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Publié le Mar 12, 2009 - 12:35 AM
Religions et conflitsCOMMUNAUTE INTERNATIONALE BAHÁ’IE

Bureau des Nations-Unies


866 United Nations Plaza, Suite120, NewYork, NY10017USA

Téléphone: 212-803-2500, Fax: 212-803-2566, Email: uno-nyc@bic.org



Le 4 mars 2009

Ayatollah Qorban-Ali Dorri-Najafabadi
Procureur général
République islamique d’Iran


Monsieur le Procureur.

Votre récente déclaration au sujet des affaires administratives des bahá’ís d’Iran a porté sur
la place publique des problèmes qui touchent à la sécurité et aux moyens d’existence des membres
de cette communauté mais qui ont aussi des implications graves quant au futur de chaque citoyen de
cette noble nation. Les réponses de la communauté bahá’ie iranienne à votre déclaration vous ont
certainement été communiquées. Les bahá’ís d’Iran se comptent par plusieurs centaines de milliers.
Les Yaran et les Khademin, ces petits groupes qui se sont occupés des besoins spirituels et sociaux
de leurs coreligionnaires, les premiers au niveau national et les seconds au niveau local, ont assuré
qu’ils étaient prêts à cesser leur fonctionnement collectif. Cette décision a été prise avec pour seule
motivation leur désir de démontrer, une fois encore, la bonne volonté que les bahá’ís ont
constamment montré envers le gouvernement de la République islamique d’Iran.

La Maison universelle de justice nous a assurés que l’arrêt de fonctionnement de ces
groupes ne doit pas être une cause d’inquiétude. Comme tous ceux qui observent avec impartialité
ces événements et qui connaissent l’histoire de cette religion, les millions de bahá’ís qui résident
dans pratiquement tous les pays du monde n’ont aucun doute que les bahá’ís d’Iran trouveront les
moyens de mettre en oeuvre la vie spirituelle de leur communauté comme ils l’ont fait pendant des
générations au cours des cent soixante-cinq ans de persécution qu’ils ont déjà connue. Toutefois, en
tant que représentants aux Nations-Unies des cent soixante-quinze assemblées spirituelles
nationales de par le monde, la gravité des accusations lancées contre les Yarans et les Khademin
nous oblige à porter à votre connaissance dans une lettre ouverte quelques points fondamentaux en
vous demandant de les examiner avec l’impartialité qu’ils méritent.

En référence à l’article 20 de la Constitution de la République islamique d’Iran qui traite des
droits des citoyens, ainsi qu’à l’article 23 qui traite de la liberté de croyance, vous avez affirmé :
« [Tout le monde] est libre d’adhérer à un principe ou à une croyance, mais l’exprimer ou le
proclamer dans le but de perturber les idées des autres, de manipuler, de simuler, de disséminer [des
idées] ou de tenter de toute autre manière de tromper et de troubler les gens, ne sera pas autorisé. »
Une telle affirmation est proprement incroyable. Tout le monde s’accorde à dire que de telles
affirmations ont été utilisées au cours des siècles par des régimes autoritaires pour justifier la
suppression arbitraire de la liberté de conscience et de croyance. Suggérer qu’il est possible de
séparer la conviction d’un individu de son expression en paroles ou en actes est un raisonnement
faussé. Pour en comprendre l’absurdité, il suffit de se demander quel serait le sens d’avoir une foi si
elle ne se manifestait pas consciemment dans notre relation aux autres. Nuancer l’argument en
impliquant que seules les expressions de croyances qui perturbent la pensée des autres sont

répréhensibles peut sembler raisonnable en première approche. Dans la réalité, toute action ou tout
commentaire peut être accusé d'être une cause de perturbation des pensées des autres et ainsi les
autorités s'arrogent le droit d'en supprimer les auteurs. Cela dit, les bahá’ís d’Iran ne sont pas
concernés par cet aspect des choses. Ils n’ont jamais cherché à créer de telles perturbations, n’ont
jamais tenté de tromper ou de troubler les gens. Puisque vous avez soulevé cette question de la
liberté dans le cadre des articles de la Constitution concernant les droits des citoyens iraniens et que
vous connaissez parfaitement cette attitude constante des bahá’ís, nous supposons que c’est pour
leur accorder au moins quelques-uns de ces droits qui leur sont refusés depuis trente ans maintenant
que vous demandez que les activités des Yaran et des Khadimin soient limitées.

Vous connaissez très bien les détails de ce dossier :

·À la suite de la Révolution islamique de 1979, les bahá’ís d’Iran, depuis longtemps victimes
d’éruptions périodiques de violence, dont les dernières furent perpétrées par la tristement
célèbre SAVAK, subirent une nouvelle vague de persécution.

·En août 1980, les neuf membres de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís d’Iran (un
conseil national dont l’élection et le fonctionnement sont prescrits dans les enseignements
bahá’ís et qui fait partie de la structure administrative bahá’ie dans tous les pays) furent
enlevés et disparurent sans laisser de trace. Ils furent sans doute exécutés.

·Les suivants à être élus membres de ce conseil ainsi que des dizaines de gens influents de la
communauté bahá’ie, y compris plusieurs membres d’assemblées spirituelles locales (ces
conseils opérant au niveau local), furent exécutés par le gouvernement dans les années qui
suivirent.

·En 1983, le Procureur général d’Iran ordonna le démantèlement de la structure
administrative bahá’ie. En réponse, l’Assemblée spirituelle nationale d’Iran décida de se
dissoudre et de dissoudre toute la structure administrative du pays comme démonstration de
bonne volonté envers le gouvernement.

·À la suite de quoi des arrangements appropriés furent faits pour s’occuper des besoins
spirituels et sociaux des quelques 300 000 bahá’ís d‘Iran et ce en formant les Yaran au
niveau national et les Khademin au niveau local.

·Pendant près de vingt ans, les agences gouvernementales eurent des contacts réguliers avec
les Yaran et les Khademin (contacts parfois amicaux, parfois prenant la forme
d’interrogatoires excessivement longs et agressifs), se concertèrent avec leurs membres et
furent toujours informées de leurs activités. Il sembla même qu’un certain degré de dialogue
entre bahá’ís et agences gouvernementales pouvaient exister.

·C’est pourtant pendant cette période qu’on découvrit l’existence d’un mémorandum daté de
1991 et signé de l’Hujjatu’l- Islam Seyyed Mohammad Golpaygani, alors Secrétaire du
Conseil culturel suprême révolutionnaire d’Iran. Il demandait que les progrès et le
développement des bahá’ís d’Iran soient contrecarrés par un certain nombre de mesures
précises, qu’il énumérait, et par un plan destiné « à combattre et à détruire leurs racines
culturelles en dehors du pays ».

·Le harcèlement et les mauvais traitements continuèrent sans interruption pendant cette
période mais ils furent portés à de nouveaux niveaux d’intensité ces dernières années quand
des éléments qui, historiquement, se vouaient à la destruction de la communauté bahá’ie, virent leur influence s’accroître dans les affaires du pays.

·La campagne officielle de dénigrement du nom de la Foi bahá’ie par l’intermédiaire des
mass-médias : articles de journaux, sites du web, programmes de radio et de télévision,
films... s’accentua vers 2005 et n’a jamais cessé depuis. Il ne fait aucun doute que des
mesures systématiques sont prises pour mettre en application les propositions du
mémorandum de 1991.

·En mars 2006, une lettre confidentielle du Quartier-général militaire iranien datée du 29
octobre demandait à diverses agences de renseignements, à d’autres organisations policières
ainsi qu’aux Gardes révolutionnaires, d’identifier et de surveiller les bahá’ís dans tout le
pays. Remarquée par le Rapporteur spécial des Nations-Unies pour la liberté de religion et
de croyance, cette lettre souleva une grande inquiétude dans le monde pour la sécurité des
bahá’ís.

·Par le biais d’un formulaire qui les aurait contraints à renier leur conviction religieuse, les
jeunes bahá’ís sont depuis plus de vingt ans privés d’université. Au début de l’année scolaire
2006-2007, la pression de l’opinion publique mondiale ayant conduit à une modification du
processus d’inscription, quelques centaines de bahá’ís purent s’inscrire, mais leur espoir de
poursuivre de hautes études fut bientôt brisé. Cette même année le ministère de la science,
de la recherche et des techniques publia une lettre envoyée à quatre-vingt-une universités
leur demandant d’expulser tous les étudiants connus pour être bahá’ís.

·Cette lettre fut suivie en avril 2007 par une autre publiée par les services des
renseignements généraux et les forces de sécurité limitant l’implication des bahá’ís, déjà
interdits d’emploi dans les secteurs publics, dans une vingtaine de branches d’activités. Ce
document renforce les efforts pour étrangler économiquement la communauté bahá’ie.

·Ces dernières années, le nombre de bahá’ís arrêtés sans raison a beaucoup augmenté. Le
nombre de confiscations de propriétés appartenant à des bahá’ís, les attaques de maisons où
vivent des bahá’ís, les incendies criminels des propriétés bahá’íes, la profanation et la
démolition des cimetières bahá’ís, la fermeture de boutiques appartenant à des bahá’ís, le
refus des banques de prêter de l’argent à des bahá’ís et le refus de droits commerciaux, le
harcèlement des locataires bahá’ís par leurs propriétaires, les menaces contre les gens qui
fréquentent des bahá’ís, la diffamation des enfants bahá’ís par leurs professeurs pendant
leurs classes, tous ces actes sont en forte augmentation et sont, sans l’ombre d’un doute,
orchestrés systématiquement ville par ville.

·L’an dernier, les sept membres des Yaran furent emprisonnés, l’une en mars et les six autres
en mai. Ils furent tenus au secret, isolés, et sans contact avec leur famille pendant quelque
temps. Puis des membres de leurs familles purent venir les voir brièvement et sous bonne
garde. Mais les prisonniers n’ont toujours pas eu accès à leurs conseillers juridiques. La
sévérité de leurs conditions d’emprisonnement a varié au long des mois et à un moment les
cinq hommes étaient enfermés dans une même cellule de 10 m2, sans lit.

·Finalement, après neuf mois d’emprisonnement sans que soit trouvé la moindre preuve de
malversation de leur part, les membres des Yaran furent accusés d’espionnage au profit
d’Israël, de blasphème et de propagande contre la République islamique. On annonça aussi
qu’ils passeraient bientôt en procès.


·Cette annonce fut presque immédiatement suivie d’informations qui indiquaient que vous
aviez écrit au ministère de l’information en indiquant que l’existence des Yaran et des
Khademin était illégale en Iran tout en soulevant la question des droits constitutionnels des
Iraniens à la liberté de croyance. Vous fîtes ensuite une annonce officielle dans ce sens.
------

Monsieur le Procureur, les événements de ces dernières années et la nature des accusations
portées conduisent tout observateur impartial à se poser la question de l’intention cachée derrière
cette perpétration systématique d’injustices envers les bahá’ís d’Iran. A supposer que certains
malentendus aient pu exister quant aux motivations de la communauté bahá’ie pendant les débuts
turbulents de la révolution, comment de tels soupçons peuvent-elle encore persister aujourd’hui ?
Est-il possible qu’un seul membre du gouvernement respecté d’Iran croie sincèrement ces fausses
accusations constamment répétées contre les bahá’ís de ce pays ? Les faits qui suivent ne sont-ils
pas connus des diverses branches du gouvernement ?

·Quelque soit le pays où ils résident, les bahá’ís s’efforcent de promouvoir le bien-être de la
société. On leur demande de travailler avec leurs compatriotes à développer l’amitié et
l’unité et à établir la paix et la justice. Par les moyens légaux dont ils disposent, ils cherchent
à faire respecter leurs droits et ceux des autres et se conduisent en tout temps avec honnêteté
et intégrité. Ils évitent les conflits et les dissensions. Ils s’abstiennent de lutter pour
conquérir le pouvoir politique.

·Un des principes fondamentaux de la religion bahá’ie est que ses adeptes s’abstiennent
strictement de toute participation dans des activités politiques partisanes que ce soit au
niveau local, national ou international.

·Agir délibérément en violation de l’allégeance à son pays est explicitement interdit dans la
foi bahá’ie. Les bahá’ís ont partout démontré qu’ils adhéraient à ce principe.

·La structure administrative bahá’ie établie dans plus de cent quatre-vingt pays est un moyen
de canaliser les énergies des bahá’ís au service du bien commun et d’organiser les affaires
religieuses et sociales de la communauté bahá’ie elle-même. Ce concept n’implique pour les
bahá’ís aucun projet politique ni aucune sorte d’interférence dans les affaires du
gouvernement.

·Le centre international de la religion bahá’ie est situé dans les frontières de ce qui est
aujourd’hui Israël et ce à la suite d’exils successifs imposés à Bahá’u’lláh au milieu du dix-
neuvième siècle par les gouvernements perses et ottomans. Exilé de sa Perse natale,
Bahá’u’lláh fut envoyé à Bagdad, Istanbul et Edirne puis finalement dans la ville-prison
d’Acre en 1868, c’est-à-dire quatre-vingt ans avant la création de l’État d’Israël. C’est là
qu’il mourut en 1892. C’est un fait naturel et tout-à-fait établi que les bahá’ís contactent
régulièrement le centre mondial de leur religion pour ce qui concerne leurs affaires
individuelles et collectives.

·Les bahá’ís ont le plus grand respect pour toutes les religions. Nos Écrits parlent de l’islam
comme de la « religion bénie et lumineuse de Dieu » et le Prophète Muhammad est « la
lampe resplendissante de l’état de Prophète » , « le Seigneur de la création » et « le Soleil du
monde » qui « par la volonté de Dieu brilla à l’horizon de Hijaz ». Le rang de l’Imam ‘Ali
est décrit par des termes comme « la lune du ciel de la connaissance et de la
compréhension » et « le souverain de la cour de la connaissance et de la sagesse. ». Dans
une tablette de souvenance révélée par Bahá’u’lláh lui-même pour l’Imam Huseyn, il parle
de lui comme « la fierté des martyrs » et « le soleil du renoncement brillant au-dessus de
l’horizon de la création. »

·Les bahá’ís sont exhortés à faire preuve d’un grand sens de rectitude morale dans leurs
activités, de chasteté dans leur vie individuelle et d’une complète libération de préjugés dans
leurs rapports avec les gens de toutes races, classes ou croyances.

*

Monsieur le Procureur, à la lumière de ces faits bien établis, il est difficile de comprendre
comment on peut appliquer aux activités bahá’íes en Iran des mots comme « manipulateurs »,

« fourbes », « dangereux » et « menaçants ». Considérez-vous comme dangereux les efforts d’un
groupe de jeunes gens que leur sens du devoir envers leurs concitoyens pousse à travailler avec des
jeunes de familles modestes pour améliorer leurs connaissance en mathématiques, leur pratique du
langage et pour développer leurs capacités à jouer un rôle constructif dans le progrès de leur
nation ? En discutant avec leurs voisins d’idéaux nobles et élevés, en renforçant leurs conviction
que l’amélioration du monde se fera à travers des actes nobles et purs et par une conduite correcte et
louable, les bahá’ís menacent-ils la société ? Comment peut-on traiter de manipulateur un couple
qui, dans le privé de leur demeure, éclairent quelques amis troublés par le portrait des bahá’ís qu’ils
découvrent dans les mass-médias, partagent avec eux la vraie nature de leurs croyances qui tournent
autour de vérités comme l’unité de Dieu et l’unité de l’humanité ? Où est la duplicité chez un enfant
qui, à l’école, après avoir écouté des insultes proférées contre le fondateur de sa religion, lève
poliment la main et demande la permission d’expliquer aux autres élèves quelques-uns des
enseignements qu’il suit ? Où est la tromperie lorsqu’un jeune homme, désireux d’acquérir des
connaissances, recherche auprès des autorités le droit d’entrer à l’université sans avoir à mentir à
propos de sa religion ? Quel mal y a-t-il à se réunir à quelques familles régulièrement pour prier
ensemble et pour discuter de sujets d’importance pour tous ? Puisque l’âme humaine n’a pas de
sexe, est-ce si grave d’affirmer qu’hommes et femmes sont égaux aux yeux de Dieu et qu’ils
devraient travailler côte à côte dans tous les domaines de l’activité humaine ? Et est-ce si
déraisonnable pour un petit groupe de gens de faciliter, en l’absence des structures administratives
prescrites par leurs enseignements, le mariage des jeunes couples, l’éducation des enfants et
l’enterrement des morts en conformités avec les principes de leur religion ?

Ce ne sont que quelques exemples des diverses activités pour lesquelles les bahá’ís d’Iran
sont si cruellement persécutés. Depuis trente ans on leur a nié le droit de pratiquer ce genre
d’activité.

Monsieur le Procureur, il est vrai que depuis vingt ans des membres officiels du
gouvernement ont dit aux Yaran et aux Khademin qu’ils protègent la communauté bahá’ie contre
ceux qui considèrent ses membres comme des éléments négatifs de la société. Il est vrai que dans
chaque peuple on peut trouver une petite fraction de gens qui, succombant aux forces de la haine
peuvent être poussés à accomplir des actes cruels, mais dans l’ensemble notre vision du peuple
iranien ne correspond pas à l’image donnée par ces officiels. Mesquinerie et étroitesse d’esprit ne
correspondent pas aux qualités que nous attribuons aux Iraniens. Nous voyons plutôt en eux leur
fervent engagement pour la justice, comme ces citoyens d’une ville qui écrivirent une pétition au
gouverneur lorsque plusieurs boutiques appartenant à des bahá’ís furent fermées sans raison. Nous
voyons la fidélité dans ses jeunes musiciens qui refusèrent de jouer lorsque leurs collègues bahá’ís
furent interdits de participation dans un récital. Nous voyons le courage et la ténacité de ces
étudiants qui étaient prêts à signer une pétition et à boycotter un examen auquel leurs camarades
bahá’ís avaient eu l’interdiction de participer. Nous voyons l’esprit de générosité et de compassion
des voisins d’une famille dont la maison fut attaquée au bulldozer, qui exprimèrent leur sympathie
et offrirent jour et nuit leur soutien et demandèrent justice et réparation. Et nous entendons la voix
de tant d’Iraniens qui s’élève en défense de leurs compatriotes bahá’ís et qui fait écho au glorieux
passé de leur pays. Nous ne pouvons manquer de remarquer avec gratitude que la grande majorité
de ceux qui soutiennent ouvertement une communauté bahá’ie aux abois souffrent eux-mêmes
d’oppression similaire, qu’ils soient étudiants ou universitaires, journalistes ou militants, artistes ou
poètes, intellectuels ou partisans du droit des femmes ou même simples citoyens.

Monsieur le Procureur, la décision que doit prendre la magistrature iranienne dans les jours
qui viennent aura des implications qui s’étendront bien au-delà de la communauté bahá’ie de ce
pays. C’est la liberté de conscience pour les membres de votre nation qui est en jeu. Nous espérons
que pour la sainteté de l’islam et pour l’honneur de l’Iran les magistrats sauront être justes dans leur
jugement.

Respectueusement.

Communauté internationale bahá’ie

cc : Mission permanente de la République islamique auprès des Nations Unies



 
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