvelle commission créée en décembre 2007, comprend une demi-douzaine de membres de différentes religions, actifs dans le domaine éducatif. Elle continue le travail de la précédente à laquelle on doit un certain nombre de fiches pratiques et de synthèse sur l’éducation à la paix.
Sous l’égide de Méhrézia MAIZA, le projet actuel consiste en la rédaction collective d’un Livret de Présentation des Religions de France (Foi Baha’ie, Bouddhisme, Christianisme, Hindouisme, Islam, Judaïsme, Sikhisme). Présenté selon un schéma en rubriques facilitant l’approche interreligieuse, cette publication illustrée, dotée d’un lexique, est conçue pour un large éventail de publics désireux de s’informer eux-mêmes pour mieux informer les autres, notamment en ce qui concerne le sens des pratiques religieuses. Parmi les ouvrages traitant déjà des religions, ce Livret de la CMRP doit avoir pour spécificité de rendre explicite le message implicite de paix inhérent à chaque religion. Son impression et sa diffusion se réaliseront en fonction des financements obtenus.
Pour les membres de cette commission « renouvelée » dont l’objet est l’enseignement du fait religieux, enseigner, c’est transmettre des connaissances et des compétences. D’où notamment leur désir de rassembler, d’analyser, de diffuser des expériences déjà réalisées au niveau des groupes locaux dans ce domaine.


- Partenariats au niveau international

Méhrézia MAIZA expose quelques-uns des sujets sur lesquels elle est engagée, avec Jacqueline ROUGÉ et Brigitte CHEVALIER, au niveau international, elle-même étant Coordinatrice des Femmes de WCRP-Religions for Peace. Au cœur des choix internationaux stratégiques pour 2007-2011 se trouve la question du partenariat à amplifier avec l’ONU. En tout état de cause, Religions for Peace reste une force de propositions pour le développement et la démocratie, terrains où peuvent se croiser enjeux culturels et religieux (voir l’action menée entre la Finlande et la Tanzanie).
Un autre champ de collaboration possible pour les Religions est la lutte contre la pauvreté à mener avec les pauvres que l’on réhabilite en leur donnant des moyens d’agir.
Un vaste projet concerne l’Alliance pour le développement avec les Femmes croyantes pour la Paix, Une série de documents visuels est disponible sur l’ordinateur mis sur place à la disposition des participants.


- Site www.religionspourlapaix.org

Responsable du site internet de l’association, Denise TORGEMANE en communique le bilan annuel (près de 150 000 visiteurs, soit le double de l’année précédente). En prenant le mois de mars 2008 comme référence, les visiteurs viennent à 71 % de France pour un total de 71 pays identifiés. 60% des visites concernent les fêtes religieuses et les articles démarrant en page d’accueil, y compris l’éditorial du Président sont en vedette, ainsi que le calendrier mensuel. Rubriques, nouvelles des groupes régionaux, travaux des commissions, mais aussi annonces de manifestation et articles de fond, même anciens, intéressent les visiteurs.
Denise TORGEMANE encourage les membres de la CMRP à lui faire parvenir des textes, notamment concernant leurs fêtes respectives. Par ailleurs, il est envisagé de mettre sur le site le texte des articles publiés dans la presse par les responsables de la CMRP, après accord du journal concerné.
L’assemblée félicite par des applaudissements nourris la webmaster pour son travail remarquable, laquelle demande qu’on y associe Jean-Pierre MARTIN qui l’assiste dans tout le travail interne et externe de communication et de diffusion lié au site.


- Réunion WCRP-Religions for Peace Europe Rovereto 2008

Responsable européen, Bernard REBER rappelle que le thème du Congrès de Rovereto en mai prochain et auquel participera une quinzaine de délégués français, est « Les valeurs pour une Europe qui change ». Six panels sont prévus : - Elaboration de structures pour promouvoir la coopération interreligieuse - Education aux valeurs de l’interreligieux - Progression de la Sécurité partagée en Europe - Dignité de la différence et identité européenne - Education aux Droits humains et contribution au dialogue interreligieux en Europe - Du dialogue à l’action de coopération. Ce rassemblement européen constituera un moment important, avec une présence forte des pays de l’Est dont la participation permettra d’envisager l’Europe dans sa totalité.
Suite à la réflexion qu’il a lancée en début de journée sur la mission, l’organisation et l’articulation des différents niveaux de WCRP-Religions for Peace Europe, ainsi que sur le rôle des leaders religieux, Bernard REBER récolte dans l’assemblée des demandes concernant entre autres, l’usage de la langue française, la mise en place d’un lobbying interreligieux, les politiques d’immigration, la communication entre les réseaux, les moyens financiers, la défense européenne, l’harmonisation de l’enseignement du fait religieux, etc.

INTERVENTION DE MONSIEUR CHRISTIAN LOCHON
LES MYTHES RELIGIEUX DE L’ORIENT ET DE L’OCCIDENT


Après avoir rappelé que Christian LOCHON enseigne notamment à l’Institut RAZALI de la Grande Mosquée de Paris, le Président BENCHEIKH lui donne la parole.

Exposé

Christian LOCHON commence par remercier Jean-Pierre MARTIN qui est à l’origine de l’invitation qui lui a été faite de donner ici une petite conférence. C’est en effet pour lui l’occasion de se présenter aux membres de la CMRP qu’il est heureux de rejoindre et avec lesquels il se sent en communion de pensée, désireux d’agir avec eux pour la Paix.
Le choix du sujet, Les mythes religieux de l’Orient et de l’Occident, correspond au sens de son parcours personnel qui éclaire son approche des relations entre les cultures et les religions. Tout jeune homme passionné par la langue arabe, il fut envoyé en Irak par Louis MASSIGNON pour une mission culturelle. Par la suite, successivement en poste en Iran, de nouveau en Irak, puis au Caire, il n’a cessé de découvrir les richesses de ces villes d’Orient qui ont tant apporté au monde occidental. Et dans le cadre du Centre des hautes études sur l'Afrique et l'Asie modernes, il mesure, dans le sillage de Mohamed ARKOUN, la nécessité qu’il y a d’historiciser ces mythes afin d’en transmettre aux jeunes générations, notamment dans l’enseignement du fait religieux, les valeurs fondatrices de l’humanité.
Christian LOCHON expose ensuite les mythes nés dans la Mésopotamie d’abord rurale, puis urbaine (-7000 Avt JC), architecturalement florissante : « Les mythes se créent lorsqu’il y a une société qui est en mesure de réfléchir sur les rapports avec le sacré ». Il évoque successivement les rapports entre les civilisations mésopotamienne, du Nord de l’Indus, grecque, égyptienne, puis établit des parallèles savants entre figures mythologiques et personnages bibliques : « Le Coran, comme la Bible, sont un réceptacle de mythes ». Il pense que dans le fait religieux se trouve une dimension commune qui dépasse les religions. Revenir à la Mésopotamie lui semble indispensable pour saisir l’essence des choses : par exemple, l’histoire de la transmission du cunéiforme révèle le lien entre les cultures. Il convient de décentrer une approche occidentale encore trop tournée vers la Grèce antique. Parmi les illustrations des passerelles culturelles indispensables pour appréhender notre monde pluriculturel et plurireligieux, il se réfère symboliquement aux Sept Dormants d’Ephèse, honorés par les chrétiens et les musulmans.
Il conclut son exposé en insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas, bien entendu, de faire du syncrétisme. Mais il s’agit d’opter pour une nouvelle vision de l’autre avec lequel, par un travail de réflexion fondé sur les mythes, on se découvre des points communs : « Nous voulons voir dans l’autre non ce qui nous sépare, mais ce qui nous unit ».

Echanges avec le public


Chaleureusement applaudi pour sa brillante intervention et félicité pour son érudition par Ghaleb BENCHEIKH, l’orateur répond à quelques remarques et questions du public.
Un échange intéressant a lieu avec le Dr Ahmed JABALLAH qui précise que les théologiens musulmans ne considèrent pas qu’il y ait des mythes dans le Coran. Saadia FIGHIGHI, quant à elle, en référence à son expérience de psychanalyste, souligne qu’il y a là pour l’islam tout un champ de l’héritage du monde occidental à explorer. Christian LOCHON tient à rappeler que son approche se situe dans le sillage de celle de Mohamed ARKOUN qui suit une analyse anthropologique et non théologique.
Le conférencier reçoit des paroles de reconnaissance particulièrement du Pasteur LIENHARDT pour avoir réhabilité le mythe, en tant que tentative d’expliquer aux hommes pourquoi on vit et pourquoi on est mortel ; de Méhrézia MAIZA pour avoir rappelé combien la civilisation de l’Irak était raffinée ; de Jean-Pierre MARTIN pour avoir, par la richesse de ses démonstrations, aidé à faire cesser des préjugés néfastes à la paix.

Ghaleb BENCHEIKH clôt l’Assemblée générale qui se termine à l’heure prévue, pour des raisons d’organisation, et non faute de sujets d’échanges.

Transmis le Avr 29, 2008 - 11:43 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - InternationalContact:
Ms. Andrea Louie, Religions for Peace
New York, USA
Tel: (+1) 212-687-2163
alouie@wcrp.org


Leaders of Different Faiths Decry Death
of Kidnapped Iraqi Archbishop Paulos Faraj Rahho

—HRH Prince el Hassan bin Talal of Jordan, President Emeritus: “The death of the Archbishop is a loss for all of humanity”—


( New York, 13 March 2008)—Leaders of different faiths in Religions for Peace, the world’s largest and most representative multi-religious coalition, joined together today to decry the death of Most Rev. Paulos Faraj Rahho, the Chaldean Catholic archbishop who was kidnapped after he left mass in Mosul, Iraq, on 29 February.

Transmis le Mar 19, 2008 - 02:35 PM Suite du texte (2200 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - International


C.M.R.P.- CONVOCATION A L’ASSEMBLEE GENERALE 2008
A l’occasion de l’Assemblée Générale, nous vous invitons à venir

le dimanche 6 avril 2008
Salle paroissiale de la basilique de Saint Denis
(grande salle Saint-Denis, en entrant au fond du couloir)

Accueil : 9 h 30 : Enregistrement
Rencontre avec les Groupes interreligieux - 10 h 00 : Point de situation et partage
- Réalisations et perspectives
- Attentes et propositions

Déjeuner : 12 h 00 : Pizzas partagées

Assemblée générale statutaire
13 h 30 : Enregistrement
14 h 00 : Ouverture par le Président
- Rapport moral
- Rapport financier
- Election au Conseil d’Administration
Conformément aux statuts, les membres du CA sortants ( 1/3 ) peuvent être réélus
- Questions diverses

Conférence
16 h 00 : « Les mythes religieux de l’Orient à l’Occident »
Intervention de Monsieur Christian LOCHON
Fin : 17 h 00



----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


BON POUR POUVOIR

A renvoyer à la CMRP - 8 bis rue Jean-Bart - 75006 PARIS
( En cas d’absence à l’Assemblée Générale )




Nom et prénom : ………………………………………………….…..
Adresse : ………………………………………………………….…..
Désigne pour le représenter à l’Assemblée Générale du 6 avril 2008 :
…………………………………………………………………………


N.B. Vous êtes invité(e) à régler votre cotisation 2008 si cela n’a pas déjà été fait ( 25 € ) Par ailleurs, les groupes liés à la CMRP sont invités, dans la mesure du possible, à contribuer en s’acquittant d’un montant correspondant à 3 cotisations individuelles soit 75 €.

Vos cotisations et le cas échéant vos dons de soutien sont indispensables pour maintenir notre activité et permettre la réalisation des projets.


Merci de votre diligence



Transmis le Mar 08, 2008 - 07:54 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - International
COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Contact:

Ms. Andrea Louie, Religions for Peace
Tel: (+1) 212-687-2163


L’archevêque de Cantorbery nommé co-président de Religions pour la Paix (WCRP).
---Pour construire la paix, il rejoint les rangs des éminents responsables de communautés mondiales de croyants—


(New York, 2 Novembre 2007)—Mgr Rowan Williams, archevêque de Cantorbery a été nommé co-président de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix, l’organisation inter-religieuse la plus grande et la plus représentative consacrée à la paix.

L’archevêque rejoint un conseil mondial formé d’éminents responsables religieux représentants les diverses communautés de croyants du monde. Ils sont à la tête du réseau mondial de « Religions pour la Paix » qui fait progresser les sociétés vers la justice et l’harmonie en travaillant à faire cesser la guerre, à éliminer la misère et à protéger la terre.

« La nomination de l’archevêque de Cantorbery comme Co-Président de la CMRP, a déclaré S. A. R. le prince Hassan bin-Talal, ancien président de Religions pour la Paix est particulièrement bienvenue. La coopération multi-religieuse est particulièrement nécessaire là où l’on abuse des communautés de croyants pour promouvoir la violence. »

Pour le Rév. Leonid Kishkovsky, modérateur de Religions pour la Paix, « les leaders de différentes religions reconnaissent que l’archevêque de Cantorbery réunit la compétence théologique, un engagement fort au service du bien commun et une manière responsable d’approcher la coopération interreligieuse. Il fera bénéficier la Conférence mondiale de ces dons en étant la voix de l’engagement partagé de la communauté anglicane mondiale. »

Le Grand Rabbin d’Israël, Yonah Metzger a félicité l’archevêque de son élection en soulignant l’importance critique de la création de structures multi-religieuses capables de faire progresser la solidarité morale entre les communautés de croyants, particulièrement en Terre Sainte.

Mme le Dr. Vinu Aram, directrice du Shanti Ashram en Inde et vice-modératrice de Religions pour la Paix a déclaré que les hommes de religion d’Asie - y compris les hindous et les bouddhistes – voient en la participation de l’archevêque à la présidence de la CMRP un pont pour la coopération entre les communautés de croyants de l’Orient et de l’Occident.

Le Dr. William F. Vendley, secrétaire général de Religions pour la Paix, a noté que « l’autorité de l’archevêque fortifierait l’action sur le terrain de l’organisation dans plusieurs des régions du monde les plus troublées et où sévissent le plus de conflits. »

Le très révérend Dr. Williams s’est formé à l’école secondaire de Dynevor puis à Christ’s College à l’université de Cambridge où il a étudié la théologie. Après des travaux de recherche à Oxford (sur le christianisme en Russie), il a été deux ans professeur au collège de théologie de Mirfield, près de Leeds. A partir de 1977, il a consacré neuf années à des activités académiques et paroissiales à Cambridge. De 1986 à 1992, il a été professeur de théologie à Oxford. Il a été consacré évêque de Monmouth on 1992 et archevêque du pays de Galles en 2000. Le très révérend Dr. Williams a écrit plusieurs ouvrages d’histoire de la théologie et de la spiritualité et publié des recueils d’articles et de sermons ainsi que deux volumes de poésie.

« Religions pour la Paix », le plus vaste et le plus représentatif des rassemblements multi-religieux, travaille depuis 1970 à promouvoir l’action en commun pour la paix. Son siège est à New York et elle est accréditée auprès des Nations Unies. Elle fonctionne à travers des conseils interreligieux qui lui sont affiliés dans 70 pays sur six continents.





Transmis le Nov 06, 2007 - 12:00 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - InternationalNouvelles de Religions pour la Paix :

Ramos-Horta prête serment en tant que Président du Timor Oriental


Dimanche 20 mai, le Prix Nobel de la Paix, le docteur Jose Ramos-Horta a prêté serment pour devenir Président du Timor Oriental lors d’une cérémonie dans la capitale, Dili. Ramos-Horta est le second président de cette jeune nation et succède à un autre héros de la lutte pour l’indépendance, Xanana Gusmao. L’évêque émérite Gunnar Stålsett, modérateur du Conseil européen des leaders religieux était présent à cette cérémonie. Depuis mai 2006, il a été Envoyé spécial du gourvernement norvégien pour le Timor Oriental. Il a donc pu oeuvrer au dialogue national de réconciliation.

Pour en savoir plus : www.religionsforpeace.no


Transmis le Juin 01, 2007 - 11:28 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - International


LA CONFERENCE GENERALE DE L’UNESCO CONFIRME LES INTUITIONS DE LA CMRP



Rapport de Jacqueline Rougé, présidente honoraire,
représentante permanente de la CMRP auprès de l’UNESCO


suivi du texte des déclarations prononcées au nom de la Conférence mondiale en plénière et en commission.

La 33e Conférence générale de l’UNESCO, tenue à Paris en octobre 2005, marquait le 60e anniversaire de la création de cette institution. Elle avait pris pour thème : « Penser et construire la paix ». Elle a mis en évidence le rôle que peut jouer l’UNESCO dans la lutte contre le fanatisme, l’extrémisme et le terrorisme grâce au dialogue interculturel et interreligieux.

Le terrorisme international a été considéré comme un défi majeur pour le monde et comme nécessitant une action préventive dont beaucoup d’éléments sont du ressort de l’UNESCO dans des domaines tels que la communication, l’ éducation, la science et la culture. Les controverses qui ont entouré l’adoption du projet de convention sur la diversité culturelle ont fait découvrir à un large public les rapports de la culture avec le développement. Elles ont montré aussi que chaque culture doit être ouverte aux autres.

Les questions relatives à la communication ont retenu d’autant plus l’attention qu’elles vont être l’objet principal de la conférence internationale devant se tenir bientôt à Tunis sur la Société de l’information. Les discussions se sont référées au rapport de Jacques Delors sur “Apprendre à vivre ensemble”. Elles ont souligné l’importance de la liberté de l’information, tout en insistant sur la nécessité d’élaborer une éthique de la communication et de promouvoir la diversité culturelle dans tous les médias. Ceux-ci ont un rôle vital à jouer dans les zones de conflit pour que le dialogue et la démocratie puissent l’emporter.

Les débats relatifs à l’éducation ont développé surtout le thème de l’éducation pour tous, vue comme la condition d’un avenir pacifique et durable. L’égalité d’accès à l’éducation et une exigence de qualité à tous les niveaux - de l’école élémentaire à l’université - ont été considérées comme un élément essentiel du développement durable. Il en résulte que l’U NESCO doit agir comme catalyseur de ce qui est fait dans ce domaine par l’ ensemble du système des Nations Unies. On a abordé aussi les aspects éthiques de l’éducation en soulignant que l’école doit enseigner la tolérance et le respect de la religion des autres.

Dans le domaine des sciences, l’intérêt s’est porté sur la philosophie comme moyen d’approche d’une conscience de l’universel. On continue à travailler à l’élaboration de normes applicables à la bio-éthique et, plus généralement, à la création d’un code de conduite éthique à l’usage des hommes de science. On a parlé aussi de l’éthique du dialogue entre les peuples.

Les discussions sur la culture ont rappelé l’intérêt porté par l’UNESCO à la préservation du patrimoine et de l’héritage culturel de chaque nation, non seulement par respect du passé, mais aussi pour aider les jeunes à construire leur avenir. L’importance des langues nationales a été soulignée. Le respect de toutes les cultures est un antidote aux inquiétudes liées à la mondialisation, sujet qui préoccupe l’UNESCO. A cet égard, on a mentionné la nécessité d’apprendre aux jeunes à comprendre et à respecter le patrimoine culturel de leur pays, et de leur fournir, à un moment quelconque de leur scolarité, des informations objectives sur les religions autres que la leur.

La discussion d’un projet de convention contre le dopage a été l’occasion de déplorer que l’usage de la drogue soit un aspect inquiétant de la culture des jeunes dans le monde actuel.

L’adoption quasi-unanime du projet de convention sur la diversité culturelle a couronné des années de travail difficile. C’est un texte novateur qui rejoint un besoin ressenti comme urgent aussi bien dans les pays du Nord que du Sud pour progresser vers une culture de paix. Les Etats Unis et Israël ont seuls voté contre. La délégation américaine a exprimé la crainte que cette convention serve de prétexte à des mesures protectionnistes contre l’importation des produits de l’édition et de l’industrie cinématographique des Etats Unis. Du point de vue de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix, ce texte doit pouvoir servir à justifier partout que soit demandé le respect des minorités culturelles et religieuses. On pourra l’utiliser pour montrer que le dialogue et la coopération entre des personnes de religion différente est une contribution utile et légitime à la construction de la paix. Dans leurs relations avec les pouvoirs publics et les groupements politiques, les sections locales et les organisations régionales de la CMRP pourront certainement se référer à ce concept de la diversité culturelle pour donner une légitimité accrue à leurs diverses activités.


Voici le texte des déclarations prononcées au nom de la Conférence mondiale en plénière et en commission.


Conférence générale - octobre-novembre 2005.

Intervention prononcée en séance plénière



Monsieur le Président,

Les religions ont une contribution spécifique à apporter à la construction de la paix. Beaucoup l’ignorent. Certains en doutent. Mais de plus en plus, tous ceux qui s’intéressent sérieusement à ce domaine vital le reconnaissent

Dans les régions en proie aux conflits, des responsables religieux font appel à des notions telles que le respect d’autrui et la solidarité entre tous les humains pour tenter d’apaiser la violence. Là où sévissent l’exclusion, la faim, la misère, des maladies comme le SIDA, les communautés religieuses sont au premier rang de ceux qui portent secours aux victimes. Quand les institutions étatiques se sont effondrées, les religions sont souvent les seules structures qui subsistent et servent de relais aux agences d’aide internationales. Plus généralement, à une époque où la paix du monde et la survie même de l’humanité sont menacées par le déferlement du matérialisme consumériste et d’un individualisme sans frein, les religions rappellent utilement que les forces résidant dans la matière ne sont pas les seules à prendre en compte et qu’une existence vraiment humaine ne se limite pas à la course à la richesse et au plaisir.

La Conférence mondiale des Religions pour la Paix exhorte dans le monde entier les responsables religieux et les simples croyants à faire abstraction de ce qui peut les séparer et les dresser les uns contre les autres. Elle les encourage à chercher un consensus sur ce qui est à faire. Elle les incite ensuite à y travailler ensemble. C’est la meilleure manière de lutter contre le risque d’aggravation des conflits pour des motifs religieux. En effet, les religions peuvent contribuer à trouver des solutions pacifiques.

Notre action s’appuie donc sur plus de cinquante conseils inter-religieux en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique latine qui ne cessent de se développer, notamment dans les pays comme l’Irak ou les régions comme l’Afrique des Grands Lacs où se produisent des affrontements violents. Ces conseils sont le meilleur moyen de réunir des responsables religieux de croyances différentes capables de mobiliser le potentiel sous-employé de leurs communautés à tous les niveaux. Nous agissons pour la transformation des conflits, pour l’aide aux enfants, en particulier ceux qui sont victimes du SIDA, pour la mobilisation et la valorisation du rôle des femmes

Nos préoccupations rejoignent sur bien des points celles de l’UNESCO, qu’i l s’agisse de sciences humaines, d’éducation à la paix ou de dialogue des cultures, dans l’esprit des recommandations du congrès d’Abuja de décembre 2003. Le but est bien, pour nous comme pour vous, d’“élever dans l’esprit des hommes les défenses de la paix”.

Je suis heureuse d’être ici le porte-parole de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix et de dire combien cette organisation est satisfaite des rapports étroits qu’elle entretient avec le Secrétariat de l’UNESCO, dans un esprit de confiance mutuelle. Elle souhaite renforcer encore ce partenariat, profitable aux deux parties. Je tenais à faire état devant la Conférence générale de cet exemple de participation de tout un secteur de la société civile aux responsabilités des institutions internationales. Je me réjouis d’avoir pu le faire, et je vous remercie de votre attention.



Intervention prononcée en commission IV (culture)


Octobre 2001, Octobre 2003, Octobre 2005 : Trois Conférences Générales de l'UNESCO, après l'acte tragique du 11 Septembre 2001, ont rendu impératif, aux yeux du monde entier, l'urgence d'élaborer des politiques de réconciliation et de recherche de paix durable.

Contrairement aux idées reçues, les religions peuvent contribuer, et elles l'ont déjà prouvé, à trouver des solutions aux conflits en encourageant la création d'espaces interculturels et interreligieux. Ainsi le Congrès International tenu au NIGER, à ABUJA, en Décembre 2003, a souligné l'importance de ces rencontres pour une éducation à la paix. Seul un changement de mentalité et de comportement contribueront à un meilleur avenir pour les jeunes.

La Conférence Mondiale des Religions pour la Paix, implantée dans toutes les parties du monde, entend continuer son action. L'Afrique, continent meurtri par les crises et les conflits multiples, est au centre de ses préoccupations. Parmi ses nombreux projets, la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix insiste sur la nécessité de la mise en place de programmes concrets en Afrique de l'Est comme en Afrique de l'Ouest.

Leurs principaux objectifs sont :
1. La promotion de l'implication et de la responsabilité des femmes dans des initiatives de dialogue interculturel à composante religieuse adaptées à des réalités culturelles locales.
2. L'établissement et le développement de réseaux de ces femmes.
3. La formation de formateurs pour la transformation des conflits et
4. le soutien aux enfants victimes du Sida.

La création de Conseils Interreligieux dans les pays concernés soutient ces activités destinées à renforcer le dialogue entre les diverses communautés. En effet, la promotion de la paix passe par le respect de la diversité culturelle, par la tolérance et le dialogue, dans un climat de confiance, de compréhension et de solidarité.

La Conférence Mondiale des Religions pour la Paix est ouverte à tout partenariat avec l'UNESCO. Elle souligne, à cet égard, l'importance du projet de programmes et de budget 2006/2007. Elle insiste tout particulièrement, sur l'Activité Phare de l'UNESCO : La Promotion du Dialogue Interreligieux.




Transmis le Nov 28, 2005 - 12:49 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - InternationalInternational


Message du Secrétariat général
de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix



Chers collègues,

Au nom de toute la famille de “Religions pour la Paix”, la plus vaste organisation plurireligieuse du monde, j’exprime nos plus vives condoléances à toutes les personnes affectées par le récent tremblement de terre en Inde et au Pakistan. “Religions pour la Paix” se tient solidaire des victimes et de leurs familles en ce temps de douleur et d’adversité.

Nous somme tous profondément atteints par l’immensité des dévastations, et nous nous soucions grandement du sort de toutes les personnes qui en subissent les effets.

Même au cœur de cette tragédie, nous pouvons nous sentir réconfortés par nos convictions religieuses respectives et par la constatation que chacun de nous est de plus en plus conscient d’être relié aux autres membres de la famille humaine.

J’exprime nos condoléances particulièrement à la section pakistanaise et à la section indienne de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix.

Nos pensées et nos prières ne cessent d’être auprès de vous et de vos compatriotes.

Nous applaudissons tous à l’initiative de notre organisation sœur, la Conférence asiatique des Religions pour la Paix (ACRP) tendant à coordonner les actions engagées par nos sections locales dans la région. Le Secrétariat international en est pleinement solidaire.

Je suis, en me félicitant des liens de partenariat qui nous unissent, sincèrement vôtre,


(s.) Dr. William F. Vendley, secrétaire général de la CMRP



Dr. William F. Vendley
Secretary General
Religions for Peace
777 United Nations Plaza
New York, NY 10017

Tel 1 212 687 2163
Fax 1 212 983 0566
Website: www.religionsforpeace.org





Transmis le Oct 26, 2005 - 03:07 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - International

“Religions for Peace” - Diversité dans la Foi, unité dans l’action.




La Conférence mondiale des Religions pour la Paix — World Conference on Religions and Peace (WCRP); “Religions for Peace” — suscite l’établissement de Conseils interreligieux qui mettent à profit le potentiel jusqu’ici peu utilisé qu’ont les religions de changer la nature des conflits, de donner ses chances à la paix et de promouvoir le développement durable.

La puissance de la coopération plurireligieuse.

La coopération entre les communautés de croyants du monde entier a une immense capacité d’améliorer sur la terre les conditions de vie d’êtres humains se comptant par milliards. Sur les six milliards d’habitants de la planète, presque cinq se réclament d’une religion. C’est le cas des neuf-dixièmes des trois milliards d’hommes subsistant avec l’équivalent de moins de deux dollars par jour et des quarante millions de séropositifs et de victimes du sida. Un trop grand nombre d’entre eux vivent dans des zones de conflit.

L’infrastructure religieuse à laquelle les religions du monde donnent accès dispose des moyens d’atteindre ces hommes et ces femmes : rien qu’en Afrique, il existe neuf cent mille assemblées de fidèles organisées ; dans beaucoup de pays, c’est l’infrastructure sociale la plus développée et la mieux structurée, s’étendant depuis le plus modeste village jusqu’à la capitale et au-delà.

Veillant à respecter les différences de religions et croyant à la force de la coopération plurireligieuse, “Religions for Peace” mobilise les communautés de croyants pour qu’elles collaborent à des causes qu’elles sont nombreuses à partager et qui leur tiennent fortement à cœur. Toutes les grandes traditions religieuses — le Bouddhisme, le Christianisme, l’Hindouisme, l’Islam, le Judaïsme — reconnaissent l’unité fondamentale de la famille humaine. La coopération plurireligieuse fait surgir les ressources cachées des groupes qui la pratiquent, et elle a plus de force, à la fois effectivement et symboliquement, que ce que les communautés de croyants peuvent faire isolément. Quand ces communautés reconnaissent les valeurs qu’elles ont en commun et mobilisent leur capacité collective, elles peuvent avoir un impact décisif là où le besoin s’en fait le plus sentir.

La société civile est en train de modifier de fond en comble son attitude à l’égard de la religion, et elle commence à solliciter les réseaux religieux pour leur capacité à atteindre des foules nombreuses et à réaliser des changements. De plus en plus d’experts voient les groupes religieux comme des partenaires pour faire face à des préoccupations communes telles que la misère, les conflits armés et les violations des droits de l’homme.

Les Conseils interreligieux.

Les Conseils interreligieux sont le moyen le plus efficace de réunir des responsables de religions différentes, de réaliser un consensus sur des problèmes communs et de mettre en jeu à la base les possibilités inemployées des communautés de croyants. Instituer, équiper et mettre en réseau un Conseil interreligieux coûte relativement peu et produit des résultats importants.

“Religions for Peace” met à profit les structures existantes dont les communautés de croyants se sont dotés. Les conseils interreligieux sont dirigés localement par des responsables religieux de religions différentes, et ils sont organisés de manière à fournir une base à une collaboration à tous les niveaux. Ces conseils ne sont pas en eux-mêmes des organismes religieux ; leur caractère est plutôt séculier ou public. Ils peuvent renforcer les possibilités d’action des groupes qui y sont représentés pour fournir des services au plus faible coût, travailler à promouvoir la
transformation des conflits et le développement durable, et donner aux groupes locaux les moyens dont ils ont besoin. C’est ainsi que “Religions for Peace” forme aux techniques de transformation des conflits des responsables religieux locaux qui peuvent ensuite les répandre au sein de leurs communautés respectives.

Le réseau de conseils interreligieux mis en place par “Religions for Peace” constitue un socle efficace et sans équivalent pour atteindre les communautés de croyants à la base. “Religions for Peace” met actuellement au point des documents de travail simples, testés sur le terrain et adaptés aux diverses religions, dont les communautés de croyants peuvent se servir au sein de leurs structures de base pour faire face à des problèmes critiques. Après approbation par les conseils interreligieux locaux, ces matériaux seront distribués à travers les réseaux en place de chaque communauté de croyants. Le site internet de “Religions for Peace” servira de référence pour l’ensemble.

Dans les zones de conflit ouvert, la coopération entre les religions peut être un instrument efficace pour ramener la paix. Les conseils interreligieux peuvent servir de pont entre les communautés de croyants, renforcer la confiance et réduire l’animosité. Certains conseils interreligieux établis grâce à “Religions for Peace” ont joué un rôle vital dans les Balkans, en Afrique occidentale et au Proche Orient pour transformer les conflits (c’est à dire faire en sorte qu’ils soient menés autrement) et pour reconstruire des sociétés en paix. Le réseau de “Religions for Peace” est également en mesure de contribuer, par des programmes bilatéraux, au traitement d’urgences internationales aiguës comme le sida ou les conflits armés.

Un réseau mondial.

La force du réseau de “Religions for Peace” est son extension mondiale et son impact vérifié par les faits. Aucun autre effort plurireligieux ne lui est comparable.

Un réseau international intégré est seul capable de faire face efficacement à des défis mondiaux complexes. “Religions for Peace” bâtit des conseils interreligieux aux niveaux national, régional et mondial. Chacun d’eux est indépendant, autonome et respectueux de l’organisation et des modes de représentation des diverses communautés de croyants de sa zone d’activité. Les conseils nationaux sont bien placés pour établir des partenariats avec la société civile. Les conseils régionaux sont en mesure de nouer des liens avec les organisations régionales pour la coopération politique, la sécurité et le développement. L’ensemble des conseils interreligieux du réseau de “Religions for Peace” forme une coalition à l’échelle mondiale.

Fondée en 1970 en tant qu’organisation internationale non confessionnelle, la Conférence mondiale des Religions pour la Paix est aujourd’hui le plus vaste ensemble où les communautés de croyants du monde se rassemblent pour coopérer. “Religions for Peace” a fait ses preuves en matière de collaboration interreligieuse dans les situations les plus tendues, et s’est acquis une grande crédibilité auprès des responsables religieux locaux et, mondialement, de leurs communautés respectives. Au niveau mondial, son conseil d’administration compte parmi ses membres des responsables bouddhistes, chrétiens, hindous, juifs, musulmans et des représentants des cultes indigènes.

Le Secrétariat international de “Religions for Peace” coordonne les activités en cours de plus de cinquante conseils interreligieux dans quatre régions: l’Afrique, l’Asie, l’Europe et l’Amérique latine. Il a son siège à New York et des bureaux à Lima, Monrovia, Nairobi et Sarajevo. Depuis 1970, “Religions for Peace” a tenu sept assemblées mondiales de responsables religieux représentant toutes les grandes traditions religieuses. L’Organisation jouit du statu consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, de l’UNICEF, du PNUD et de l’UNESCO. Elle est consultée par de nombreuses commissions et conférences des Nations Unies.

“Religions for Peace” a le soutien de fondations, de gouvernements, d’organisations intergouvernementales, de communautés de croyants, d’agences de développement à base religieuse et de donateurs individuels. Parmi ses principaux contributeurs, il faut citer la Fondation Rockefeller, la Fondation Ford, le Fonds pour la Paix de Rissho Kosei Kai, la Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation Charles Stewart Mott, la Fondation Roi Baudouin, l’agence d’aide de l’Eglise de Norvège, Cordaid, ACT, les gouvernements de la Norvège, des Pays-Bas, de la Suède, des Etats Unis et de la Finlande, l’Union européenne et les Nations Unies à travers, le Haut Commissariat pour les Réfugiés, le PNUD et l’UNICEF.



Transmis le Mai 17, 2005 - 08:45 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - International

Présentation de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix -
World Conference on Religion and Peace
- (WCRP : "Religions for Peace")




La Conférence mondiale des Religions pour la paix est née, au lendemain de la seconde guerre mondiale, de la rencontre entre quelques hommes de bonne foi, venant des Etats Unis et du Japon, les deux pays qui s’étaient affrontés le plus brutalement. Ils pensaient qu’il doit être possible de mobiliser contre la guerre et pour la paix la force du sentiment religieux. Ils ont réuni à Kyoto en 1970 trois cents personnalités religieuses marquantes du monde entier appartenant à toutes les traditions. Leurs travaux ont mis en relief des idées tout à fait nouvelles. La “Conférence mondiale des Religions pour la Paix” est tout naturellement devenue une organisation permanente et travaille toujours sur les bases définies à Kyoto.

La première consiste à souligner que les religions ont en commun certains traits qui peuvent fonder une action pour la paix : un ensemble de normes morales, le souci du bien de la personne et le sens de la communauté. Ces constatations débouchent sur une affirmation très ferme et de portée tout à fait concrète : « La violence commise au nom de la religion, est violence contre la religion ».

Une seconde idée, liée à la précédente, est que pour travailler à la paix, les hommes religieux n’ont pas à renoncer à ce qu’ils croient. Au contraire, chacun doit revenir à l’essentiel de sa religion, y retrouver tout ce qui favorise la paix, et veiller à ce qu’elle ne soit pas contaminée par la poursuite de buts qui lui sont étrangers.

La conférence de Kyoto a fait découvrir enfin qu’en affirmant le message de paix qui leur est commun, les religions peuvent avoir plus d’influence si elles parlent ou agissent ensemble que lorsqu’elles le font séparément.

La WCRP a donné à ce programme la diffusion la plus large. Depuis Kyoto, elle a tenu tous les quatre ou cinq ans une “assemblée mondiale” Chacune de ces rencontres a donné un nouvel élan à la coopération interreligieuse pour la construction de la paix.

L’histoire récente en souligne l’utilité. Dans les pays qui ont sombré dans la misère et l’anarchie, les religions sont souvent la seule institution qui subsiste et qui peut prendre en charge, par défaut, la survie des populations et l’amorce d’un processus de reconstruction.

La Conférence Mondiale est dirigée par un présidium de quarante membres. Y figurent notamment trois cardinaux, deux prélats orthodoxes, l’archevêque de Cantorbéry, le président protestant du Conseil Œ*****énique des Eglises, deux grands rabbins, et des dignitaires musulmans, hindous, bouddhistes, etc. venus de tous les continents. Un conseil exécutif restreint suit les affaires courantes sous la présidence d’un “modérateur”, actuellement le prince El-Hassan bin Talal, oncle du roi de Jordanie, particulièrement connu et respecté du monde arabo-musulman. Le secrétariat général, installé à New York est placé sous l’autorité du Dr. William F. Vendley, ancien missionnaire laïc de l’association catholique américaine de Maryknoll.

Des sections nationales existent dans cinquante et un pays, y compris, bien entendu, la France. La section française a commencé vers 1980 par des contacts informels auxquels participaient notamment Madeleine Barot, grande personnalité protestante, le P. Claude Geffré, dominicain, Robert de Montvalon et Jacqueline Rougé. Elle est née officiellement en 1986. Son activité consiste surtout à organiser en divers lieux des réunions publiques, des groupes de prière, des rencontres régulières (“Tables des religions”, “ Les religions se parlent”, “Semaines de rencontres des religions” de Marly-le-Roi), des “Assises de l’interreligieux”, des colloques comme celui de 2004 sur “Les fondamentalismes et la paix”. En 1992, un colloque a été réalisé en commun avec le CCFD. Les sections nationales collaborent entre elles au niveau régional en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique Latine. En ce qui concerne l’Europe, le secrétariat est à Londres. Il est dirigé par M. Jehangir Sarosh, zoroastrien, donc a priori étranger aux querelles pouvant surgir entre les fidèles des diverses confessions chrétiennes de l’Europe, les Juifs, les Musulmans et les diasporas des autres religions présentes dans ce continent.

Indépendamment des sections locales, qui regroupent des militants de la paix et du dialogue interreligieux, des Conseils de responsables religieux ont été constitués à l’échelle d’un pays, d’un groupe de pays, par exemple, en Afrique, la région des Grands Lacs, ou d’un continent entier (ce qui est le cas en Europe). Dans des endroits comme la Côte d’Ivoire, la Sierra Leone, le Libéria, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine, l’Irak, où sévissent des conflits ayant une dimension religieuse, ils rassemblent les chefs des communautés en présence pour qu’ils condamnent le terrorisme sans équivoque, appellent ensemble à la paix et à la réconciliation, se posent s’il le faut en médiateurs, et jouent ainsi un rôle irremplaçable en faveur du rétablissement de la paix.

Directement, ou à travers les structures régionales et locales existantes, la WCRP mène des actions multiples tendant ici à l’aide aux enfants victimes du SIDA, là à la mise en place de “commissions pour la vérité et la réconciliation”, ailleurs à la démobilisation et à la scolarisation des enfants-soldats, à l’élimination des armes légères, à la reconstruction des zones dévastées par la guerre civile, au soutien des associations de femmes, à la révision des manuels scolaires...

La Conférence mondiale est accréditée en tant qu’ONG auprès de l’ONU, de l’UNESCO et d’autres organisations de la famille des Nations Unies. Elle apporte dans les débats une contribution appréciée, en particulier lorsqu’il y est question d’empêcher une “guerre des civilisations” et de promouvoir le dialogue inter culturel (dont le dialogue interreligieux est un élément indissociable). “L’intolérance religieuse peut être une source de violences ; la coopération entre les religions peut être une force encore plus puissante en faveur de la paix.”

Jacqueline Rougé
Présidente honoraire de la WCRP


le 29 mars 2005


Transmis le Mai 17, 2005 - 06:09 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - InternationalInternational

Message du Dr. William Vendley

Le Secrétaire général de «Religions pour la Paix» invite le président Bush à présenter des excuses pour le traitement infligé aux prisonniers irakiens.

New York, 5 mai 2004. Le Dr. William F. Vendley, secrétaire général de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix, a publié aujourd’hui la déclaration suivante sur le traitement infligé à des prisonniers irakiens par les forces armées des Etats Unis.

«La manière consternante dont certains membres des forces armées américaines ont abusé de prisonniers irakiens est un affront à notre appartenance commune à l’espèce humaine ; elle viole les convictions religieuses communes aux fidèles de toutes les croyance. Les hommes religieux savent que la dignité humaine est don de Dieu, donc inviolable.

Le traitement infligé aux prisonniers irakiens pour les humilier dégrade, en fait, l’humanité de ceux qui en sont responsables.

Le président Bush, en sa qualité de commandant en chef des forces américaines, doit aller plus loin qu’exprimer des sentiments d’horreur ; il doit présenter des excuses publiques aux victimes, à leurs familles et au peuple irakien. C’est seulement sur la base d’une telle déclaration que le gouvernement des Etats Unis pourra entreprendre de façon crédible l’action indispensable pour garantir que de tels abus ne se reproduiront pas.

Il existe entre les religions du monde un consensus grandissant sur les normes à respecter pour traiter les prisonniers humainement. En se fondant sur ces valeurs largement partagées, les communautés de croyants de toues les religions doivent redoubler d’efforts pour s’élever ensemble contre les traitements inhumains et les abus que l’on fait subir aux prisonniers, quels qu’en soient le lieu et les circonstances.»

Valerie A. Nash
Office of the Secretary General
Religions for Peace
777 United Nations Plaza
New York, New York 10017
Tel: (212) 687-2163, ext. 26
Website: www.wcrp.org


Transmis le Mai 07, 2004 - 12:02 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - InternationalCONFERENCE MONDIALE DES RELIGIONS POUR LA PAIX (WCRP)

Dr. William F. Vendley

****************************************************************************

DERNIERES INFORMATIONS DU SECRETAIRE GENERAL (“Secretary General’s Update”) N° 13 - 22 juin 2001

LE PROGRAMME DES FEMMES MET EN ROUTE SON RESEAU MONDIAL



Transmis le Juil 24, 2002 - 11:31 PM Suite du texte (16764 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable