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Publié le Mai 17, 2005 - 08:45 PM
WCRP - International

“Religions for Peace” - Diversité dans la Foi, unité dans l’action.




La Conférence mondiale des Religions pour la Paix — World Conference on Religions and Peace (WCRP); “Religions for Peace” — suscite l’établissement de Conseils interreligieux qui mettent à profit le potentiel jusqu’ici peu utilisé qu’ont les religions de changer la nature des conflits, de donner ses chances à la paix et de promouvoir le développement durable.

La puissance de la coopération plurireligieuse.

La coopération entre les communautés de croyants du monde entier a une immense capacité d’améliorer sur la terre les conditions de vie d’êtres humains se comptant par milliards. Sur les six milliards d’habitants de la planète, presque cinq se réclament d’une religion. C’est le cas des neuf-dixièmes des trois milliards d’hommes subsistant avec l’équivalent de moins de deux dollars par jour et des quarante millions de séropositifs et de victimes du sida. Un trop grand nombre d’entre eux vivent dans des zones de conflit.

L’infrastructure religieuse à laquelle les religions du monde donnent accès dispose des moyens d’atteindre ces hommes et ces femmes : rien qu’en Afrique, il existe neuf cent mille assemblées de fidèles organisées ; dans beaucoup de pays, c’est l’infrastructure sociale la plus développée et la mieux structurée, s’étendant depuis le plus modeste village jusqu’à la capitale et au-delà.

Veillant à respecter les différences de religions et croyant à la force de la coopération plurireligieuse, “Religions for Peace” mobilise les communautés de croyants pour qu’elles collaborent à des causes qu’elles sont nombreuses à partager et qui leur tiennent fortement à cœur. Toutes les grandes traditions religieuses — le Bouddhisme, le Christianisme, l’Hindouisme, l’Islam, le Judaïsme — reconnaissent l’unité fondamentale de la famille humaine. La coopération plurireligieuse fait surgir les ressources cachées des groupes qui la pratiquent, et elle a plus de force, à la fois effectivement et symboliquement, que ce que les communautés de croyants peuvent faire isolément. Quand ces communautés reconnaissent les valeurs qu’elles ont en commun et mobilisent leur capacité collective, elles peuvent avoir un impact décisif là où le besoin s’en fait le plus sentir.

La société civile est en train de modifier de fond en comble son attitude à l’égard de la religion, et elle commence à solliciter les réseaux religieux pour leur capacité à atteindre des foules nombreuses et à réaliser des changements. De plus en plus d’experts voient les groupes religieux comme des partenaires pour faire face à des préoccupations communes telles que la misère, les conflits armés et les violations des droits de l’homme.

Les Conseils interreligieux.

Les Conseils interreligieux sont le moyen le plus efficace de réunir des responsables de religions différentes, de réaliser un consensus sur des problèmes communs et de mettre en jeu à la base les possibilités inemployées des communautés de croyants. Instituer, équiper et mettre en réseau un Conseil interreligieux coûte relativement peu et produit des résultats importants.

“Religions for Peace” met à profit les structures existantes dont les communautés de croyants se sont dotés. Les conseils interreligieux sont dirigés localement par des responsables religieux de religions différentes, et ils sont organisés de manière à fournir une base à une collaboration à tous les niveaux. Ces conseils ne sont pas en eux-mêmes des organismes religieux ; leur caractère est plutôt séculier ou public. Ils peuvent renforcer les possibilités d’action des groupes qui y sont représentés pour fournir des services au plus faible coût, travailler à promouvoir la
transformation des conflits et le développement durable, et donner aux groupes locaux les moyens dont ils ont besoin. C’est ainsi que “Religions for Peace” forme aux techniques de transformation des conflits des responsables religieux locaux qui peuvent ensuite les répandre au sein de leurs communautés respectives.

Le réseau de conseils interreligieux mis en place par “Religions for Peace” constitue un socle efficace et sans équivalent pour atteindre les communautés de croyants à la base. “Religions for Peace” met actuellement au point des documents de travail simples, testés sur le terrain et adaptés aux diverses religions, dont les communautés de croyants peuvent se servir au sein de leurs structures de base pour faire face à des problèmes critiques. Après approbation par les conseils interreligieux locaux, ces matériaux seront distribués à travers les réseaux en place de chaque communauté de croyants. Le site internet de “Religions for Peace” servira de référence pour l’ensemble.

Dans les zones de conflit ouvert, la coopération entre les religions peut être un instrument efficace pour ramener la paix. Les conseils interreligieux peuvent servir de pont entre les communautés de croyants, renforcer la confiance et réduire l’animosité. Certains conseils interreligieux établis grâce à “Religions for Peace” ont joué un rôle vital dans les Balkans, en Afrique occidentale et au Proche Orient pour transformer les conflits (c’est à dire faire en sorte qu’ils soient menés autrement) et pour reconstruire des sociétés en paix. Le réseau de “Religions for Peace” est également en mesure de contribuer, par des programmes bilatéraux, au traitement d’urgences internationales aiguës comme le sida ou les conflits armés.

Un réseau mondial.

La force du réseau de “Religions for Peace” est son extension mondiale et son impact vérifié par les faits. Aucun autre effort plurireligieux ne lui est comparable.

Un réseau international intégré est seul capable de faire face efficacement à des défis mondiaux complexes. “Religions for Peace” bâtit des conseils interreligieux aux niveaux national, régional et mondial. Chacun d’eux est indépendant, autonome et respectueux de l’organisation et des modes de représentation des diverses communautés de croyants de sa zone d’activité. Les conseils nationaux sont bien placés pour établir des partenariats avec la société civile. Les conseils régionaux sont en mesure de nouer des liens avec les organisations régionales pour la coopération politique, la sécurité et le développement. L’ensemble des conseils interreligieux du réseau de “Religions for Peace” forme une coalition à l’échelle mondiale.

Fondée en 1970 en tant qu’organisation internationale non confessionnelle, la Conférence mondiale des Religions pour la Paix est aujourd’hui le plus vaste ensemble où les communautés de croyants du monde se rassemblent pour coopérer. “Religions for Peace” a fait ses preuves en matière de collaboration interreligieuse dans les situations les plus tendues, et s’est acquis une grande crédibilité auprès des responsables religieux locaux et, mondialement, de leurs communautés respectives. Au niveau mondial, son conseil d’administration compte parmi ses membres des responsables bouddhistes, chrétiens, hindous, juifs, musulmans et des représentants des cultes indigènes.

Le Secrétariat international de “Religions for Peace” coordonne les activités en cours de plus de cinquante conseils interreligieux dans quatre régions: l’Afrique, l’Asie, l’Europe et l’Amérique latine. Il a son siège à New York et des bureaux à Lima, Monrovia, Nairobi et Sarajevo. Depuis 1970, “Religions for Peace” a tenu sept assemblées mondiales de responsables religieux représentant toutes les grandes traditions religieuses. L’Organisation jouit du statu consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, de l’UNICEF, du PNUD et de l’UNESCO. Elle est consultée par de nombreuses commissions et conférences des Nations Unies.

“Religions for Peace” a le soutien de fondations, de gouvernements, d’organisations intergouvernementales, de communautés de croyants, d’agences de développement à base religieuse et de donateurs individuels. Parmi ses principaux contributeurs, il faut citer la Fondation Rockefeller, la Fondation Ford, le Fonds pour la Paix de Rissho Kosei Kai, la Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation Charles Stewart Mott, la Fondation Roi Baudouin, l’agence d’aide de l’Eglise de Norvège, Cordaid, ACT, les gouvernements de la Norvège, des Pays-Bas, de la Suède, des Etats Unis et de la Finlande, l’Union européenne et les Nations Unies à travers, le Haut Commissariat pour les Réfugiés, le PNUD et l’UNICEF.



 
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