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Religions et conflits

Religions pour la Paix - France,

Commission Asie du Sud Est : Point sur la Birmanie.


L’avenir de la Birmanie entre démocratisation et tensions ethniques (constitution, laïcité, religions, économie)



Photographies par Flore-Ael Surun en 1995,
écrit par Matteo Surun.


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religionspourlapaix@gmail.com
.


Situé en Asie du Sud-Est, le Myanmar tirerait son nom d’êtres mythiques, des fantômes lumineux qui se seraient installés dans le pays, attirés par ses richesses et seraient devenus des hommes. En 1819, les Anglais déclenchent une invasion du pays pour protéger l’Empire des Indes. À la fin d’un conflit de 67 ans, la Birmanie devient une colonie britannique en 1886.

La Birmanie tient une place centrale pendant la Seconde Guerre Mondiale car elle est la base de cette route où, à partir de 1941, les Alliés fournissent des armes aux Chinois luttant contre les Japonais.

En 1948, les Anglais décolonisent la Birmanie. La liberté n’apporte pas la paix au pays traumatisé par la violence. Le héros de l’indépendance Aung Sang est assassiné. On assiste à des contestations communistes et à des soulèvements de minorités. L’armée prend le pouvoir en 1962, et réprime le socialisme, ainsi que les manifestations étudiantes.

En 1988, la fille d’Aung Sang, Aung Sang Suu Kyi remporte les éléctions présidentielles mais le pouvoir militaire n’en tient pas compte. Elle est placée en résidence surveillée. En 1991, elle est libérée et nommée Prix Nobel de la Paix.

Aujourd’hui, le pays s’ouvre progressivement aux capitaux étrangers et au tourisme. Le pays n’est pas cependant libéré des tensions qui subissent entre les différentes éthnies.


En février 2020, je participais pendant trois jours à un Model United Nations à la John Cabot University à Rome. Je représentais l’Autriche à l’United Nations Human Rights Council et devais débattre sur les deux sujets suivants : « Death Penalty and the Rohingyas Crisis ».

Je me suis particulièrement intéressé à ce pays qui me posait de nombreuses questions, à ses pagodes du site Bagan aussi fascinantes que le site khmer d’Anghor Vat au Cambodge et à cette figure emblématique et historique : Aung San Suu Kyi, véritable Gandhi du XXIème siècle.


Je n’arrivais pas à comprendre que ce peuple si humble et chaleureux qui transparaissait dans les photos de ma tante puisse avoir autant de haine et infliger autant de violences contre une minorité ethnique. En faisant des recherches sur ce pays j’ai commencé à saisir la complexité de ce peuple de par sa diversité. J’ai réalisé, en même temps que la communauté internationale, qu’Aung San Suu Kyi n’était pas seulement la figure morale qu’on lui prêtait mais surtout une femme politique.

Elle dit lors d’une entretien que « les jeunes afin de se construire dans la vie doivent suivre leurs principes et être investi d’un devoir sur Terre » . Sa mission est de sortir son pays de la misère et de le faire rentrer dans l’Histoire.

Elle dit n’avoir pas souffert lors de son arrestation car « elle a choisi son destin ».

Elle a choisi de vivre “avec son peuple et pour son peuple”. Bien qu’elle soit critiquée par rapport à sa position face à la crise des Rohingyas, elle a toujours pour objectif de servir son pays.

Instaurer la démocratie dans ce pays divisé depuis tellement d’année semble avoir pris le dessus sur les principes moraux d’Aung San Suu Kyi. Tout en condamnant les violences commises contre les Rohingyas, elle refuse le terme de « génocide » et lui préfère le terme de « nettoyage ethnique » devant la Cour Pénale Internationale de la Haye. Lorsqu’un journaliste lui demande si les Rohingyas sont des Birmans elle répond « qu’elle ne sait pas, elle reste perplexe ».


Le but de mon article ici n’est pas d’aborder exclusivement la crise des Rohingyas. Je m’intéresse à la place du dialogue interreligieux qui est nécessaire dans ce pays à majorité bouddhiste et au respect des minorités tout en préservant une identité birmane, grâce à un vivre-ensemble,


QUI SONT LES ROHINGYAS ?













En 2012, des violences intercommunautaires ont éclaté dans l’État d’Arakan, causant plus de deux cents morts, principalement parmi les musulmans.

En Août 2017 une nouvelle crise touchant des Rohingyas apparaît à la suite du viol d’une birmane par des musulmans.

Les Rohingyas descendent de commerçants et de soldats arabes, mongols, turcs ou bengalis convertis à l’islam au XVe siècle. La position du gouvernement affirme que les Rohingyas sont arrivés au moment de la colonisation britannique, à la fin du XIXe siècle. Ils seraient selon leur dires, des émigrés illégaux du Bangladesh voisin. Une loi de 1982 instaurée par la dictature militaire les a rendus les apatrides. Ils n’ont pas été reconnu parmi les cent trente-cinq ethnies répertoriées en Birmanie. Le gouvernement birman ne reconnaît que les « races nationales », celles présentes dans le pays avant l’arrivée des colons britanniques, en 1823. Selon un rapport de la Commission européenne, « il existe des tensions de longue date » entre les Rohingyas et « la communauté bouddhiste du Rakhine ». La ségrégation communautaire y est institutionnalisée.


La communauté Padaung et les autres éthnies.


Photo Wikipedia, voir crédit ci-dessous.









La communauté Padaung est emblématique de la Birmanie. Elle fait partie des Karens au Myanmar et est connue pour ces « femmes girafes ». La véritable origine de cette tradition reste encore un mystère.

L’éthnie Wa au Nord Est de la Birmanie n’est pas encore incorporée dans l’Union et c’est un enjeu actuel encore plus important que les Rohingyas pour Aung San Suu Kyi aujourd’hui.

La Birmanie est nourrie par une diversité ethnique et religieuse. L’essentiel de l’héritage des Mons et Pyus. Les Mons ont apporté le bouddhisme therevada en Birmanie et le couvre-chef traditionnel : le gaung baung qui signifie en birman « Enroulé de tête ».

Les Pyus, civilisation datant de 200 avant J-C au XIème siècle après J-C ont apporté l’alphabet et le calendrier birman. Le pays a cependant été traversé par l’immigration de divers peuples et de différentes religions notamment la religion musulmane.


VOYAGE DE MA TANTE FLORE-AEL SURUN AU MYANMAR EN 1995.

Lettre Août 1995 de ma tante Flore-Ael Surun

Le Myanmar (ex Birmanie) est un pays extraordinaire d’abord par la richesse et la diversité de ses paysages ( plaine aux mille pagodes, fleuves et lacs regorgeant de vie ; montagnes majestueuses et mystérieuses). Mais à mon avis la grande richesse de ce pays, c’est sa population. Des dizaines d’ethnies toutes aussi acceuillantes et ouvertes au contact les unes que les autres cela certainement d’ailleurs car ce pays a été longtemps épargné de certaines mauvaises influences du tourisme…

Aujourd’hui, 85% de cette population est bouddhiste, résultat, un peuple serein, calme, ouvert, et toujours prêt à faire partager cette absolue richesse intérieure…

C’est pourquoi j’ai voulu lors d’un récent séjour dans le pays fixer ces instants si forts qu’ont été mes rencontres avec les birmans. »







































Un reportage « humaniste » sur le Myanmar

J’ai voyagé en lieu serein : le Myanmar. J’y suis allée avec des yeux, des mains et mon cœur : leur seul language. Ils vivent l’Harmonie dans sa totalité ; ils ont le respect de la Vie, de l’Être, de la Souffrance. Ils donnent sans prendre. Comment comprendre leur réalité. Ils sont dans un autre temps. Les secondes sont éternelles… Ils m’ont prise par la main du cœur.

À chaque instant, par leur Méditation à Bouddha, ils envoient au monde entier la Paix et la Joie. J’aimerai vous faire un peu voyager au fond de leurs yeux, vous faire danser sur leur sourires. Leur devise : « Step by step », au-délà il y a le Nirvana. »













Procession d'enfants bouddhistes











































Des lieux d’exception….














BAGAN est un site archéologique bouddhique de près de 50 km2 situé dans la région de Mandalay datant du royaume de Pagan, premier royaume birman régnant du IXème au XIIIème siècle.

L’Inde a historiquement exercé une influence déterminante dans l’Asie du Sud-Est dont témoignent aujourd’hui encore les vestiges des splendeurs d’Angkor (Cambodge), Borodur (Indonésie) ou de Bagan (Myanmar).

Le bouddhisme et l’hindouisme diffèrent sur le concept d’Atman qui est l’existence de l’âme. Pour les bouddhistes, il existe l’Anatman : le non-soi tandis que pour les hindouistes il existe un atman c’est-à-dire un Soi connaisseur.

Une Rencontre avec AUNG SAN SUU KYI

















Nous finirons par l’interview que l’ami journaliste de ma tante Flore-Ael Surun a donné à Aung San Suu Kyi en Août 1995.

Serge Rombi : On a le sentiment que les choses évoluent très vite en ce moment en Birmanie ?

Aung San Suu Kyi : C’est sûr… Les choses changent en Birmanie… Le tourisme est en pleine explosion, ça bouge aussi dans le domaine de l’éducation. Mais, ce n’est pas demain que les birmans pourront rejoindre notre action pour la liberté.

Serge Rombi : Justement, votre libération, n’a-t-elle pas permis aux birmans de pouvoir rallier votre cause ?

Aung San Suu Kyi : Mais… c’est impossible ! D’abord, nous ne sommes pas autorisés à recruter de nouveaux membres. Et puis, pire que cela, notre parti (la Ligue Nationale pour le Démocratie) est en train de disparaitre. Dès que l’un de nos membres décide de nous quitter ou bien meurt… Nous n’avons pas le droit de le remplacer. La junte est en train de nous étrangler.

Serge Rombi : Mais la fin de votre séjour en résidence surveillée marque quand même un certain pas vers la démocratie ?

Aung San Suu Kyi: C’est vrai. Mais ce n’est qu’un pas, un tout petit pas, et bien sûr ce n’est pas assez. Les gens de ce pays attendent beaucoup plus. Les birmans veulent un système politique dans lequel ils sont autorisés à s’exprimer, où il n’y a pas de sujets tabous. Un système basé sur le respect de l’être humain. En fait, les gens de ce pays veulent une chose simple… Ils veulent la démocratie !

Serge Rombi : Et pensez-vous que c’est possible ?

Aung San Suu Kyi : Oui. Mais si les gens veulent que cela arrive, il faudra travailler beaucoup, il faudra se battre et ne jamais baisser les bras. Mais je suis convaincue qu’un jour la démocratie viendra. Parce que les birmans sont prêts à travailler pour l’obtenir. »



Prix nobel de la paix en 1991et figure emblématique de l’opposition birmane, Aung San Suu Kyi a été remise en liberté le 10 juillet 1995 par la junte militaire au pouvoir dans son pays. Après 7 ans passés en résidence surveillée. À 51 ans, la fille du héros de l’indépendance birmane Aung San a réaffirmé sa volonté de continuer le combat pour que la démocratie s’impose dans son pays.

Après avoir lu "Se libérer de la peur"(1) de la lauréate du prix nobel et "Mystiques en action : Bonhoeffer, Malcolm X, Aung San Suu Kyi : trois modèles pour le XXIè siècle" de Curtiss Paul DeYoung (1), je peux affirmer que cette femme politique a sacrifié sa famille et son confort pour se battre, elle a choisi son destin et aujourd’hui il est de notre devoir de l’aider dans sa mission.

Ce que fait Religion For Peace en Birmanie :

L’objectif de Religion pour la Paix est de former les responsables religieux, citoyens, de
jeunes à la résolution des conflits et au maintien d’une paix durable. Ces derniers seront
capables d’identifier les sources de conflit, de les résoudre et de développer des initiatives
au niveau local et national en utilisant plusieurs outils comme l’éducation, la défense des droits, les stratégies de mise en place d’une assistance humanitaire, l’utilisation des nouveaux moyens de communication et la création de programme pour empêcher et répondre aux tensions sociales.

Religions pour la Paix au Myanmar - Réconciliation.( cliquer )

Aujourd’hui nous pouvons constater que la minorité musulmane est persécutée en Asie notamment les Rohingyas en Birmanie, les Ouighours en Chine et les musulmans dans l’État d’Assam en Inde.

Des leaders politiques comme Aung San Suu Kyi ont la responsabilité de régler ses tensions ethniques et de mettre en place un état de droit et une démocratie. En Birmanie, le dialogue interreligieux doit prendre part à ces reformes et accélérer le processus de réconciliation nationale.












Cartes (1):


Expansion de l'Islam en Asie ( XIVe - XVIe siècles)(1)




















Expansion historique du Bouddhisme.(1)



Carte marché mondial musulman.(1)


(1)Références des livres,

- Se libérer de la peur
de Collectif, Suu Kyi Aung San , et al. | 12 décembre 1991

- Mystiques en action: Bonhoeffer, Malcolm X, Aung San Suu Kyi : 3 modèles pour le XXIe s.
de Curtiss Paul Deyoung | 14 octobre 2010

- Cartes :
Géopolitique des empires: Des pharaons à l’imperium américain
Livre de Gérard Chaliand et Jean-Pierre Rageau paru chez Flammarion en 2015.

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Crédit photo : Nom de la page : Padaung
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Padaung de Wikipédia en français (auteurs)


Transmis le Avr 29, 2020 - 06:40 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsSaint-Etienne du Rouvray - mardi 26 juillet 2016

par Ghaleb Bencheikh


L'abjection est à son comble avec l'attentat de ce matin à Saint-Etienne du Rouvray.
Le cauchemar continue et la barbarie atteint son acmé.

Tout d'abord, nos pensées vont dans le recueillement et la prière à la mémoire des victimes et à toutes celles tombées innocemment fauchées par le terrorisme ignominieux. Et notre compassion est pour ceux et celles qui luttent pour la vie dans les hôpitaux français.

Ensuite notre solidarité avec l'Église catholique est totale et par-delà avec toute la frange chrétienne de notre nation. Le père Jacques Hamel incarnait l'enseignement du Christ et les valeurs de l'Évangile, celles de l'amour et de la bonté. Nos condoléances les plus attristées vont à sa famille et à ses proches.

Enfin quelles que soient les manœuvres et visées des fous furieux assassins égorgeurs et tueurs pour fracturer la nation, elles n'aboutiront jamais. Elles ne réussiront pas dès lors que notre détermination à faire corps homogène dans notre communauté nationale, d'un destin commun, est absolue.
Les tragédies se succèdent les unes après les autres et le terrorisme islamiste abject ne nous laisse aucun répit, mais nous n'abdiquerons jamais. Ces assassinats ignobles n'entameront en rien notre résistance et notre déclaration d'insoumission proclamée pour toujours devant l'extrémisme religieux d'essence islamique. Non seulement nous le condamnons - comme à chaque fois - avec la dernière énergie et le fustigeons avec force, mais nous adjurons l'ensemble des musulmans en France et de par le monde à l'endiguer, chacun à son niveau, par tous moyens et procédés empreints de l'intelligence hybride du cœur et de l'esprit. Ils doivent d'ores et déjà commencer par exprimer leur désapprobation et leur dégoût par des manifestations massives. Au-delà des indignations de circonstances, c'est à une lame de fond que nous nous attendons, à la mesure de notre éveil de conscience et en proportion de notre douleur de voir les valeurs de fraternité et de miséricorde bafouées et avilies.

Nous sortirons de cette terrible épreuve en gardant la lucidité et la froideur d'esprit. Et notre nation unie, maintenant plus que jamais, finira par triompher. Elle sera plus forte, plus solidaire et plus fraternelle.

Transmis le Août 01, 2016 - 12:59 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsSaint-Etienne du Rouvray - mardi 26 juillet 2016

par Ghaleb Bencheikh


L’abjection est à son comble avec l'attentat de ce matin à Saint-Etienne du Rouvray.
Le cauchemar continue et la barbarie atteint son acmé.

Tout d'abord, nos pensées vont dans le recueillement et la prière à la mémoire des victimes et à toutes celles tombées innocemment fauchées par le terrorisme ignominieux. Et notre compassion est pour ceux et celles qui luttent pour la vie dans les hôpitaux français.

Ensuite notre solidarité avec l’Église catholique est totale et par-delà avec toute la frange chrétienne de notre nation. Le père Jacques Hamel incarnait l'enseignement du Christ et les valeurs de l’Évangile, celles de l'amour et de la bonté. Nos condoléances les plus attristées vont à sa famille et à ses proches.

Enfin quelles que soient les manœuvres et visées des fous furieux assassins égorgeurs et tueurs pour fracturer la nation, elles n'aboutiront jamais. Elles ne réussiront pas dès lors que notre détermination à faire corps homogène dans notre communauté nationale, d'un destin commun, est absolue.
Les tragédies se succèdent les unes après les autres et le terrorisme islamiste abject ne nous laisse aucun répit, mais nous n'abdiquerons jamais. Ces assassinats ignobles n'entameront en rien notre résistance et notre déclaration d'insoumission proclamée pour toujours devant l'extrémisme religieux d'essence islamique. Non seulement nous le condamnons - comme à chaque fois - avec la dernière énergie et le fustigeons avec force, mais nous adjurons l'ensemble des musulmans en France et de par le monde à l'endiguer, chacun à son niveau, par tous moyens et procédés. Ils doivent d'ores et déjà commencer par exprimer leur désapprobation et leur dégoût par des manifestations massives. Au-delà des indignations de circonstances, c'est à une lame de fond que nous nous attendons, à la mesure de notre éveil de conscience et en proportion de notre douleur de voir les valeurs de fraternité et de miséricorde bafouées et avilies.

Nous sortirons de cette terrible épreuve en gardant la lucidité et la froideur d'esprit. Et notre nation unie, maintenant plus que jamais, finira par triompher. Elle sera plus forte, plus solidaire et plus fraternelle.

Transmis le Juil 26, 2016 - 05:00 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsVa-t-on vers un choc des civilisations ?

Article de Gérard Leroy, du groupe de Narbonne, GIP 11. Publié sur son blog :
Questions en partage. Cliquer.

Transmis le Juil 23, 2016 - 08:43 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

Editorial de Ghaleb Bencheikh,  
Président de Religions pour la Paix-France ( CMRP )



Voir aussi : Déclaration de résistance et d'insoumission face à la barbarie.
le 10 janvier 2015

Encore une fois, l’ignominie et le terrorisme abject ont frappé au cœur de Paris et nous ne pouvons pas nous contenter de les condamner et de les dénoncer. D’ailleurs, qui dit dénoncer implique qu’il faut annoncer : clamer haut et fort qu’aucune raison légitime soit-elle ne saurait justifier le massacre des innocents et aucune cause si noble soit-elle ne prépose la terreur aveugle. Et, il se trouve que des individus fanatisés affiliés à des groupes islamistes extrémistes ont décidé de déclencher une conflagration généralisée s’étalant sur un arc allant depuis le nord Nigéria jusqu’à l’Île de Jolo. Et l’élément islamique y est impliqué. Cette guerre est menée au nom d’une certaine idée de l’Islam. L’incendie ne semble pas fixé, bien au contraire, ses flammes voudraient nous atteindre en Europe et nous brûler chez nous en France.

Transmis le Fév 02, 2015 - 01:23 AM Suite du texte (5413 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

Editorial de Ghaleb Bencheikh,  
Président de Religions pour la Paix-France ( CMRP )



Voir aussi : Déclaration de résistance et d'insoumission face à la barbarie.
le 10 janvier 2015

Encore une fois, l’ignominie et le terrorisme abject ont frappé au cœur de Paris et nous ne pouvons pas nous contenter de les condamner et de les dénoncer. D’ailleurs, qui dit dénoncer implique qu’il faut annoncer : clamer haut et fort qu’aucune raison légitime soit-elle ne saurait justifier le massacre des innocents et aucune cause si noble soit-elle ne prépose la terreur aveugle. Et, il se trouve que des individus fanatisés affiliés à des groupes islamistes extrémistes ont décidé de déclencher une conflagration généralisée s’étalant sur un arc allant depuis le nord Nigéria jusqu’à l’Île de Jolo. Et l’élément islamique y est impliqué. Cette guerre est menée au nom d’une certaine idée de l’Islam. L’incendie ne semble pas fixé, bien au contraire, ses flammes voudraient nous atteindre en Europe et nous brûler chez nous en France.

Transmis le Jan 11, 2015 - 12:58 AM Suite du texte (5413 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits
de Ghaleb Bencheikh, musulman.



Un de nos compatriotes, tombé entre les mains d’un groupe de barbares fanatisés, a été lâchement assassiné. C’est avec horreur, consternation et indignation que nous apprenons ce crime abject. Nous nous inclinons devant la mémoire de notre compatriote Hervé Gourdel. Cette ignominie s’est abattue encore une fois au nom d’un prétendu islam dans lequel aucun de nous ne se reconnaît nullement. Nous musulmans de France, ne pouvons qu’exprimer notre répulsion et dénoncer avec la dernière énergie ces crimes abominables perpétrés au nom de notre tradition religieuse. Celle-ci est avilie et son message est perverti, religion dont les fondements mêmes, nous l’avons toujours cru, sont la paix, la miséricorde et le respect de la vie.

Simplement, cette affirmation incantatoire n’est plus suffisante. Nous adjurons les hiérarques et les théologiens musulmans de s’atteler à la grande entreprise qui consiste à désacraliser la violence et sortir des idéologies meurtrières drapées dans le discours religieux. Nous sommes arrivés à ces atrocités à cause de la démission de l’esprit depuis des décennies et l’abdication de la raison devant le détournement des valeurs spirituelles pour assouvir la haine et verser dans la barbarie. Ce travail de refondation de la pensée islamique est une nécessité impérieuse. Nombreux sont les manquements à la liberté, à l’égalité et à l’humanisme qui sont à déplorer dans une vision théologique surannée, passéiste et rétrograde.

Nous dénions certes à ces êtres sauvages le droit de se revendiquer de l’islam et de s’exprimer en notre nom. Mais, nous devons débusquer aussi tout ce qui a pu à travers l’histoire servir à tort ou à raison de prétexte pour adosser leurs crimes à des préceptes religieux d’essence islamique. L’architectonique doctrinale de l’idéologie islamiste qui nous a causé beaucoup de torts ne repose que sur des artefacts fallacieux que nous devons dirimer.

Les supplices et la mort que des terroristes djihadistes infligent à nos frères chrétiens, azéris et musulmans perçus comme tièdes, en Syrie, en Irak, au Nigeria et ailleurs, nous révulsent et heurtent notre conscience. Ils nous rendent encore plus malheureux de ne pouvoir faire rien d’autre que d’exprimer notre solidarité et notre immense compassion.

Nous tenons à exprimer avec force notre totale solidarité avec toutes les victimes de cette horde de barbares, guerriers égarés d’un prétendu État islamique, et dénonçons avec la dernière énergie toutes les exactions commises au nom de croyances fanatiques destructrices qui se cachent derrière la religion islamique en confisquant son vocabulaire. Personne ne peut s’arroger le droit de s’exprimer en notre nom et de salir ainsi notre tradition.

Faut-il pour autant se contenter d’exprimer notre solidarité sans aller plus loin dans l’expression de notre fraternité ? Non ! Car il est de notre devoir, au nom précisément des valeurs de paix et de fraternité auxquelles nous croyons avec force, de continuer à œuvrer inlassablement pour qu’une ère promise de concorde et d’entente puisse très tôt advenir. C’est notre invincible espérance.

Ghaleb Bencheikh, le 24 septembre 2014


Transmis le Sept 25, 2014 - 12:14 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsAu nom des musulmans de la Maison Islamo Chrétienne, Saad Abssi, Président

www.lamaisonislamochretienne.com.

( A la fin de cette lettre, obtenue en cliquant sur « suite du texte », réponse de Richard Zeïtoun, administrateur de Religions pour la Paix-France.)

"La fête de Marie que célèbrent les chrétiens pour le 15 août ne laisse pas les musulmans indifférents puisque le Coran parle abondamment de la mère de Jésus. Musulmans de la Maison Islamo Chrétienne, nous nous associons à la prière des chrétiens....


Transmis le Août 14, 2014 - 10:44 AM Suite du texte (1455 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

Suite au communiqué de l'association « Les Imams de France » ( voir ci-contre ), Gérard LEROY, ancien secrétaire général de la CMRP, nous adresse le lien ci-dessous relatif aux exactions dont sont victimes plusieurs communautés religieuses en Afrique et au Moyen-Orient.
N'évoquez pas la Syrie ou l'Irak à la télévision... Il y a le Tour de France !

http://questionsenpartage.com/n%E2%80%99%C3%A9voquez-pas-syrie-l%E2%80%99irak-%C3%A0-t%C3%A9l%C3%A9vision-il-y-tour-france



Transmis le Août 07, 2014 - 05:25 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits"Rendez-nous nos filles". Plus de 200 jeunes filles enlevées au Nigeria par le groupe islamiste Boko Haram....

Extrait de l'intervention de Ghaleb Bencheikh sur France Inter le 8 mai 2014 au journal de 9h. A propos du silence des autorités religieuses.


"Je condamne et je récuse, je fustige cette frilosité, cette pusillanimité, je ne comprends pas cette lâcheté. Que les recteurs des mosquées, que les responsables et hiérarques musulmans parlent s'expriment, défendent, manifestent contre cette ignominie et cela malheureusement, je les renvoie à leur conscience.
On ne peut pas d'un côté pleurnicher contre l'islamophobie et verser dans des jérémiades,
et quand cette même tradition religieuse est avilie par un comportement aussi grave, aussi ignominieux, ne pas le faire savoir. Donc il faut manifester.
Question :Qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui, pour que Boko Haram soit puni de ses actes ?
Cela relève de la Cour pénale internationale ; donc les dirigeants et les membres de cette secte doivent être pourchassés, traqués où qu'ils se trouvent, pour rendre compte devant la justice des hommes. C'est du terrorisme abject, auquel il faut mettre fin."


Commentaire de : Arnaud Desmarchelier le : Jeudi 8 mai 2014

Monsieur,
Permettez-moi de vous féliciter pour votre intervention dans le journal de 9h sur France Inter ce jeudi 8 mai. Comme vous et beaucoup d'autres je crois, je suis indigné par la faiblesse de la réaction du monde musulman face aux abominations de Boko Haram et de quantité d'autres exactions faites par des barbares soit disant au nom de Dieu. (je pense à cet instant aux crucifixions de chrétiens en Syrie, si tant est bien sur qu'elles soient avérées.) 
Il est de mon avis urgent que le monde musulman fasse le ménage dans ses rangs en devenant le fer de lance de la lutte contre la barbarie terroriste des islamistes.Seuls les musulmans peuvent protéger le monde des fanatiques islamistes.
j'espère que d'autres voix s’élèveront de l’intérieur comme la votre pour bâtir un front uni contre la barbarie de quelques uns. Ceci est d'ailleurs vrai pour les fanatiques de toutes les religions.Chaque nouveau crime fait au nom d'une religion éloigne les hommes de Dieu.
Merci pour votre combat.
Cordialement
A. Desmarchelier

ar
Commentaire de Jean-Marc Caffet. Samedi 10 mai 2014

Merci et félécitations à notre président pour cette intervention absolument nécessaire. Il n'est pas rare en effet que dans le cadre de mon militantisme en faveur du dialogue interreligieux quelque récalcitrant ait beau jeu de m'opposer l'absence de réprobation officielle et vigoureuse des autorités religieuses musulmanes chaque fois que des exactions, toujours plus ignobles les unes que les autres, sont commises par des islamistes radicaux fanatiques et intégristes. Cela est regrettable et suscite l'embarras de tous ceux qui oeuvrent tous les jours pour défendre l'Islam vrai et la fraternité entre toutes les religions. Pris quelque peu au dépourvu je m'entends alors répondre, mais de manière sans doute un peu courte, que la peur de représailles y est sans doute pour quelque chose... Pas très convainquant!... Il serait utile de pouvoir disposer alors d'arguments plus "recevables", mais encore faudrait-il qu'il en existe!... Bref, pourquoi ce silence généralisé? On a du mal à comprendre. Puisse cette intervention avoir été entendue et être reprise "bruyamment" par de nombreux dignitaires de cette religion qui place elle aussi et à juste titre, l'Amour et la Tolérance au premier rang de ses valeurs.
Bien fraternellement
Jean-Marc Caffet

"Carrefour du Silence".


Transmis le Mai 09, 2014 - 10:46 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsAu nom de Dieu, on a tué. Au nom de Dieu est-on capable d'aimer ?
par Gérard Leroy.

Facteurs de paix, les religions ? Plaisanterie de mauvais aloi pour tous ceux qui ont un contentieux avec la religion et voudraient lui régler son compte en la proclamant coupable de tous les conflits qui gangrènent la planète. Alors, fauteurs de troubles, les religions ?

Article complet, cliquer ICI.




Transmis le Nov 02, 2012 - 12:03 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits



Diverses réactions aux attentats de la période de Noël



- Les amis de la Paix, au Mans.



- Communiqué de Gap-Espérance.



- Article du Père Henri de la Hougue et de Kamel Meziti dans Oumma.com



- Appel de musulmans : l'Islam bafoué par les terroristes sur respectmag.com.

Suivi du témoignage de Mustapha Chérif : "Pourquoi j'ai signé l'Appel"



- Réponse d'Emile Moatti au témoignage de Mustapha Cherif.





LES AMIS DE LA PAIX , dialogue interreligieux et non-violence

Communiqué : Soutien à nos frères chrétiens d’orient





Le 31 décembre un attentat perpétré dans une église Copte d’Alexandrie en Egypte fit 21 morts et 79 blessés. L’Association sarthoise interreligieuse “ les Amis de La Paix ”, membre de section française la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix et du GAIC (Groupement d’Amitié Islamo-Chrétienne) s’élève pour condamner les actes de violence perpétrés envers nos frères chrétiens d’Egypte, d’Irak, d’Afrique …etc.

Au nom des membres de l’Association “ Les Amis de La Paix ”, nous affirmons notre fraternité et notre solidarité envers les familles des victimes tant éprouvées. L’Association exprime sa profonde inquiétude, quant à la situation des chrétiens d’Orient et leur droit à pratiquer librement et en toute sécurité leur religion.

Cependant ces crimes ne doivent pas nous entrainer à suivre les promoteurs de la peur et de la haine. En France ne laissons pas la discorde s’installer entre chrétiens et musulmans, nous savons que le vrai islam est, celui de la paix, celui de la tolérance, celui du message d’amour et de concorde entre les hommes. Dans le Coran il est dit : “ Celui qui tue un homme, est considéré comme avoir tué toute l’Humanité ”.

Face à cette violence, le dialogue entre les religions est plus que jamais nécessaire, pour faire entendre la voix de ceux qui, par la conjugaison de leurs efforts, construisent au quotidien des ponts entre les religions. Ces liens interreligieux et interculturels sont en eux même un message d’espoir et contribuent à bâtir une société laïque ou le mot fraternité prend tout son sens.





Hilaire BODIN Président et chrétien

Adji DRAME Vice-présidente et musulmane









Communiqué de « Gap Espérance »: Réaction face aux violences contre les croyants (Bagdad, Alexandrie,..).



Le Collectif interreligieux « Gap Espérance », constitué de responsables des communautés juives, chrétiennes et musulmanes de Gap, fait part de sa consternation face aux événements qui ont visé des Chrétiens à Bagdad en Irak, et à Alexandrie en Egypte.

Ces violences qui touchent des Croyants au moment de leurs célébrations religieuses sont inacceptables.



Conforme à sa vocation de sensibilisation et de compréhension mutuelle, « Gap Espérance » condamne fermement toutes les violences commises au nom de Dieu.



Nous appelons chaque communauté à écarter toute forme de discrimination et à s'engager dans le dialogue et dans la connaissance réciproque, dans le respect de nos différences.





Suite d'Emile Moatti au témoignage de Mustapha Cherif :



J'ai bien connu le professeur Mustapha Chérif, ancien Ambassadeur d'Algérie en Egypte et je suis né dans la même région que lui, en Algérie. J'apprécfie sa prise de position énergique et sans ambiguité. Il doit pouvoir compter sur le soutien moral de tous les juifs et chrétiens qui partagent, avec les véritables croyants musulmans inspirés par l'Esprit du Dieu -Un de l'humanité tout entière, l'idéal abrahamique de Fraternité universelle. Cet idéal est décrit dans la Thora de Moïse, et il est repris par les Evangiles et le Coran,

faisant d'Abraham le "Père de tous les croyants". Nous avons un socle commun de valeurs éthiques qui devrait nous inspirer en permanence pour le bien et l'épanouissement de nos sociétés et de tous les citoyens.

Les vrais croyants sont ceux qui ont toujours le souci du bien-être de l'autre, au nom de l'amour de Dieu qui doit se traduire, selon nos traditions, par l'amour de tous les êtres humains, quelle que soit leur origine ou leur croyance. Toute attitude contraire est une imposture coupable et conduit à la négation de la spiritualité qui devrait habiter nos coeurs. Condamnons ensemble tous les dévoyés fanatiques qui conduisent in fine à tuer des innocents, et combattons les par tous les moyens. C'est pour nous une obligation morale fondamentale.

Eveillons nos consciences par la prière , le jeûne et la solidarité matérielle.



Emile Moatti

Délégué général de la Fraternité d'Abraham à Jérusalem

(juifs, chrétiens et musulmans - Paris)





Transmis le Jan 14, 2011 - 12:14 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsLes attentats du Nouvel An en Egypte, déclaration du Secrétaire général et du Modérateur de la WCRP (Religions for Peace)

10 janvier 2011
Tuer et blesser des chrétiens coptes à Alexandrie pendant qu’ils pratiquaient leur culte dans leur église la veille du Nouvel An était gravement coupable.
Le fait inconcevable d’avoir fait perdre la vie à des innocents par cet attentat barbare est totalement inacceptable.

Les membres de « Religions pour la Paix » — le plus vaste ensemble pluri-religieux du monde, qui se consacre exclusivement à promouvoir une coopération en vue de la paix fondée sur des principes élevés — offrent d’un seul cœur aux familles et aux communautés qui en ont été les victimes leurs plus sincères condoléances et les assurent de leur solidarité pleine d’affection.

Que cette violence à l’égard des chrétiens coptes ait eu pour but de les persécuter en leur qualité de groupe religieux la rend particulièrement méprisable. Cet attentat paraît aussi avoir été conçu en vue de provoquer peur et polarisation entre les deux principales communautés de croyants en Egypte et, plus généralement, dans tout le Moyen-Orient.

Des responsables musulmans du monde entier, y compris ceux qui ont un rôle directeur au sein de « Religions pour la Paix » ont été les premiers à rejeter fermement cet acte haineux. Dans le même sens se sont exprimés les responsables des autres grandes traditions religieuses du monde, hindous, bouddhistes, jains, sikhs, shintoïstes, taoïstes, zoroastriens, chrétiens, juifs, les bahaïs, les représentants des religions indigènes et d’autres encore.

Dans le respect de leurs différences de croyances, les tenants religieusement engagés des diverses traditions sont de plus en plous unis dans la conviction que la religion ne doit jamais être utilisée pour justifier la violence. Partout où les membres d’une minorité religieuse sont menacés, les responsables des religions du monde doivent assumer la responsabilité de les défendre et de les protéger.

Cette obligation vaut partout, quelle que soit la religion majoritaire. Il ne s’agit pas d’être unis dans les mêmes croyances, car les diverses traditions religieuses sont authentiquement différentes, Il s’agit plutôt d’être moralement unis à l’égard de la nécessité d’honorer et de protéger la dignité inviolable de chaque personne. Cette dignité humaine inviolable inclut, au sens le plus profond, la liberté pour tous d’agir à l’égard des croyances religieuses selon les normes de la conscience morale.

La persécution des chrétiens coptes en Egypte souligne le rôle critique des gouvernements dans la sécurité et la protection des minorités religieuses. « Religions pour la Paix » appelle tous les gouvernements du monde, y compris, en l’espèce, le gouvernement de l’Egypte, à redoubler d’efforts pour garantir la protection et l’intégralité des droits des minorités religieuses.

En dernière analyse, la situation présente exige plus de dialogue, de solidarité et de coopération concrète interreligieux hautement motivés. Il est réconfortant que les responsables religieux en Egypte se soient unis dans la condamnation de l’attentat récent. Il est réconfortant aussi que l’ancienne cité d’Alexandrie soit à l’avant-garde de la coopération pluri-religieuse.

A partir de juillet 2008, en partenariat avec la bibliothèque d’Alexandrie, « Religions pour la Paix » a entrepris la mise en place du Conseil de « Religions pour la Paix » pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient comme instrument de coopération pluri-religieuse dans toute cette région.

La voix qui se fait clairement entendre des responsables religieux travaillant ensemble sur la base de convictions morales partagées peut aider à conduire les communautés historiques de croyants au Moyen-Orient à une solidarité morale religieusement fondée en vue du bien commun. Il n’y a pas d’antidote plus puissant au terrorisme que la coopération pluri-religieuse, et pas d’impératif plus fort en vue d’une paix véritable avec justice et compassion.

A vous, en partenariat,
Dr. William F. Vendley
Secrétaire général

(le très Révérend) Leonid Kishkovsky
Modérateur


RELIGIONS FOR PEACE—the world’s largest and most representative multi-religious coalition—advances common action among the world’s religious communities for peace. Religions for Peace works to transform violent conflict, advance human development, promote just and harmonious societies, and protect the earth. The global Religions for Peace network comprises a World Council of senior religious leaders from all regions of the world; six regional inter-religious bodies and more than seventy national ones; and the Global Women of Faith Network and Global Youth Network.
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Transmis le Jan 13, 2011 - 11:49 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable